LA MARQUE DE LA BÊTE

 

 

 

 

Seconde Partie

SOMMAIRE

La marque de la bête

Le type de marque

Trois en un

Question bête

Le nom du Royaume

 

 

La Marque de la bête

"Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six"  (Révélation 13:16-18)

La Torah s'interprète de différentes manières, comme nos Maîtres le rapportent :

"Rabbi Ishmaël dit : la Torah est interprétée au moyen de treize principes : 1) déduction du moins grave au plus grave et vice-versa, 2) déduction par similitude des mots ou des expressions se retrouvant dans deux textes différents, 3) déduction à partir d'un enseignement de base exprimé par un seul verset ou par deux versets, 4) déduction à partir d'une règle générale suivie d'un cas particulier, 5) déduction à partir d'un cas particulier suivi d'une règle générale, 6) si le cas particulier est précédé et suivi de la règle générale c'est le cas particulier qui prévaut, 7) déduction à partir d'un cas général qui a besoin, pour être compris, du cas particulier et du cas particulier qui a besoin aussi du cas général, 8) quand une partie d'un cas général en est extraite, c'est pour que sa spécificité s'applique au cas général, 9) quand une partie d'un cas général est extraite pour argumenter sur un autre sujet se rapportant au sujet principal, c'est pour en restreindre la gravité et non pour l'accentuer, 10) quand une partie d'un cas général en est extraite pour argumenter sur un autre sujet, différent du sujet principal, c'est pour diminuer par certain côté et accentuer d'un autre côté la gravité, 11) quand une partie est extraite du cas général pour traiter d'un problème nouveau, on ne peut la réintégrer dans le cas général avant que la Torah la réintègre explicitement, 12) on peut déduire une loi d'après le contexte quand elle n'est pas clairement explicitée ou d'après le sujet qui suit, 13) de même quand deux versets se contredisent l'un l'autre, il faut qu'un troisième verset tranche entre eux" (Torat Kohanim)

Utilisons la deuxième règle d'interprétation : "déduction par similitude des mots ou des expressions se retrouvant dans deux Textes différents". Ainsi, de même que là-bas il est dit "nous ayons marqué du sceau le front" (Révélation 7:3) et fait référence à une marque spirituelle, et de même il est écrit : "fais une marque sur le front des hommes" (hézqèl/Ézéchiel 9:4) en référence à une marque spirituelle, de même ici il est dit : "reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front", fait référence à une marque spirituelle. Et cela est bien évident car le Texte nous rapporte plus loin que les personnes possédant cette marque seront jetées dans l'étang de feu et de soufre. Or, une personne serait-elle condamnée simplement pour avoir accepté une marque lui permettant de continuer à acheter des vivres, car aucun autre moyen de paiement n'est utilisé ? Bien sûr que non. Cette marque renvoie donc, premièrement et surtout, à une notion d'appartenance spirituelle, à la nature du maître véritable de la personne.

D'un côté il y a les anges qui marquent les serviteurs de leur E.lohim, d'un autre la bête qui marque ses serviteurs. Pour les premiers, les Noms sont gravés sur leurs fronts, pour les seconds sur "leur main droite ou le front". Il a été dit que ces emplacements ne sont pas anodins. En effet :

"Tu les lieras en signe sur ta main et ils seront en diadème entre tes yeux" (Dévarim/Deutéronome 6:4)

HaShem commande à Son peuple de porter les téfilines (cubes contenants des parchemins de la Torah, qui se placent sur le bras/la main et sur le haut du front, tenus par des lanières de cuirs). En hébreu, il est dit qu'elles seront placées ("ces paroles") en diadème, littéralement en totafot. Le Talmud nous éclaire sur la signification exacte de ce mot :

"Qu'est-ce qu'une totefet ? [...] Rav Yéhoudah dit au nom d'Abayé : il s'agit d'un diadème [...] Rabbi Abahou a dit : une totefèt (est une plaque ornementale) qui s'étend autour de son front d'une oreille à l'autre oreille" (Shabbat 57b)

Aux temps bibliques, les femmes Juives portaient des bijoux appelés "totefet", et qui se portaient comme les téfilines des hommes. Rachi commente également le mot totafot comme suit :

"On les appelle totafot (« fronteaux ») parce qu’elles comportent quatre cases. En effet, le mot tat veut dire : « deux » en langue katpi et le mot foth veut dire : « deux » en langue afriki (Sanhèdrîne 4b). Le grammairien Mena‘hem classe ce mot dans la même catégorie que : « parle (wehatéf) au midi » (hezqel/Ézéchiel 21, 2) et que : « ne parlez (tatifou) pas » (Mikha/Michée 2, 6). Il s’agit d’une incitation à parler, tout comme le « mémorial » (verset 9) est une incitation à se souvenir : En voyant les tefilines fixées entre les yeux, on « se souviendra » du miracle et on en « parlera »" (sur Shémot/Exode 13:16)

Il est intéressant de noter que la téfila (singulier de téfiline) de la tête est structurée en quatre compartiments, comprenant quatre parchemins de la Torah. Or, le cerveau se structure lui aussi en quatre parties : l’hémisphère gauche (la réflexion), le droit (l’imagination), le cerveau médian (les émotions) et le cervelet (la mise en mouvement). La Parole Divine doit donc imprégnée toute notre tête, jusque dans ses moindres recoins, ainsi que notre cœur et nos actions. En effet, la téfila du bras se place sur le biceps gauche, contre le cœur, et se lie sur la main. Notre pensée, nos émotions et nos actions doivent donc fonctionner de concert pour accomplir la Volonté de notre Père.

De la même manière, cette bête appose sa marque sur ses serviteurs, à l'endroit de ces points stratégiques, afin de soumettre leur être à sa pensée et à ses actions.

Le type de marque

Nous avons vu que selon l'enseignement de la Torah, cette marque est avant tout spirituelle. Mais alors, comment comprendre le passage suivant : "et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque" ? Acheter et vendre font allusion à des actions bien concrètes de notre société !

En réalité, la Révélation parle ici le langage midrashique (c'est-à-dire parabolique, homilétique), comme dans la majorité de ses passages, et ces termes renvoient également à des notions plus spirituelles :

"Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n'a pas d'argent ! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !" (Yésha'yahou/Isaïe 55:1)

 

"Elle ne se donne pas contre de l'or pur, Elle ne s'achète pas au poids de l'argent" (Iyov/Job 28:15)

Quand deux Israélites se rencontrent, ils parlent de Torah, car leur être est marqué, habité de Parole et de Puissance Divine. Ils s'échangent leur sagesse, donnée par le souffle Divin. Pour comprendre la sagesse et l'acquérir, "l'acheter" en langage midrashique, il faut se rendre chez un Maître (le Roi Messie Yéshou'a, un enseignant ou un docteur, fonction faisant partie des différents ministères dans une communauté). Et un Maître qui dispense la sagesse de la Torah à ses talmidîm, ses élèves, leur "vend", en échange de leur temps par exemple.

De la même manière, la bête représente un système, une idéologie, une civilisation qui s'oppose au Royaume du Roi Messie et elle propose elle également sa "sagesse" aux hommes, sagesse, bien entendu, de perdition. Nous savons que la sagesse de ce monde est folie aux Yeux du Créateur. Pourtant, c'est elle qui est le plus acceptée. Il vient ainsi un temps où il sera impossible pour un homme qui a la marque Divine de proclamer Sa sagesse, Sa Parole, Ses idées, à la société qui l'entoure, car elle n'accepte que la sagesse de ceux qui ont la marque de la bête corrompue. Prenons un exemple : aujourd'hui il est possible d'être puni par la loi pour parler contre l'homosexualité. Il devient donc de plus en plus impossible "d'acheter" et de "vendre" la sagesse Divine au sein de notre civilisation, car cette sagesse, liée aux personne possédant la marque Divine, s'oppose à celle de la société qui considère comme normale de "vendre" aux individus et aux peuples dans leur ensemble que le mariage homosexuel, le transgenre, ou l'abolition des identités sexuelles sont des évolutions positives, voir souhaitables.

Néanmoins, cette marque pourrait-elle se concrétiser matériellement ? Ce n'est pas impossible, cependant, ce n'est pas le plus important. Car même si il y a apparition d'une marque physique, il ne s'agira que du dernier maillon d'une chaîne qui aura débuté dans le cœur et la pensée de l'homme en amont. Actuellement, se faire, par exemple, implanter une puce pour faire ses achats à l'épicerie ne condamne pas une personne à la géhenne ! Même si pour d'autres raisons, il est fortement déconseillé de se faire implanter (raisons de santé, d'éthique, etc). Si matérialisation de la marque il y a, ce qui condamnera une personne, ce sera celle qui possédera, en premier lieu, la marque spirituelle de l'ennemi, montrant qu'il aura rejeté le Père et le fils.

Pour terminer sur ce sujet de la matérialisation de la marque, quelles sont les différentes formes qu'elle pourrait prendre ? Elles sont multiples : puce électronique, tatouage permanent, objet ressemblant aux téfilines, etc. Il est néanmoins intéressant de constater que la Torah interdit expressément de se faire tatouer, car l'origine du tatouage est reliée à l'idolâtrie. A l'époque, les hommes tatouaient les noms ou symboles de leurs dieux sur eux, pour montrer leur appartenance. De nos jours, cet interdit reste en vigueur car "pas un yod de la Torah ne sera supprimé", et parce que même si une personne se tatoue une fleur ou le prénom d'un être cher, ce qui n'a rien à voir avec de l'idolâtrie, les influences spirituelles, elles, demeurent.

Trois en un

Il est dit : "sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six".

Il est parlé d'une marque, d'un nom, et du nombre du nom. Nous pouvons également comprendre le verset avec cette ponctuation : "sans avoir la marque : le nom de la bête ou le nombre de son nom". D'une part, nous avons le nom de la bête, et d'autre part sa valeur numérique ou guématria en hébreu. Il s'agit donc de la même chose, seulement une lecture est réalisée selon l'alphabet, une autre selon la valeur numérique de chaque lettre (Aleph vaut un, Beit vaut deux, etc).

Par exemple, pour reprendre le cas des téfilines, il est dit à leurs propos : "tous les peuples de la Terre verront que le Nom d'HaShem est appelé sur toi, et ils te craindront" (Dévarim/Deutéronome 28:10). Le Nom d'HaShem s'écrit, et possède une valeur numérique de 26. Ainsi, en revêtant les téfilines chaque jour, nous apposons sur nous le Nom de notre Père (HaShem), le nombre de Son Nom (26) et Sa marque (la téfila).

Pour essayer néanmoins de comprendre quel peut être le nom et donc sa valeur numérique, il convient de tenter de définir qui peut être cette bête en question.

Question bête

Qui est la bête ? Il est dit à son propos : "Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. La bête que je vis était semblable à un léopard; ses pieds étaient comme ceux d'un ours, et sa gueule comme une gueule de lion" (Révélation 13:1-2), "la bête qui monte de l'abîme" (Révélation 11:7). Autre détail qui mérite d'être relevé, il est dit que la bête doit sa puissance, son trône et son autorité au dragon de couleur rouge. Pourquoi spécifier sa couleur ? Pour nous donner un indice : en hébreu, rouge se dit edom, qui est un des noms d'Essav (Esaü), le frère de Ya'aqov (Jacob). Or, selon la Torah d'Israël, Edom représente également l'empire Romain occidental.

De plus, concernant le fait que cette bête "monte de l'abîme", voici ce qu'enseigne le midrash : ""Il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme" (Béréshit/Genèse 1:2) : le mot "abîme" renvoie à l'exil de l'Empire du mal (Rome) qui comme l'abîme n'a pas de fin" (Béréshit Rabbah 2:4).

Cette bête est donc l'empire romain (ressuscité à notre époque), et représente beaucoup de choses : l'Europe, le catholicisme romain, la pensée humaniste, etc.

Regardons également quels enseignements nous donne le prophète Daniel :

"Ensuite, je regardai encore au cours de ma vision nocturne, et voilà une quatrième bête, formidable, terrifiante et extrêmement vigoureuse; elle avait de puissantes dents de fer, elle dévorait et broyait; ce qu'elle laissait, elle le foulait aux pieds. Elle différait de toutes les bêtes qui l'avaient précédée et était munie de dix cornes. Je contemplais ces cornes, et voilà qu'une autre corne encore, une petite, monta parmi elles; et trois des premières cornes furent arrachées pour lui faire place. Cette corne avait des yeux pareils à des yeux d'homme et une bouche qui parlait avec arrogance" (Daniel 7:7-8)

"Ces bêtes formidables [dit-il], qui sont au nombre de quatre, ce sont quatre rois qui s'élèveront sur la Terre" (Daniel 7:17)

"Là-dessus, je voulus être fixé sur le compte de la quatrième bête, qui différait de toutes les autres, redoutable à l'excès, qui avait des dents de fer et des griffes d'airain, qui dévorait, broyait et foulait aux pieds ce qui restait, ainsi que sur le compte des dix cornes qu'elle portait sur sa tête et de la dernière qui avait poussé, amenant la chute de trois d'entre elles, de cette corne qui avait des yeux et une bouche parlant avec arrogance, et paraissait plus grande que ses devancières. Je voyais comme cette corne engageait une guerre avec les saints et triomphait d'eux, jusqu'au moment où, l'ancien des jours étant venu, justice fut rendue aux saints de l'E.lohim suprême, et le temps arriva où les saints furent mis en possession de la royauté. Voici quelle fut sa réponse: "La quatrième bête représente un quatrième empire qui s'élèvera sur la terre et se distinguera de tous les empires; il dévorera toute la Terre, la foulera et la broiera. Les dix cornes, ce sont dix rois qui naîtront de cet empire; et après eux s'en élèvera un autre, différent des précédents, et qui abaissera trois rois. II proférera des paroles contre le Très-Haut, opprimera les saints de l'être suprême; il aura la prétention de changer les solennités et la Torah; et tous seront livrés entre ses mains durant une période, deux périodes et une demi-période. Puis, la cour de justice tiendra séance, et on lui enlèvera le pouvoir, de façon à le ruiner et à le détruire de fond en comble" (Daniel 7:19-26)

Cette bête de Daniel est donc la même qu'a vu Yohanân/Jean, dans sa Révélation. Voyons maintenant les commentaires de nos Maîtres sur cette bête romaine :

"Les dix cornes font allusion aux dix rois qui régneraient sur Rome avant Vespasien, lequel détruirait le Temple [...] les paroles arrogantes ont été prononcées par Titus, et nos Maîtres ont enseigné sur lui (Guittîn 56b) qu'il a outragé et blasphémé le Ciel [...] le roi qui abaisse les autres, c'est Titus" (Rachi)

Dans la Révélation, il est dit qu'elle "était semblable à un léopard; ses pieds étaient comme ceux d'un ours, et sa gueule comme une gueule de lion". En réalité, elle prend les caractéristiques des trois autres royaumes, décrits juste avant dans le Livre de Daniel. En effet, Israël devait connaître quatre exils : celui de Babylone, des Mèdes et des Perses, des Grecs et de Rome. Le monde occidental a repris la gueule du lion/Babylone, les pieds de l'ours/Mèdes et Perses, et la rapidité du léopard/Grecs.

 

La gueule représente la force de la Parole, la puissance des discours des dirigeants, les pattes d'ours la force brute dans les guerres de terrain, le léopard la rapidité avec laquelle le monde occidental s'est imposé sur toutes les Nations du monde. Selon le verset 7 de Daniel, il foule la Terre, brise et mange tout. On peut difficilement faire une meilleur description d'Edom aujourd'hui ! Sa mode, sa façon de pensée, ses armes, son idéologie, se retrouvent partout autour du globe.

Quant au symbolisme, toutes les clefs sont données dans la Parole : les dix cornes font allusions à dix rois (Daniel 7:24), "les sept têtes sont sept collines sur lesquelles la femme est assise, ce sont aussi sept rois dont cinq d'entre eux sont tombés, l'un vit actuellement et l'autre n'est pas encore venu" (Révélation 17:9-10), "la bête elle-même est un huitième roi, elle est un des sept" (17:11), "les dix cornes que tu as vu sont dix rois qui n'ont pas encore commencé à régner" (17:12).

Une femme est assise sur cette bête, une prostituée. Dans le langage midrashique, la prostituée fait toujours allusion aux idolâtres, et ici elle est assise sur la bête, sur sept collines. L'interprétation est évidente : la ville aux sept collines est Rome, la prostituée la religion officielle du monde occidental. Cette prophétie a de plus une double signification : une première au temps de l'élève de Yéshou'a qui la reçoit car de son temps "cinq rois sont déjà tombés, un autre est en place", etc, et une seconde pour le nôtre, dont il est aujourd'hui encore difficile de comprendre, car une partie ne s'est pas encore accomplie.

"Il a été enseigné : beaucoup de prophètes se sont dressés pour Israël, le double de ceux qui sont sortis d’Égypte. Toutefois, seule la prophétie nécessaire aux générations futures a été consignée, tandis que celle qui n'était pas nécessaire n'a pas été consignée" (Méguilah 14a)

Ainsi, au temps de Yohanân, plusieurs rois été déjà tombés, mais la prophétie a été consignée car elle a un double accomplissement, dont la fin nous concerne.

En résumé, la bête est donc le monde occidental (appelé également sous forme codé "Babylone" dans la Révélation), avec comme religion/prostituée le catholicisme romain et ses dérivés, et qui a la main mise sur toutes les Nations du monde, imposant sa façon de pensée, de vivre, et donc sa sagesse. Arrive une époque où ceux qui appartiennent au Père et à Son Roi Messie posséderont leurs marques spirituelles pour se différencier de ceux qui appartiendront à ce royaume mondial où la pensée de l'ennemi et sa propre marque spirituelle seront gravées en eux. Alors viendra Yéshou'a, qui tuera "le méchant du souffle de sa bouche" et détruira ce royaume pour installer celui de Son Père Céleste sur Terre.

Le Nom du Royaume

La marque est donc un nom. La question qui se pose maintenant est : quel est-il ? Nous savons que la bête représente le monde occidental, qui possède, selon la Torah, plusieurs noms : Edom, Essav, Babylone...cependant, la guématria vaut 666. Yohanân, l'élève de Yéshou'a, précise également qu'il s'agit d'un chiffre d'homme, il est dit que la bête elle-même est un roi (Révélation 17:12). Certains pensent qu'il pourrait s'agit de César Néron, dont la valeur numérique vaut effectivement 666. Il était une corne/un roi, à la tête de l'empire d'Edom à cette époque.

Comme nous l'avons dit, les prophéties contenues dans la Parole sont de portée multiple, il y a donc également un accomplissement pour notre temps. Cependant, il est actuellement difficile de connaître la personne/la bête à laquelle ce chiffre ferait allusion pour nous. Les choses nous paraîtront plus clairs quand les évènements se préciseront.