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1 Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la Parole de la vie,

2 car la vie s'est manifestée, et nous avons vu, nous attestons, nous vous annonçons la vie, l'éternelle, qui est vers le Père et s'est manifestée à nous.

3 Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Notre communion est avec le Père et avec son fils, Yéshou'a le Messie.

4 Nous vous écrivons cela pour que notre joie soit pleine.

5 Voici le message que nous avons entendu de lui, nous vous l'annonçons : HaShem est Lumière, la ténèbre n'est aucunement en Lui.

6 Si nous disons 'nous sommes en communion avec Lui', tout en marchant dans la ténèbre, nous mentons, nous ne pratiquons pas la vérité.

7 Si nous marchons dans la Lumière, comme Il est Lui-même dans la Lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Yéshou'a, Son fils, nous purifie de toute faute.

8 Si nous disons 'de faute, nous n'en avons pas', nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n'est pas en nous.

9 Si nous avouons nos fautes, Il est fidèle et juste pour éloigner de nous les fautes et nous purifier de toute injustice.

10 Si nous disons que nous n'avons pas fauté, nous faisons de Lui un menteur, et Sa parole n'est pas en nous.

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1-2 : le Roi Messie est telle une "Torah vivante", ce qui signifie qu'il a pleinement intégré la Parole Divine en lui, à tel point que le voir, l'entendre, le toucher, c'est comme entrer en interaction avec la Torah elle-même, qui recèle la vie éternelle, car elle est l'arbre de vie, comme il est dit : "c'est un arbre de vie pour tous ceux qui s’y attachent" (Mishléi/Proverbes 3:18).

4 notre joie soit pleine : il y a, en effet, plus de bonheur à donner qu'à recevoir, et quel plus grand bonheur que de transmettre des paroles de Torah ?

5 lui : le Rabbi.

6 dans la ténèbre : en-dehors de la Torah, qui est appelée "lumière" : "Car la mitsvah est une bougie et la Torah Lumière" (Mishléi/Proverbes 6, 23), et également 'vérité' : "Ta Torah est vérité" (Téhilim/Psaume 119:142). De plus, il est dit que la Torah, Israël et le Saint-Béni Soit-Il ne font qu'Un (Zohar) donc marcher dans la Torah revient à marcher dans la Lumière.

7 nous purifie de toute faute : comme le rapporte Rabbi Shi'mon bar Yoh : « Quand Israël était en Terre Sainte, les rituels et les sacrifices qu’ils accomplissaient enlevaient toutes ces maladies du monde, maintenant, c’est le Messie qui les enlève des fils du monde, jusqu’à ce que l’homme quitte ce monde et reçoive ses punitions, comme il est dit: si ses fautes deviennent plus nombreuses, on l’emmène dans la géhenne, au niveau le plus bas et il y reçoit plusieurs punitions à cause de la souillure qui est sur son âme. Et ils allument un feu plus grand pour nettoyer cette souillure. Les Anges de la destruction utilisent pour cela des bâtons de feu pour nettoyer cette souillure. Malheur à l’âme qui reçoit ces punitions ! Heureux sont ceux qui gardent les préceptes de la Torah ! » (Zohar II, 212a).

8 nous nous égarons nous-mêmes : comme il est écrit : "Il n'y a pas de juste, pas même un seul" (Lettre envoyée aux Romains, 3:10). Mais, comme pour chaque chose, il existe néanmoins des exceptions, comme le rapporte la Guémara : "quatre hommes sont morts à cause du conseil du serpent, et les voici : Bînyamin le fils de Ya'aqov, 'Amram le père de Moshé, Yishaï le père de David et Kilav le fils de David" (Shabbat 55b). Ces quatre hommes n'ont commis aucune faute de leur vie, ils ne sont morts que par le venin du serpent qui est en chaque être humain (Rachi). Quand au verset "il n'y a pas d'hommes vertueux etc" (Qohélèt/Ecclésiaste 7:20), cela fait référence à la majorité du peuple, mais pas à ces quatre hommes (Tossefot).

9 Si nous avouons nos fautes : la confession verbale est une étape incontournable de la téshouvah :"Tous les commandements de la Torah, positifs ou négatifs, si un homme transgresse l’un d’eux, délibérément ou par inadvertance, lorsqu’il se repent et abandonne la faute [se résout à de plus commettre une telle faute], il a l’obligation de se confesser devant HaShem, Béni Soit-Il, ainsi qu’il est dit : « si un homme ou une femme font une de toutes les fautes de l’homme…. Ils confesseront la faute qu’ils ont faite » ; ceci est la confession verbale" (Mishné Torah, Hilkhot Téshouvah, chap.1).