Histoire

HaShem avertit Avraham que sa descendance, Israël, sera esclave dans un pays étranger, mais qu'Il jugera la Nation qui l'aura opprimé. Quelques siècles plus tard, alors que le peuple souffre en Égypte, le Saint Béni Soit-Il envoie Moshé pour délivrer Ses enfants. Pharaon refusant de laisser partir sa main-d’œuvre, le Créateur, par la main de son envoyé, va envoyer dix plaies pour le faire plier.

Juste avant la sortie d’Égypte, HaShem demande à ce que chaque famille en Israël tue un agneau et mette de son sang sur les linteaux des portes, et mange de sa chair rôtie au feu, avec des matsot (pains sans levain) et des herbes amères. Le sang ainsi appliqué servira de signe afin de protéger l'habitation de la destruction et de la mort. HaShem demande que durant sept jours, le peuple mange des pains sans levain, en souvenir de la sortie hâtive du pays d’Égypte.

 

Références

L'histoire de cette Fête se trouve en plusieurs endroits de la Torah :

"HaShem dit à Moshé et à Aharôn dans le pays d’Égypte : Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l'année. Parlez à toute l'assemblée d'Israël, et dites : Le dixième jour de ce mois, on prendra un agneau pour chaque famille, un agneau pour chaque maison. Si la maison est trop peu nombreuse pour un agneau, on le prendra avec son plus proche voisin, selon le nombre des personnes ; vous compterez pour cet agneau d'après ce que chacun peut manger. Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d'un an ; vous pourrez prendre un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois ; et toute l'assemblée d'Israël l'immolera entre les deux soirs. On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera. Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu ; on la mangera avec des matsot et des herbes amères. Vous ne le mangerez point à demi cuit et bouilli dans l'eau ; mais il sera rôti au feu, avec la tête, les jambes et l'intérieur. Vous n'en laisserez rien jusqu'au matin ; et, s'il en reste quelque chose le matin, vous le brûlerez au feu. Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte. C'est Péssah pour HaShem. Cette nuit-là, Je passerai dans le pays d’Égypte, et Je frapperai tous les premiers-nés du pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu'aux animaux, et J'exercerai des jugements contre tous les dieux de l’Égypte. Je suis HaShem. Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez ; Je verrai le sang, et Je passerai par-dessus vous, et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand Je frapperai le pays d’Égypte.


Vous conserverez le souvenir de ce jour, et vous le célébrerez par une fête en l'honneur d'HaShem ; vous le célébrerez comme un hoq perpétuelle pour vos descendants. Pendant sept jours, vous mangerez des matsot. Dès le premier jour, il n'y aura plus de hamets dans vos maisons ; car toute personne qui mangera du pain levé, du premier jour au septième jour, sera retranchée d'Israël. Le premier jour, vous aurez une sainte convocation ; et le septième jour, vous aurez une sainte convocation. On ne fera aucun travail ces jours-là ; vous pourrez seulement préparer la nourriture de chaque personne.

Vous observerez la fête des matsot, car c'est en ce jour même que J'aurai fait sortir vos armées du pays d’Égypte ; vous observerez ce jour comme un hoq perpétuelle pour vos descendants. Le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des matsot jusqu'au soir du vingt et unième jour. Pendant sept jours, il ne se trouvera point de hamets dans vos maisons; car toute personne qui mangera du pain levé sera retranchée de l'assemblée d'Israël, que ce soit un étranger ou un indigène. Vous ne mangerez point de pain levé ; dans toutes vos demeures, vous mangerez des matsot.
Moshé appela tous les anciens d'Israël, et leur dit : Allez prendre du bétail pour vos familles, et immolez le péssah. Vous prendrez ensuite un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin, et vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec le sang qui sera dans le bassin. Nul de vous ne sortira de sa maison jusqu'au matin.
Quand HaShem passera pour frapper l’Égypte, et verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, HaShem  passera par-dessus la porte, et il ne permettra pas au destructeur d'entrer dans vos maisons pour frapper. Vous observerez cela comme un hoq pour vous et pour vos enfants à perpétuité
" (Shémot/Exode 12:1-24)

"HaShem dit à Moshé et à Aharôn : Voici une ordonnance au sujet de Péssah : Aucun étranger n'en mangera. Tu circonciras tout esclave acquis à prix d'argent ; alors il en mangera. L'habitant et le mercenaire n'en mangeront point. On ne la mangera que dans la maison ; vous n'emporterez point de chair hors de la maison, et vous ne briserez aucun os. Toute l'assemblée d'Israël fera Péssah. Si un étranger en séjour chez toi veut faire le péssah d'HaShem, tout mâle de sa maison devra être circoncis ; alors il s'approchera pour la faire, et il sera comme l'indigène ; mais aucun incirconcis n'en mangera. La même Torah existera pour l'indigène comme pour l'étranger en séjour au milieu de vous. Tous les enfants d'Israël firent ce qu'HaShem avait ordonné à Moshé et à Aharôn ; ils firent ainsi. Et ce même jour HaShem fit sortir du pays d’Égypte les enfants d'Israël, selon leurs armées" (Shémot/Exode 12:43-51)

"Voici les fêtes d'HaShem, les saintes convocations, que vous publierez à leurs temps fixés. Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera le péssah d'HaShem. Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des matsot en l'honneur d'HaShem ; vous mangerez pendant sept jours des matsot. Le premier jour, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. Vous offrirez à HaShem, pendant sept jours, des qorbanot consumés par le feu. Le septième jour, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile" (Vayiqra/Lévitique 23:4-8)

"HaShem parla à Moshé, dans le désert de Sinaï, le premier mois de la seconde année après leur sortie du pays d’Égypte. Il dit : Que les enfants d'Israël célèbrent Péssah au temps fixé. Vous le célébrerez au temps fixé, le quatorzième jour de ce mois, entre les deux soirs ; vous la célébrerez selon toutes les lois et toutes les ordonnances qui s'y rapportent. Moshé parla aux enfants d'Israël, afin qu'ils célébrassent Péssah. Et ils célébrèrent Péssah le quatorzième jour du premier mois, entre les deux soirs, dans le désert de Sinaï ; les enfants d'Israël se conformèrent à tous les ordres qu'HaShem avait donnés à Moshé. Il y eut des hommes qui, se trouvant impurs à cause d'un mort, ne pouvaient pas célébrer Péssah ce jour-là. Ils se présentèrent le même jour devant Moshé et Aharôn ; et ces hommes dirent à Moshé : Nous sommes impurs à cause d'un mort ; pourquoi serions-nous privés de présenter au temps fixé l'offrande d'HaShem au milieu des enfants d'Israël ? Moshé leur dit : Attendez que je sache ce qu'HaShem vous ordonne.
Et HaShem parla à Moshé, et dit : Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur : Si quelqu'un d'entre vous ou de vos descendants est impur à cause d'un mort, ou est en voyage dans le lointain, il célébrera Péssah en l'honneur d'HaShem. C'est au second mois qu'ils la célébreront, le quatorzième jour, entre les deux soirs ; ils la mangeront avec des matsot et des herbes amères. Ils n'en laisseront rien jusqu'au matin, et ils n'en briseront aucun os. Ils la célébreront selon toutes les ordonnances de Péssah. Si celui qui est pur et qui n'est pas en voyage s'abstient de célébrer Péssah, celui-là sera retranché de son peuple ; parce qu'il n'a pas présenté l'offrande d'HaShem au temps fixé, cet homme-là portera la peine de son péché. Si un étranger en séjour chez vous célèbre le péssah d'HaShem, il se conformera aux lois et aux ordonnances de Péssah. Il y aura un même hoq parmi vous, pour l'étranger comme pour l'indigène
" (Bamidbar/Nombres 9:1-14)

Dans la Torah orale, tout un Traité du Talmud est consacré à cette Fête, la Massékhèt Péssahim.

Dans la B'rit Hadasha, la mort de Yéshou'a se situe le 14 Nissan, vers le moment où les agneaux étaient sacrifiés pour la fête.

 

D'var Torah

(enseignement)

Durant le Séder de Péssah, nous brisons une matsah (un pain sans levain) en deux morceaux, un petit et un grand. Le petit morceau est laissé sur la table avec les autres matsot, tandis que le plus grand, appelé אֲפִיקוֹמָן l'afikomane, est enveloppé dans une serviette, avant d'être caché aux yeux des convives, et sera mangé plus tard, en hâte, durant le moment appelé צפון Tsafoun (en hébreu, ce mot signifie "caché". Il est également apparenté au mot Tsafôn, le "nord", ainsi qu'au nom égyptien de Yossef, Tsofnât Panéah). Selon la coutume, ce sont les enfants qui recherchent l'afikomane puis qui le remettent sur la table du séder. Selon nos Maîtres, l'afikomane est une représentation symbolique de l'offrande de Péssah à l'époque du Temple (le "sacrifice pascal") (Voir Talmud Péssahim 119b).

Quand nous voyons tous les détails du Séder de la Fête, l'on serait tenté de se décourager, tant au niveau pratique qu'au niveau de la compréhension. Mais il nous faut prendre courage et faire des efforts pour décoder tout cela. La Torah n'est pas une "religion" mais la Parole Divine créatrice, le plan du monde, et tout est en elle ! L'étudier, la décoder, c'est pénétrer dans le cœur de la Création, connaître la Volonté de notre Père qui nous aime !

Mais avant de dévoiler le sens de chacun de ces détails, continuons un peu à étudier cette fameuse matsah !

Selon "La nourriture au-delà de la matière" de Shazarahel, le mot afikomane en hébreu, soit אֲפִיקוֹמָן, peut être rapproché du mot להתאפק leitapeq, qui signifie "se faire violence, se retenir, se contenir". Ce terme est utilisé dans la Torah pour désigner Yossef (Joseph) devant ses frères, au moment où l'émotion le submerge et devant lesquels ils luttent pour ne pas dévoiler son identité. Un autre mot associé à cette racine est אפיקים afikim, désignant un torrent, un flux impétueux. Toujours selon Shazarahel, ce terme contient les mots מן "manne" et אפים "faces, visages". De plus, sa valeur numérique en hébreu est de 287, correspondant à la guématria additionnée des mots "bien-mal" (en hébreu tov-râ). Mais ce n'est pas fini...

Il possède également la même valeur numérique que les mots רופא rofé (médecin), רוח חכמה rouah hokmah (souffle de sagesse), עבירה 'avérah (transgression/péché) et ממזר mâmzer (bâtard).

Enfin, il faut savoir que chaque élément disposé sur le plateau du Séder correspond à une séphira, un Attribut Divin (par exemple, Beitsah/L’œuf est en correspondance avec la séphira Gévourah/la force, le maror/les herbes amères avec la séphira Tiférèt/l'harmonie, la vérité, etc). L'afikomane, pour sa part, trouve sa correspondance avec la malkhout/la royauté.

Cela fait bien beaucoup de détails à retenir (ou à savoir) pour juste un seul élément du séder de Péssah ! Mais maintenant nous allons décoder et vous allez voir qu'avec la bonne compréhension, tout sera plus facile à retenir !

Dans la B'rit Hadasha, l'Alliance Renouvelée, il est rapporté la chose suivante :

"Voici l'agneau d'HaShem, qui ôte la faute du monde" (Yohanân/Jean 1:29)

En voyant Yéshou'a, Yohanân le désigne comme étant l'agneau choisis par le Créateur pour faire l'expiation des fautes. En réalité, il l'assimile au qorbân Péssah, "l'agneau pascal". Or, nous avons vu plus haut que le Talmud nous rapporte que l'afikoman représente symboliquement cet agneau. Donc, tout ce qui concerne l'agneau, soit Yéshou'a, concerne l'afkomane, et vice-versa ! Et maintenant nous comprenons tout :

Le Roi Messie, qui est le "pain qui vient des Cieux", soit la manne, ne possède aucunes fautes en lui (comme la matsah ne possède pas de levain en elle, le levain étant symbole du péché), lui permettant d'être un expiatoire acceptable. Après sa résurrection, il fut enveloppé par les nuées de gloire, et dissimulé, caché (tsafoun) aux yeux du peuple d'Israël. Il est le Roi d'Israël, représente donc la malkhout, qui selon le Séfer Hayetsira, est l'Attribut qui correspond...au nord. Son nom fut changé en "Jésus", comme celui de Yossef en Tsofnât Panéah. Toute cette vérité a été révélé aux "enfants", ainsi qu'il est dit : "Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants" (Matityahou/Mathieu 11:25), et ce sont encore les enfants, c'est-à-dire les "petits du peuple" qui, au Temps de la fin, vont le redévoiler aux yeux d'Israël et du monde !

Mais en attendant ce magnifique moment, Yéshou'a se "mord les lèvres", se "fait violence" pour ne pas se dévoiler à ses frères Juifs, car le temps n'est pas encore venu...lui qui est "afikim", ne souhaite qu'une chose : déverser ses torrents de Torah, d'esprit et d'amour à son peuple, pour qu'à leur tour, ils deviennent des sources jaillissantes, jusque dans l'éternité ! En effet, la Face, le Visage d'HaShem ne peut se dévoiler que par son entremise, car la Délivrance promise par HaShem ne peut passer que par le Roi Messie, lui le Mishkhan, le Sanctuaire, comme il est dit : "Je détournerai d'eux Mon visage, et Mon Sanctuaire sera profanée" (hézqèl/Ézéchiel 7:22), et dans ce passouk, le Sanctuaire est appelé..."tséfouni" !

L'attente devient insupportable pour lui, le premier d'un grand nombre de frères, puisqu'en attendant, durant cet exil, il est vu tantôt comme le "bien", le "médecin", et tantôt comme le "mal", celui dont on ne prononce pas le nom dans certaines familles Israélites, qui le prennent pour un bâtard. Mais cela est annoncé par son père David depuis fort longtemps : "Je suis devenu un étranger pour mes frères, Un inconnu pour les fils de ma mère" (Téhilim/Psaume 69:8).

En vérité, tout le séder de Péssah est une prophétie sur le dernier exil d'Israël qui dure depuis 2000 ans, et sur ce qui se passerait au sujet de son Roi Messie ! La sagesse et l'intelligence du peuple Juif (Binah et Hokhmah) perdureraient dans le temps (symbolisées par les autres matsot, le pain représentant la Torah), toute la connaissance montrant que Yéshou'a, l'agneau d'HaShem, est le Roi Messie dans le Tanakh, leur serait retirée (symbolisé par l'os, dont la substance nutritive est retirée), son Temple et ses qorbanôt ("sacrifices") seraient détruits, cesseraient, mais leurs destructions annonceraient déjà le Troisième Temple (symbolisé par l’œuf, porteur d'espoir, comme le disait Rabbi 'Aquiva dans la Guémara), de grandes souffrances les attendraient en exil (symbolisées par les herbes amères), ce seraient eux qui bâtiraient la puissance des Nations, avant de se faire chasser par ces mêmes pays (symbolisé par le Harosset, le mortier), et cet exil paraissant sans fin (selon le Midrash) rendrait leur vie bien amère et ferait couler bien des larmes (symbolisé par le karpas, légumes qui sont trempés dans l'eau salée).

Mais en fin d'histoire, le Roi Messie sera retrouvé par les enfants, et tous le "mangeront" en hâte et dans la joie, car quand le temps de la Délivrance est arrivé, celle-ci se dévoile en un clin d’œil et plus rien ne peut l'arrêter !

Alors, en ce Jour, HaShem sera Roi sur toute la Terre, Il sera Un et Son Nom sera Un ! Amen !

 

Lois et coutumes

Le mois de Nissan

Durant ce mois, nous ne disons pas le vidouï dans la prière (texte où nos fautes sont confessées) car il s'agit d'une période de joie pour Israël. En effet, durant Nissan, le Tabernacle fut érigé le premier du mois, les douze princes d'Israël offrirent des qorbanot jusqu'au 12, le treizième jour était une fête de clôture, le quatorzième la veille de Péssah, puis ensuite la fête jusqu'au 22. Et du 23 au 29ième jour, il s'agira des festivités pour la construction du Troisième Temple !

La coutume est de ne pas jeûner non plus durant ces jours.

Le Shabbat qui précède Péssah est appelé le Shabbat HaGadol, en souvenir du miracle qui s'est déroulé lors de la sortie d’Égypte. Quand les jeunes égyptiens apprirent que l'E.lohé d'Israël allait frapper les premiers-nés de leur peuple, ils demandèrent tout de suite à Pharaon de laisser partir Israël, mais ce-dernier refusa. Il se déclencha alors une guerre civile parmi les égyptiens !

Cachériser ses ustensiles

Les ustensiles utilisés pour cette fête doivent être cachérisés, afin d'ôter toute trace de hamets, de levain, selon cette loi de la Torah : "Le cohen El'éazar dit aux soldats qui étaient allés à la guerre : Voici ce qui est ordonné par la Torah qu'HaShem a prescrite à Moshé. L'or, l'argent, l'airain, le fer, l'étain et le plomb, tout objet qui peut aller au feu, vous le ferez passer par le feu pour le rendre pur. Mais c'est par l'eau de purification que sera purifié tout ce qui ne peut aller au feu; vous le ferez passer dans l'eau" (Bamidbar/Nombres 31:21-23). L'on se rapprochera des enseignements d'Israël afin de connaître les détails de ces lois. De façon générale, les ustensiles dont l'utilisation se fait par le feu sont cachérisés par le feu (exemple : broches de grillades). Dans ce cas-là, on les fait chauffer à blanc.

Quant aux ustensiles qui s'utilisent avec liquide (par exemple les marmites ou casseroles) se cachérisent avec de l'eau bouillante. L'on fait bouillir de l'eau à l'intérieur de ceux-ci, et on l'immerge ensuite.

Le hamets

Il faudra faire attention à ne consommer, durant les jours de fêtes, que des aliments ne contenant aucune trace de hamets, de levain. Non seulement ne pas en consommer, mais il est également interdit, d'après la Torah, d'en posséder. Ainsi, on consommera toutes les nourritures en notre possession contenant du hamets avant la fête. Ce qui reste devra être détruit ou vendu à un païen.

La vérification

La veille de la fête, l'on vérifiera, à la lueur d'une bougie ou d'une lampe, qu'il ne reste plus de hamets dans la maison (en hébreu la bdika, la vérification). Cela se fera donc à partir de la sortie des étoiles, la nuit du 14 Nissan. Avant de rechercher le hamets, l'on fera la brakha, la bénédiction suivante :

בָּרוּךְ אַתָּה יהוה אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם אֲשֶׁר קִדְשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל בִּיעוּר חָמֵץ

Baroukh Atah Adonaï E.loheinou, Mélèkh ha'olam, achère qidéchanou bémitsvotav, vétsivanou Al bi'our hamets

 Tu es Source de Bénédictions HaShem notre E.lohim, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et qui nous a ordonné de détruire le hamets

Une fois toutes ces choses effectuées, nous dirons la formule d'annulation du hamets suivante :

"Tout levain ou toute pâte levée qui se trouve en ma possession, que j'ai vu ou que je n'ai pas vu, que j'ai détruit ou que je n'ai pas détruit, sera annulé et considéré comme la poussière de la terre"

Le Jeûne des premiers-né

La coutume en Israël est que les premiers-nés mâles jeûnent la veillent de Péssah, en souvenir de la sauvegarde des premiers-nés hébreux, lors de la dernière plaie.

Le jour de la fête

Les femmes allument deux bougies avant le début de la Fête, comme pour le jour du Shabbat. A la fin de la bénédiction, elle diront cependant : léhadlique ner shel yom tov.

L'on se procurera une Hagaddah de Péssah, un plateau du séder avec tous les aliments qu'il faut pour le bon déroulement de la soirée. Tout étant expliqué dans la Hagaddah, il suffira de suivre les instructions. Voici la liste des choses nécessaires pour la soirée :

1) Des matsot/Pains sans levain (de préférence "shmourot", c'est-à-dire "gardées", faites spécialement pour la fête)

2) Du vin et/ou du jus de raisin

3) Des feuilles de céleri pour le karpass

4) De l'eau avec du sel pour y tremper le karpass

5) De la laitue pour le maror

6) De la harossèt

7) Un morceau de viande ou un os pour le zéro'a

8) Un œuf cuit

9) Un repas de fête

Tout cela est pour un plateau de séder, l'on multipliera donc les mets selon le nombre de plateaux.

Hol Hamoèd

Les jours de fêtes intermédiaires entre celui d'ouverture et de clôture sont appelés hol hamoèd. Ce sont également des jours spéciaux, bien qu'il y a beaucoup moins d'interdictions durant cette période.

Durant ces sept jours, l'on mangera mieux que d'accoutumé, on vêtira de plus beaux habits (comme pour les jours de Shabbat et de Yom Tov). Les hommes ne mettent pas les Téfilines durant tous ces jours non plus.

Le compte du 'Omer

C'est une mitsvah de la Torah de compter l'omer chaque jour, depuis le lendemain de Péssah (le compte commence donc à partir du soir du 16 Nissan), comme il est écrit :

"Depuis le lendemain du Shabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d'autre, vous compterez sept semaines entières. Vous compterez cinquante jours jusqu'au lendemain du septième Shabbat ; et vous ferez à HaShem une offrande nouvelle" (Vayiqra/Lévitique 23:15-16)

Le "Shabbat" dans ce passage faisant référence au premier jour de Péssah, les jours de fêtes étant également appelés des Shabbat.

Ce compte se trouve dans tous les siddourim, livres de prières.