משפטים

Parashat Mishpatim

 

Respect des parents

 

Torah : Shémot/Exode 21:1 à 24:18

Haftarah : Yirméyahou/Jérémie 34:8-22 et 33:25-26

Faisant suite au don de la Torah, cette section traite des différentes lois entre l'homme et son prochain : la loi du serviteur, le respect et l'honneur des parents, les sanctions en cas de disputes violentes, si un animal blesse un homme, la sanction en cas de vol, de sorcellerie, de débauche, etc. Puis la parasha se termine en rappelant les Fêtes, les bénédictions si le Peuple obéit à HaShem, et la concrétisation de l'Alliance du Sinaï par le sang des animaux.

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Il est écrit : « celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort » (Shémot/Exode 21:15)

 

Dans la Torah, le sujet des parents revient très souvent :

 

« Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays qu'HaShem, ton E.lohim, te donne » (Shémot/Exode 20:12)

 

« Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort » (Shémot/Exode 21:17)

 

« Tu ne découvriras point la nudité de ton père, ni la nudité de ta mère. C'est ta mère: tu ne découvriras point sa nudité » (Vayiqra/Lévitique 18:7)

 

« Chacun de vous respectera sa mère et son père, et observera mes shabbats. Je suis HaShem, votre E.lohim » (Vayiqra/Lévitique 19:3)

 

« Si un homme quelconque maudit son père ou sa mère, il sera puni de mort ; il a maudit son père ou sa mère: son sang retombera sur lui » (Vayiqra/Lévitique 20:9)

 

« Honore ton père et ta mère, comme HaShem, ton E.lohim, te l'a ordonné, afin que tes jours se prolongent et que tu sois heureux dans le pays qu'HaShem, ton E.lohim, te donne » (Devarim/Deutéronome 5:16)

 

« Si un homme a un fils indocile et rebelle, n'écoutant ni la voix de son père, ni la voix de sa mère, et ne leur obéissant pas même après qu'ils l'ont châtié, le père et la mère le prendront, et le mèneront vers les anciens de sa ville et à la porte du lieu qu'il habite » (Devarim/Deutéronome 21:18 et 19)

Plus encore, une malédiction, approuvée par tout le peuple d'Israël qui y a répondu « amen », est prononcée contre quiconque méprise ses parents :

« Maudit soit celui qui méprise son père et sa mère ! -Et tout le peuple dira: Amen ! » (Devarim/Deutéronome 27:16)

Sur les louhot ha'brit, les Tables de la Torah, l’honneur des parents se trouve au même endroit que les mitsvot/commandements concernant la relation entre l'homme et son Créateur (le respect du Chabbate, l’idolâtrie, etc). Pourquoi ? Car celui qui honore et craint ses parents, c'est comme si il honorait et craignait HaShem Lui-même, comme il est enseigné dans une béraïta (loi orale) :

 

« Il y a trois associés dans la création d'un homme : le Saint Béni Soit-Il, son père et sa mère. Lorsqu'un homme honore son père et sa mère, le Saint Béni Soit-Il dit : Je considère cela comme si J'avais résidé parmi eux et qu'ils M'aient honoré » (Kiddoushîn 30b)

 

Il existe d'autres passages du Talmud sur cette grande mitsvah :

 

« Lorsqu'un homme afflige son père et sa mère, le Saint Béni Soit-Il dit : J'ai bien fait de ne pas résider parmi eux, car si J'avais résidé parmi eux, ils M'auraient affligé » (Kiddoushîn 31a)

 

« Lorsque Rav Dimi est arrivé d'Israël en Bavèl/Babylonie, il a dit : « une fois, alors que Dama ben Netina était vêtu d'une cape de soie brodée d'or et siégeait parmi les nobles de Rome, sa mère arriva, la lui déchira, le frappa sur la tête, et lui cracha au visage, mais il ne l'a pas humiliée » (Kiddoushîn 31a)

 

« Quand Rav Yossef entendait le bruit des pas de sa mère, il disait : « je me lève devant la Présence Divine qui approche » » (Kiddoushîn 31b)

 

La halakha/code de conduite enseigne plusieurs choses du quotidien entrant dans la mitsvah d’honorer et craindre ses parents : on ne les appelles pas par leurs prénoms mais en disant papa, maman, mon père, etc. On ne s'assoit pas à leur place, on n'élève pas la voix sur eux...

 

Tout un programme !

 

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« Si il prend une autre femme, il ne retranchera rien pour la première à la nourriture, au vêtement, au droit conjugal » (Shémot/Exode 21:10)

 

Sur la kétouba (contrat de mariage) il est stipulé quels sont les devoirs d'un homme envers son épouse. Une simple lecture de celle-ci permet de voir que l'épouse, aux yeux de la Torah, n'a aucune obligation envers son mari ! C'est au mari d'assurer la subsistance, les biens de la maison, le bonheur de sa femme. Pourquoi ? Car le masculin est donneur et le féminin receveur, le masculin est comme un soleil qui éclaire la lune. L'homme donne, la femme transforme et rend pour la construction du couple (par exemple, l'homme donne sa semence, la femme la travaille et en fait un enfant. Dans l'image d’Épinal, l'homme apporte le salaire à la maison, la femme en dispose et construit la maison, l'intérieur du couple).

 

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« Mais si il y a un accident, tu donneras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent » (Shémot/Exode21:23)

 

Les personnes qui ne connaissent pas la Torah orale s'imaginent que l'on crève l’œil de celui qui nous l'a crevé ! Or, rien n'est plus éloigné de la vérité : « Celui qui rend aveugle l’œil de son prochain lui paie la valeur de son œil, en évaluant de combien sa valeur est diminuée s'il avait été vendu au marché. De même pour tous les cas mentionnés, il ne s'agit pas de l'amputation d'un membre effectivement, conformément à ce qu'ont interprété nos Maîtres (voir Baba Kama 84) » (Rachi).

 

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« Tu ne laisseras pas vivre la magicienne. Quiconque couche avec une bête sera puni de mort » (Shémot/Exode 22:18-19)

 

La Torah ne parle pas au passé, toutes les mitsvot/commandements sont toujours d'actualité aujourd'hui. La sorcellerie continue d'exister sous bien des formes, même en occident, et il est formellement interdit d'y toucher. De même, la zoophilie est pratiquée dans bien des pays, certains ont même ouvert des maisons closes exclusivement pour l'homme et la bête, en Europe.

 

Quand aux récits qui paraissent aujourd'hui totalement dénués d'intérêts, comme ceux des enfants sacrifiés à Molekh/Moloch le faux dieu, il est largement connu aujourd'hui qu'un grand nombre de personnes haut placées dans la société pratiquent des sacrifices d'enfants durant des messes sataniques, pour tirer du pouvoir spirituel ténébreux. Ce n'est pas de la science-fiction, malheureusement, mais une triste réalité des gouvernements de l'ombre et de tous ceux, quelque soit leur position, qui participent à ces actes innommables.

 

Baroukh HaShem, le Roi Messie est à la porte, et il déracinera et détruira dans un avenir très proche toutes ces horreurs.