Histoire

Quand HaShem fit sortir Son peuple du pays d’Égypte, il le fit passer par le désert, et y demeura quarante années, pour différentes raisons. Durant tout ce temps, les enfants de Ya'aqov ne souffrirent d'aucun mal. En effet, en plus des cabanes (soukkot) qui abritaient chaque famille, notre Père envoya les nuées de gloires, par le mérite d'Aharôn, qui entouraient et protégeaient les Bné Israël des attaques ennemies, des animaux féroces du désert tels les serpents et scorpions, et de la chaleur accablante du désert. Le message délivré était simple : ayant confiance en Moi, et Je vous sauverai de tout mal ! Avec "simplement" des cabanes et des nuées de gloires, Je peux vous protéger de n'importe quel danger, le plus important étant votre émounah, votre foi.

Références

Dans la Torah de Moshé, les références à Soukkot se trouvent dans les passages suivants :

"Tu observeras la fête de la moisson, des prémices de ton travail, de ce que tu auras semé dans les champs; et la fête de la récolte, à la fin de l'année, quand tu recueilleras des champs le fruit de ton travail. Trois fois par année, tous les mâles se présenteront devant l'Adôn, HaShem" (Shémot/Exode 23:16-17)

"Tu célébreras la fête des semaines, des prémices de la moisson du froment, et la fête de la récolte, à la fin de l'année"  (Shémot/Exode 34:22)

"Tu célébreras la fête de Soukkot pendant sept jours, quand tu recueilleras le produit de ton aire et de ton pressoir. Tu te réjouiras à cette Fête, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévy, l'étranger, l'orphelin et la veuve qui seront dans tes portes. Tu célébreras la fête pendant sept jours en l'honneur d'HaShem ton E.lohim, dans le lieu que choisira HaShem, car HaShem, ton E.lohim, te bénira dans toutes tes récoltes et dans tout le travail de tes mains, et tu te livreras entièrement à la joie.
Trois fois par année, tous les mâles d'entre vous se présenteront devant HaShem ton E.lohim, dans le lieu qu'il choisira : à la Fête des Matsot, à la Fête de Shavouôt, et à la Fête de Soukkot. On ne paraîtra point devant HaShem les mains vides. Chacun donnera ce qu'il pourra, selon les bénédictions qu'HaShem ton E.lohim, lui aura accordées
" (Dévarim/Deutéronome 16:13-17)

"Parle aux enfants d'Israël, et dis : Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la Fête de Soukkot en l'honneur d'HaShem, pendant sept jours. Le premier jour, il y aura une convocation sacrée : vous ne ferez aucune mélakha. Pendant sept jours, vous offrirez à HaShem des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous aurez une convocation sacrée, et vous offrirez à HaShem des sacrifices consumés par le feu ; ce sera une assemblée solennelle : vous ne ferez aucune mélakha.
Telles sont les Fêtes d'HaShem, les convocations sacrées, que vous publierez, afin que l'on offre à HaShem des sacrifices consumés par le feu, des holocaustes, des offrandes, des victimes et des libations, chaque chose au jour fixé. Vous observerez en outre les Shabbats d'HaShem, et vous continuerez à faire vos dons à HaShem, tous vos sacrifices pour l'accomplissement d'un vœu et toutes vos offrandes volontaires.
Le quinzième jour du septième mois, quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à HaShem, pendant sept jours : le premier jour sera un Shabbat, et le huitième sera un Shabbat. Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d'arbres touffus et des saules de rivière; et vous vous réjouirez devant HaShem, votre E.lohim, pendant sept jours. Vous célébrerez chaque année cette Fête à HaShem, pendant sept jours. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants. Vous la célébrerez le septième mois. Vous demeurerez pendant sept jours sous des Soukkot ; tous les indigènes en Israël demeureront sous des Soukkot, afin que vos descendants sachent que J'ai fait habiter sous des Soukkot les enfants d'Israël, après les avoir fait sortir du pays d’Égypte. Je suis HaShem votre E.lohim. C'est ainsi que Moshé dit aux enfants d'Israël quelles sont les Fêtes d'HaShem
"  (Vayiqra/Lévitique 23:34-44)

Korbanot/Offrandes

"Le quinzième jour du septième mois, vous aurez une convocation sacrée : vous ne ferez aucune mélakha. Vous célébrerez une Fête en l'honneur d'HaShem, pendant sept jours. Vous offrirez en holocauste un sacrifice consumé par le feu, d'une agréable odeur à HaShem : treize jeunes taureaux, deux béliers, et quatorze agneaux d'un an sans défaut. Vous y joindrez l'offrande de fleur de farine pétrie à l'huile, trois dixièmes pour chacun des treize taureaux, deux dixièmes pour chacun des deux béliers, et un dixième pour chacun des quatorze agneaux. Vous offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, outre l'holocauste perpétuel, l'offrande et la libation.


Le second jour, vous offrirez douze jeunes taureaux, deux béliers, et quatorze agneaux d'un an sans défaut, avec l'offrande et les libations pour les taureaux, les béliers et les agneaux, selon leur nombre, d'après les règles établies. Vous offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, outre l'holocauste perpétuel, l'offrande et la libation.


Le troisième jour, vous offrirez onze taureaux, deux béliers, et quatorze agneaux d'un an sans défaut, avec l'offrande et les libations pour les taureaux, les béliers et les agneaux, selon leur nombre, d'après les règles établies. Vous offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, outre l'holocauste perpétuel, l'offrande et la libation.


Le quatrième jour, vous offrirez dix taureaux, deux béliers, et quatorze agneaux d'un an sans défaut, avec l'offrande et les libations pour les taureaux, les béliers et les agneaux, selon leur nombre, d'après les règles établies. Vous offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, outre l'holocauste perpétuel, l'offrande et la libation.


Le cinquième jour, vous offrirez neuf taureaux, deux béliers, et quatorze agneaux d'un an sans défaut, avec l'offrande et les libations pour les taureaux, les béliers et les agneaux selon leur nombre, d'après les règles établies. Vous offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, outre l'holocauste perpétuel, l'offrande et la libation.


Le sixième jour, vous offrirez huit taureaux, deux béliers et quatorze agneaux d'un an sans défaut, avec l'offrande et les libations pour les taureaux, les béliers et les agneaux, selon leur nombre, d'après les règles établies. Vous offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, outre l'holocauste perpétuel, l'offrande et la libation.


Le septième jour, vous offrirez sept taureaux, deux béliers, et quatorze agneaux d'un an sans défaut, avec l'offrande et les libations pour les taureaux, les béliers et les agneaux, selon leur nombre, d'après les règles établies. Vous offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, outre l'holocauste perpétuel, l'offrande et la libation.


Le huitième jour, vous aurez une assemblée solennelle : vous ne ferez aucune mélakha. Vous offrirez en holocauste un sacrifice consumé par le feu, d'une agréable odeur à HaShem : un taureau, un bélier, et sept agneaux d'un an sans défaut, avec l'offrande et les libations pour le taureau, le bélier et les agneaux, selon leur nombre, d'après les règles établies. Vous offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, outre l'holocauste perpétuel, l'offrande et la libation" (Bamidbar/Nombres 29:12-38)

Dans le Tanakh

"Le second jour, les chefs de famille de tout le peuple, les sacrificateurs et les Léviim, s'assemblèrent auprès d''Ezra, le sofer, pour entendre l'explication des paroles de la Torah. Et ils trouvèrent écrit dans la Torah qu'HaShem avait prescrite par Moshé, que les enfants d'Israël devaient habiter sous des Soukkot pendant la Fête du septième mois, et proclamer cette publication dans toutes leurs villes et à Yéroushalayim : Allez chercher à la montagne des rameaux d'olivier, des rameaux d'olivier sauvage, des rameaux de myrte, des rameaux de palmier, et des rameaux d'arbres touffus, pour faire des Soukkot, comme il est écrit. Alors le peuple alla chercher des rameaux, et ils se firent des Soukkot sur le toit de leurs maisons, dans leurs cours, dans les parvis de la Maison d'HaShem, sur la place de la porte des eaux et sur la place de la porte d'Efraïm. Toute l'assemblée de ceux qui étaient revenus de la captivité fit des Soukkot, et ils habitèrent sous ces Soukkot. Depuis le temps de Yéhoshou'a bîn Noun, jusqu'à ce jour, les enfants d'Israël n'avaient rien fait de pareil. Et il y eut de très grandes réjouissances. On lut dans le livre de la Torah d'HaShem chaque jour, depuis le premier jour jusqu'au dernier. On célébra la Fête pendant sept jours, et il y eut une assemblée solennelle le huitième jour, comme cela est ordonné"  (hémyah/Néhémie 8:13-18)

Dans la B'rit Hadasha

"Après cela, Yéshou'a marchait en Galil, car il ne voulait pas marcher en Yéhoudah, parce que des Juifs cherchaient à le faire mourir. Or, la Fête des Juifs, la Fête des Soukkot, était proche [...] Le dernier jour, Hoshanna Rabbah, Yéshou'a, se tenant debout, s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. Il dit cela de la rouah que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car la rouah n'était pas encore, parce que Yéshou'a n'avait pas encore été glorifié" (Yohanân/Jean 7:1-2 et 37-39)

D'var Torah

(Enseignement)

La Fête de Soukkot dure sept jours, le dernier jour s'appelant Hoshanna Rabbah (littéralement "le grand "s'il te plaît, Délivre !""). Dans les écrits de la B'rit Hadasha, il est fait mention à ce jour, quand il est dit : "Au dernier jour, le grand, de la Fête, Yéshou'a, debout, crie et dit : "Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive ! Celui qui adhère à moi, selon la Parole de l’Écrit, de son ventre ruisselleront des fleuves d'eau vive". Il dit cela du souffle que doivent recevoir ceux qui adhèrent à lui" (Yohanân/Jean 7:37-39).

Nous pouvons poser la question suivante : pourquoi Rabbi Yéshou'a parle-t-il précisément de la rouah hakodesh, l'esprit de sainteté, en ce jour-là ? Pour le comprendre, étudions un peu plus en profondeur Soukkot.

Lors de ces jours de festivités, la joie était redoublée grâce à Beth Hashoéva, qui consistait, après les offrandes du matin au Temple,  à répandre de l'eau puisée à la source de Shilo sur l'autel. Les célébrations qui accompagnaient cette coutume étaient telles que la Guémara enseigne : "Celui qui n'a pas vu les joies de Beth Hashoéva n'a jamais vu de joie de sa vie !" (Soukkah 51a) !

Beth Hashovéa signifie donc "le puisage de l'eau". Or, le Talmud Yéroushalmi pose la question suivant : "pourquoi l'appelait-on Beth Hashoéva ? Car de là-bas on puisait la rouah hakodesh !" (Yéroushalmi, Soukkah 5:1). C'est-à-dire qu'une personne pouvait obtenir l'esprit de sainteté grâce aux réjouissances engendrées par cette coutume ! De plus, nous savons que les paroles de la Torah sont comparées à l'eau (Ta'anit 7a).

C'est la raison pour laquelle Yéshou'a parla ainsi en ce jour précis : en venant à lui, le Tsadik (le Juste, qui est comparé à une source d'eau), nous pouvons y puiser la rouah hakodesh, qui, entre autre, nous permet de répandre comme de l'eau les paroles de la Torah autour de nous. Notre Maître nous délivre donc un enseignement pétri de Torah orale, pour nous enseigner que la joie que nous vivons à Soukkot peut être vécue chaque jour de la même intensité, grâce aux paroles de Torah intégrées au plus profond de notre être.

Il y a également là une autre allusion. Les eaux de Beth Hashoéva font allusions aux eaux d'en-bas et d'en-haut, séparées lors des six jours de la Création. Le Midrash (Rabbah 5:4 et Yalqout Réouvéni sur Vayiqra) enseigne que quand E.lohim les a séparé, les eaux inférieures ont pleuré car elles n'ont pas mérité de monter près du Créateur. De la même manière, Yéshou'a fut séparé de ses talmidim, et ces-derniers en ont été attristés. La solution ? Envoyer la rouah hakodesh, qui "console les cœurs" en nous communiquant l'eau (la Torah) d'en-haut, depuis le Gan 'Eden ! En effet, comme l'enseigne le Tanya, quand un Rabbi se sépare de ses élèves restés sur Terre, il fait rayonner sur eux sa rouah, son esprit, afin de les conduire depuis les Mondes Supérieurs.

Un Maître ne laisse jamais ses enfants orphelins (les élèves étant appelés des enfants), et devenant plus grand après sa mort que durant son vivant, peut continuer de veiller sur eux !

*

Soukkot est également la Fête de la récolte, où les greniers se remplissent. Or, selon une Tradition de nos Maîtres, c'est également durant ce temps que se déroulera la guerre de Gog ouMagog (voir dans hezqèl/Ézéchiel 38 et 39), la grande bataille des Temps de la fin. Et Rabbi Yéshou'a fait également allusion à Soukkot et cette Tradition, dans la parabole suivante :

"Le Royaume des Cieux est semblable à un homme qui sème une belle semence dans son champ. Quand les hommes dorment, son ennemi vient, sème des zizanies dans son champ et s'en va. Quand le blé germe et produit son fruit, alors les zizanies apparaissent aussi. Les serviteurs du patron s'approchent et lui disent : Adôn, n'as-tu pas semé de la belle semence dans ton champ ? D'où viennent-elles donc les zizanies ?

Il leur dit : Un ennemi, un homme a fait cela. Les serviteurs lui disent : Veux-tu que nous allions les ramasser ? Il dit : Non, vous risqueriez, en ramassant les zizanies, de déraciner en même temps le blé. Laissez-les croître ensemble tous les deux jusqu'à la moisson. Au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : ramassez d'abord les zizanies, liez-les en bottes pour les brûler. Quant au blé, rassemblez-le dans ma grange" (Matityahou/Mathieu 13:24-30)

Le Rabbi ici nous décrit la guerre de Gog en détail : pendant toute la durée du dernier exil d'Israël, laissez croître ensemble les justes et les méchants. Puis, voici comment se déroulera la guerre de Gog : au temps du dernier Shofar qui retentira, celui de la liberté (la moisson), réunissez tous les méchants (ramassez les zizanies) à cause de Yéroushalayim, qui deviendra comme un bol de poison (Zékharyah/Zacharie 12). Réunissez les 70 Nations fondamentales en Israël, Gog possédant une guématria de 70, près de la Capitale (liez-les en bottes), pour les brûler, ainsi qu'il est dit : "Je ferai pleuvoir sur lui des pluies de pierres, de grêle, de feu et de soufre" (hezqèl/Ézéchiel 38:22).

Le monde est au bord d'une destruction, plutôt une purification, par le feu, ainsi que l'ont annoncé les névi'im, prophètes d'Israël. Rien ne pourra délivrer un homme, ni son argent, ni son statut social, ni ses différents pouvoirs, rien. Seules la Torah et les bonnes actions accomplies accompagnent un homme après la mort, tout comme peut le protéger des catastrophes dans ce monde.

Le Roi Shlomo nous apprend que la Tsédaka (la charité) sauve de la mort, et de même : "On a demandé à Rabbi El'azâr : que faut-il faire pour échapper aux douleurs messianiques [Gog] ? Que l'on s'adonne à la Torah et à la charité !" (Sanhédrîne 98b).

Préparons-nous donc avant le grand Jour !

Lois et coutumes

La Soukkah

La Torah nous ordonne de construire une Soukkah, une cabane, pour y passer la Fête. Il faut essayer d'y vivre un maximum de notre temps durant ces 7 jours (y manger, y dormir, y étudier, recevoir des invités selon la place, etc). la construction débutera donc après Yom Kippour, afin qu'elle soit prête pour le premier jour.

Il existe beaucoup d'halakhot au sujet de la Soukkah, dont voici les principales pour bien s'acquitter de la mitsvah :

1) Elle sera construite dans un endroit où le ciel est vu au-dessus. Si quelque chose fait obstacle entre la Soukkah et le ciel (un balcon, un plafond, un arbre, etc), elle n'est pas cashère.

2) Elle doit comporter au moins trois cloisons. Les dimensions minimums sont 80 cm de haut, et 70 cm de côté. Les dimensions maximum sont 9,6m de haut, pas de restriction sur les côtés.

3) Le skakh (le toit de la Soukkah), pour être cashère, doit être constitué de végétaux exclusivement (roseaux, branches de sapins ou bambous par exemple). On doit pouvoir voir le ciel à travers le skakh.

4) Il est permis de décorer l'intérieur et l'extérieur de la Soukkah.

La veille de la Fête

Les femmes (ou les hommes si il n'y a pas de femmes) allument les bougies avant l'entrée de la Fête, en prononçant au préalable la brakha suivante :

 

בָּרוּךְ אַתָּה יהוה אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם אֲשֶׁר קִדְשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לְהַדְלִיק נֵר שֶׁל יוֹם טוֹב

Baroukh Atah Adonaï E.loheinou, Mélèkh ha'olam, achère qidéchanou bémitsvotav, vétsivanou léadliq nér shel Yom Tov

Tu es Source de Bénédictions HaShem notre E.lohim, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et qui nous a ordonné d'allumer la bougie du Yom Tov

 

Ensuite, la téfilah (prière) du soir est dite. Il est souhaitable de se procurer, si possible, un Siddour spécial Soukkot, les prières possédant certains ajouts, par rapport à celles du Shabbat.

 

Puis, le Kiddoush sera fait pour introniser la sainteté du jour et le début du repas, ainsi que la brakha suivante :

 

בָּרוּךְ אַתָּה יהוה אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם שֶׁהֶחֱיָֽינוּ וקִיְּמָנוּ והִגִּיעָנוּ לִזְמַן הַזֶּה

Baroukh Atah Adonaï E.loheinou, Mélèkh ha'olam, Chéhéhéyanou, véqiyémanou, véhigi'anou, lizmane hazé

 Tu es Source de Bénédictions HaShem notre E.lohim, Roi du monde, qui nous a fait vivre, qui nous a fait exister et arriver jusqu'à ce moment

Le Kiddoush et le repas du soir se feront dans la Soukkah. En cas de pluie, il n'y a plus d'obligation d'y demeurer.

La Fête de Soukkot

Le premier jour de Soukkot (les deux premiers en dehors de la Terre d'Israël) est astreint aux même règles que celles du Shabbat, à    l'exception de la préparation de nourriture, qu'il est possible de cuisiner en ce jour, à partir d'un feu existant.

On aura une conduite sainte dans la Soukkah. On essayera d'y passer le plus le temps possible, chacun selon ses moyens, et en fonction du temps.

Les femmes ne sont pas astreintes à la mitsvah, puisqu'il s'agit d'un commandement dépendant du temps, et la halakha a tranché que les femmes ne sont pas astreintes à ces mitsvot.

S'agissant de jours de Fêtes (le premier, ainsi que Hol Hamoèd), on vêtira de plus beaux habits qu'à l'accoutumé, on mangera de bons repas, si possible avec de la viande et du vin. On évitera de travailler (si possible) ou on essayera de diminuer ses activités, pour consacrer plus de le temps à la Torah.

Le Loulav

C'est une mitsvah d'agiter le loulav (les 4 espèces) durant les jours de Soukkot. Celui-ci se compose d'un étrog (cédrat), une branche de loulav (une branche de palme dattier), de trois hadassim (trois branches de myrte) et de deux 'Aravot (branches de saules de rivières). On liera les hadassim avec les 'aravot et le loulav à l'aide de nœuds que l'on fera avec quelques feuilles du loulav, qu'on aura arrachées proprement.

Le premier jour de la Fête, l'on prend le Loulav lié aux deux espèces dans la main droite, puis l'on prononce les deux bénédictions suivantes :

בָּרוּךְ אַתָּה ה' אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם אֲשֶׁר קִדְשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל נְטִילַת לוּלָב

Baroukh ata Adonaï Eloheinou Mélèkh Ha'Olam, Asher Kideshanou Bémitsvotav, vétsivanou 'al nétilat loulav

Tu es Source de bénédictions, HaShem notre E.lohim, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a prescrit d'élever le loulav

בָּרוּךְ אַתָּה יהוה אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם שֶׁהֶחֱיָֽינוּ וקִיְּמָנוּ והִגִּיעָנוּ לִזְמַן הַזֶּה

Baroukh Atah Adonaï E.loheinou, Mélèkh ha'olam, Chéhéhéyanou, véqiyémanou, véhigi'anou, lizmane hazé

 Tu es Source de Bénédictions HaShem notre E.lohim, Roi du monde, qui nous a fait vivre, qui nous a fait exister et arriver jusqu'à ce moment

Immédiatement après, on joint l'Etrog avec la main gauche contre le loulav et on les agite ensemble comme suit :

On se tourne vers le sud et on agite trois fois (on fait allait et venir à trois reprises, de devant nous à notre poitrine). On se tourne ensuite vers le Nord et l'on fait de même. Puis vers l'Est, où là on les agite trois fois devant nous, puis trois fois vers le haut et trois fois vers le bas. Enfin, on se tourne vers l'Est et on les agite à nouveau trois fois devant nous.

Ces agitations sont répétées à l'identique durant le Hallel (lecture des Téhilim/Psaumes 113 à 118). Une première fois durant le verset "Hodou LaHaShem ki tov, ki lé'olam hasdo". Durant le "Hodou", on agite vers le sud, durant le "Ki" vers le Nord, durant le "Tov" à l'Est au milieu. Durant le "Ki", vers l'Est en haut. Durant le "Lé'olâm" vers l'Est en bas. Puis au mot "Hasdo" vers l'Ouest.

On agite encore durant la phrase "Ana HaShem Hoshiana", et à nouveau durant le "Hodou" de la fin du Hallel.

Seuls les hommes sont astreints à cette mitsvah.

Hoshanna Rabbah

Durant ce septième jour de Soukkot, une coutume consiste à rester réveiller durant la nuit pour s'adonner à la Torah. A la synagogue, les Juifs tournent autour de la Téva avec leur loulav, en suivant les Textes présents dans le Siddour de la Fête. Puis, après la prière du Moussaf, nous prenons cinq 'aravot, que l'on attache ensemble, et que l'on frappe cinq fois par terre, selon une coutume instituée par les prophètes, qui contient de grands secrets.

Shémini 'Atsérèt

Le jour suivant Hoshanna Rabbah est Shémini 'Atsérèt, qui est une Fête en elle-même, sans être un prolongement de Soukkot. Durant la téfilah de Shahahit, on y lis une 'Amida spéciale, le Hallel et un section de Parasha : Dévarim/Deutéronome 15:19 à 16:17 et Bamidbar/Nombres 29:35-37. La Haftarah, quant à elle, est Aleph Mélakhim/I Rois 8:54-66.

Lors de la téfilah du Moussaf, on y inclus la prière pour la pluie.

Simha Torah

En Terre d'Israël, Simha Torah ("la joie de la Torah") et Shémini 'Atsérèt sont célébrés le même jour, tandis qu'en diaspora, Simha Torah se situe le jour suivant Shémini 'Atsérèt. Durant ce jour, nous concluons la lecture de la Torah débutée un an plus tôt, et recommençons le nouveau cycle avec Béréshit/Genèse. Nous dansons avec la Torah, en entrecoupant ces moments par des montées à la Torah pour lire la dernière Parasha.