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1 Pour le reste, priez, frères, pour nous, afin que la Parole de l'Adôn se répande et soit glorifiée comme elle l'est aussi auprès de vous,

2 et afin que nous soyons délivrés des hommes sans lieu et pervers ; non, la émounah n'est pas pour tous...

3 Mais fidèle est l'Adôn, Lui qui vous affermit et vous garde du crime.

4 Nous avons confiance en vous dans l'Adôn : ce que nous vous enjoignons, vous le faites et le ferez.

5 Que l'Adôn dirige vos cœurs vers l'amour d'HaShem et vers la patience du Messie !

6 Nous vous recommandons, frères, au nom de l'adôn Yéshou'a le Messie, de vous écarter de tout frère qui marche sans règle, et non selon la tradition qu'ils ont reçue de nous.

7 Oui, vous savez vous-mêmes comment il faut nous imiter, car nous n'avons pas été sans règle parmi vous,

8 Ni mangé comme un cadeau le pain de personne, mais dans la peine et le combat, œuvrant nuit et jour pour ne peser sur personne parmi vous.

9 Non que nous n'en ayons le pouvoir, mais pour vous donner en nous-mêmes un exemple à imiter.

10 Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous enjoignions que quelqu'un, s'il refuse de travailler, ne mange pas non plus.

11 Or nous entendons que quelques-uns marchent parmi vous sans règle, sans travailler en rien, mais travaillant à tout.

12 Pour ceux-là, nous leur enjoignons et nous les invitons, dans l'adôn Yéshou'a le Messie, à travailler avec tranquillité, pour manger leur propre pain.

13 Et vous, frères, ne perdez pas le cœur de bien faire..

14 Et si quelqu'un n'obéit pas à notre parole dans cette lettre, notez-le, et ne vous mêlez pas à lui, pour qu'il en ait honte.

15 Mais ne le regardez pas comme un ennemi, au contraire, exhortez-le comme un frère.
16 Lui-même, l'Adôn de shalôm vous donnera le shalôm en tout temps, de toute manière ! Que l'Adôn soit avec vous tous !
17 Le salut de ma main, Shaoul : c'est ma signature dans chaque lettre ; j'écris ainsi.

18 A vous tous, la bonté de notre adôn Yéshou'a le Messie !

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2 sans lieu : sans HaShem, dont un des Noms est Maqôm, Lieu.

 

la foi n'est pas pour tous : tous ne l'accepte pas.

6 et non selon la Tradition : la Torah orale, qui enseigne ceci à propos du travail : "Rabban Gamliel fils de Rabbi Yéhoudah HaNassi dit : « Il est bon de concilier l’étude de la Torah avec le gagne-pain, car leurs efforts associés occultent [la tentation de] la faute ; et toute étude de la Torah qui n’est pas accompagnée d’un travail est vouée à la perte et entraîne la faute" (Pirqé Avot 2:2), et "Sans farine [de quoi se nourrir], point de Torah ; sans Torah, point de farine" (Pirqé Avot 3:17).

Le Rambam enseignera pour sa part : « Tout celui qui prend la résolution en son cœur d’étudier la Torah sans subvenir parallèlement à ses besoins et qui compte sur la charité publique pour l’entretenir, profane le Nom d'HaShem et entraîne les gens à mépriser la Torah. Il éteint également la lumière de la foi et cause un tort considérable à sa personne » (Hilkhot Talmud Torah chapitre 3, halakha 9), ainsi que « C’est un grand niveau de subvenir à ses besoins, et c’est ainsi que se comportaient les premiers hommes pieux. Celui qui choisira cette voie jouira de tout le bien et des honneurs possibles en ce monde et dans l’autre » (Hilkhot Talmud Torah chapitre 3, halakha 11). On associera donc un travail à la Torah.