La Torah a été donnée à Moshé sur le Sinaï sous la forme écrite et orale. Dans la Torah écrite, nous trouvons 613 mitsvot (commandements), qui ne sont toutefois pas explicitées.

 

Les Téfilines

 

Prenons l'exemple des Téfilines. Cette mitsvah est rapportée quatre fois dans la Torah :

 

"Ce sera pour toi en signe sur ta main, en souvenir entre tes yeux, pour que la Torah d'HaShem soit en ta bouche" (Shémot/Exode 13:9)

 

"Et ce sera en signe sur ta main, en diadème entre tes yeux. Oui, à force de Main, HaShem nous a fait sortir de Mitsraïm” (Shémot/Exode 13:16)

"Mettez ces Paroles, celles-là, sur votre cœur, sur votre être, attachez-les en signe sur votre main, elles seront en diadème entre vos yeux" (Dévarim/Deutéronome 11:18)

 

"Attache-les en signe sur ta main, elles seront en diadème entre tes yeux" (Dévarim/Deutéronome 6:8)

 

D'emblée, plusieurs questions se posent au sujet de cette ordonnance : que signifie « mettre en diadème » entre les yeux ? Comment mettre en pratique le « signe sur ton bras » ? De quelle manière doit-on les attacher ? La Torah écrite reste muette sur ces interrogations pourtant de premier ordre. Cependant, nous trouvons toutes ces informations au sein de la Torah orale. Le Rambam, dans son Mishné Torah (Séfer Ahavah), rapporte du Talmud les lois orales venant du Sinaï sur la conception des Téfilines : « Il y a dix exigences [qui doivent être remplies] dans les Téfilines, qui sont toutes des lois dites à Moshé sur le Sinaï, et chacune empêche [la réalisation du commandement si elle et omise]. Ainsi, si l’on ne respecte pas l’une d’elles, les Téfilines sont invalides. Deux [exigences] concernent l’écriture [des passages], et huit concernent leur boîte, et l’attachement des lanières. Telles sont les deux [exigences] qui concernent l’écriture : elles doivent être écrites [a] avec de l’encre, et [b] sur un klaf [type de parchemin] » (1:3).

 

Nous apprenons ainsi de l'oralité que les Téfilines doivent être de couleur noires, cubiques, la Téfilah (cube) du bras maintenue fermement sur le biceps et celle de la tête ne devant pas descendre plus bas que la racine des cheveux, et centrée.

Certains pourraient être tentés de dire que cette mitsvah serait en réalité un langage parabolique, à l'instar de ce passage des Proverbes de Shlomo : « oui, elles sont escorte de grâce pour ta tête, sautoirs sur tes cols » (Mishléi 1:9). A cela, nous rapporterons tout d'abord cette réponse d'un Maître d'Israël :

 

« Ce serait une folie de penser qu'un individu a inventé la mitsvah des Téfilines. Qu'il sorte avec une 'corne' sur le front en proclamant que c'est le signe dont parle la Torah : « totafot » (diadème/fronton), le peuple le lyncherait. Il s'exclamerait : « nous n'avons ni entendu ni vu cela depuis nos pères au Mont Sinaï, avec Moshé, Yéhoshou'a et les anciens.

Qui pourrait inventer de nouveaux préceptes ?

Qui pourrait changer d'un yod nos us et coutumes comme la Soukkah avec les quatre espèces, les korbanot [sacrifices]... ? Qui peut se permettre de modifier ce que les anciens, les prophètes, Moshé et ses disciples nous ont enseigné ? » (Hatâm Sofer).

De plus, le contexte ne permet pas d'interpréter comme cela. En effet, le passage des Téfilines apparaît à chaque fois dans un endroit où sont données des mitsvot pratiques : manger la matsah à Pessah, consacrer le premier-né, raconter la Haggadah (Shémot/Exode), ou encore le contexte du paragraphe du Shém'a Israël : on parle d'étudier la Torah à voix haute, au coucher, au lever, et d'écrire ces paroles sur les montants des portes. Il est donc clair qu'il faut littéralement "attacher" sur le bras et "mettre" sur la tête. Il est bien dit de les attacher "en signe" sur le bras pour "rappel", et à un autre endroit il est écrit de plaquer l'autel de lamelles de métal "en signe" pour "rappel" (Bamidbar/Nombres 17:3-5).

 

Notons également que le Rabbi (Matityahou/Mathieu 23) ne dénonce pas la mitsvah comme étant une « invention », mais seulement le fait que certains au sein du peuple avaient grossi leurs boîtiers de Téfilines ('phylactères' en français), pour tenter de se donner une apparence plus « pieuse » aux yeux des gens.

 

Le Ben Ish H, au nom du Levoush, rapporte que les Téfilines de hézqèl Ha'navi (le prophète Ézéchiel) furent retrouvées, prouvant donc que ce grand Juste pratiquait bel et bien cette mitsvah concrètement. Le Talmud rapporte également pour sa part qu'un Rabbi avait en sa possession les Téfilines appartenant à un de ses ancêtres, qui avait fait parti des morts ressuscités par le prophète hézqèl (chapitre 37 de son livre) : « Rabbi Yéhoudah ben Beteira s'est levé sur ses pieds et a déclaré : je suis l'un de leurs descendants, et voici les Téfilines que le père de mon père m'a laissé d'eux » (Sanhédrîn 92b) ! Enfin, la plus ancienne source historique attestant de l'existence des Téfilines est donnée dans la lettre d'Aristée, datant du second siècle avant notre ère, et en parlant déjà comme d'un usage ancien.

 

L'on pourrait alors avancer que les Téfilines furent créées durant l'exil de Bavèl ou à une époque se situant entre Moshé et la déportation, ce qui donne une période d'environ mille ans. Cependant, nous ne pouvons alors que rapporter encore une fois les propos du Hatâm Sofer, stipulant qu'il serait folie de croire qu'aux temps des Juges, des Prophètes ou des Rois, « quelqu'un » aurait « créé » une telle mitsvah et aurait réussi à l'imposer à tout le peuple d'Israël, convainquant tous ces Justes du Tanakh qu'il s'agirait de la bonne application des termes de l'ordonnance !

 

Cette pensée étant sans fondement sérieux, il est donc évident que la mitsvah des Téfilines, telle qu'elle est pratiquée jusqu'à nos jours, a bel et bien été donnée, jusque dans les moindres détails, sur le Sinaï à Moshé.

 

D'autre exemples

 

Il existe bien d'autres exemples de mitsvot qui ne sont pas applicables sans les données de la Torah orale. Par exemple, comment rendre une bête kasher, donc consommable, pour un enfant d'Israël ? Il est écrit « sacrifie de tes bovins et de tes ovins qu'HaShem t'a donné, comme Je te l'ai ordonné » (Devarim/Deutéronome 12:21). Cependant, il n'est pas écrit de quelle manière cette mise à mort doit se faire.

 

Pour la Fête de Soukkot, le Saint Béni Soit-Il demande : « prenez pour vous, le premier jour, le fruit de l'arbre de la splendeur, des palmes de dattier, une ramée de l'arbre feuillu et des saules du torrent, réjouissez-vous, faces à HaShem, votre E.lohim, sept jours » (Vayiqra/Lévitique 23:40). Comment se « réjouir » avec un fruit et des branches d'arbres ? Que devons-nous en faire ?

 

HaShem demande à Avrahâm de se circoncire, lui et toute sa descendance. Comment pratique-t-on la circoncision ? Est-ce que toutes les manières de faire sont bonnes ?

 

La Torah ordonne de ne faire aucune mélakha (« travail ») le Shabbat et les Yom Tov (Jours de Fêtes). Qu'est-ce qu'une mélakha/un travail ? La définition change-t-elle selon les individus et les époques, ou est-elle immuable ? Comment savoir ?

 

La Tradition dans « Torat Yéshou'a »

 

Dans Torat Yéshou'a (les écrits Nazaréens), la Tradition orale se retrouve tout au long des discours du Rabbi et de ses élèves :

 

« Ainsi, comme Yanès et Yambrès s'opposaient à Moshé » (Deuxième Lettre envoyée à Timothée, 3:8). Qui sont ces deux personnages, qui n'apparaissent pourtant pas dans la Torah écrite ? D'où Shaoul connaît-il ces noms ? Qui désignent-ils ? Quelle est sa source ?

 

« Quant aux messagers qui n'ont pas conservé leur première condition, mais qui ont abandonné leur propre demeure, Il les a gardés dans les ténèbres, enchaînés un certain temps, pour le Jugement du Grand Jour » (Yéhoudah/Jude 6) : comment Yéhoudah sait-il que ces messagers célestes sont enfermés plus bas que le shéol, étant donné que la Torah écrite n'en parle pas ?

 

De même, d'où connaît-il la dispute des anges au sujet de Moshé : « quand Mikhaël, un des anges souverains, plaidait contre l'adversaire et qu'il lui disputait le corps de Moshé, il n'osa pas porter contre lui une condamnation insultante, mais il lui dit : qu'Adonaï te réprimande » (verset 9) ?

 

Nous observons également que les discours de Rabbi Yéshou'a sont pétris de Torah orale (voir : https://www.leroimessie.com/yeshou-a-et-la-torah-orale).

 

Pourquoi une partie orale ?

 

Plusieurs réponses existent à cette question, donc voici les deux plus importantes, la première étant apportée par le Midrash :

 

« Rabbi Yehouda bar Shalom dit : « Moshé demanda que la Mishna (la loi orale) fut elle

aussi mise par écrit. Mais le Saint, Béni Soit-Il, le prévint que les Nations traduiraient les

Écritures un jour, qu'elles les liraient en grec, et qu'elles diraient : « Nous sommes Israël »»

(Midrash Tânhouma sur Vayéra, 5)

 

Le Saint Béni Soit-Il « a vu » qu'à l'avenir, la Torah écrite serait prise par les Nations Non-Juives et utilisée contre Israël. La « peau de banane » « divine » a donc consisté à laisser une partie orale, afin que les clés de lectures restent entre les mains du vrai Israël, c'est-à-dire les descendants des trois pères. Ainsi, des personnes n'utilisant qu'une Bible écrite restent aveugles à la plus grande partie de la vérité, car sans les bonnes clés de lecture, elles ne peuvent non seulement pas mettre en pratique la majorité des mitsvot (commandements) de la Torah, mais se sont tellement embrouillées qu'elles en sont venues à abolir la Torah, qui est pourtant éternelle, et dont Rabbi Yéshou'a, bien évidemment, en a attesté la validité à jamais !

 

Ainsi donc, nous pouvons savoir qui est le véritable peuple du Très-Haut, la véritable « épouse » du Créateur. C'est celle qui possède Son trousseau de clés !

 

La seconde raison est elle « pratique ». L'histoire humaine connaît des mutations, des évolutions, et de nouvelles situations apparaissent. La Torah, dans ses 613 mitsvot, ne peut être altérée d'une seule lettre Youd, cependant, elle peut, et doit, s'adapter, selon les cas. C'est ici qu'interviennent les Posskim halakha, ceux qui tranchent la loi. Un exemple parlant est celui du Shabbat. Il existe 39 travaux interdits, plus leurs dérivés. Avec l'arrivée de la technologie, plusieurs nouvelles problématiques se sont posées : peut-on utiliser l'électricité durant le septième jour ? Quelle est la définition exacte d'une mélakha, d'un travail de Shabbat ? S'applique-t-elle à cette découverte ? Si oui, existe-t-il un moyen de la contourner ou pas ? Sinon, comment utiliser un frigidaire le Shabbat, si une lampe s'allume à chaque fois que la porte s'ouvre ? D'autres système électriques se mettent-ils en place au sein de l'appareil une fois la porte ouverte ? Cela pose-t-il problème également ?

 

Nous voyons donc qu'HaShem désire un partenaire, en l’occurrence l'homme, dans l'avancée de Sa Création. Il nous a donné, sur le Sinaï, la Torah écrite et orale, mais laisse la liberté à l'homme de la commenter, l'adapter, tout en lui restant fidèle.

 

Une haie à la Torah

 

Si la Torah orale contient toutes les informations pour comprendre et mettre en pratique la partie écrite, le Saint Béni Soit-Il donne également l'autorité aux Maîtres d'Israël de chaque génération d'émettre des décrets obligatoires, afin de préserver les mitsvot. Ces décrets forment une « haie » autour de la Torah :

 

« Si une cause relative à un meurtre, à un différend, à une blessure te paraît trop difficile à juger et fournit matière à contestation dans tes portes, tu te lèveras et tu monteras au lieu qu'HaShem ton E.lohim choisira. Tu iras vers les Cohanim, les Léviim, et vers le Juge qu'il y aura dans ces jours-là, tu les consulteras et ils te feront connaître la sentence. Tu te conformeras à ce qu'ils te diront dans le Lieu qu'HaShem choisiras, et tu auras soin d'agir d'après tout ce qu'ils t'enseigneront. Tu feras, selon la bouche de la Torah qu'ils t'enseigneront et qu'ils enseigneront, tu ne te détourneras de ce qu'ils te diront ni à droite ni à gauche. L'homme qui, par orgueil, n'écoutera pas le Cohen placé là pour servir HaShem ton E.lohim, ou qui n'écoutera pas le Juge, cet homme sera puni de mort. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d'Israël » (Devarim/Deutéronome 17:8-12)

 

Cette mitsvah est reprise et expliquée par le Rambam dans son Mishné Torah comme suit :

 

« Les Juges du grand Tribunal de Yéroushalayim sont le principe de la Torah orale et les piliers de l'instruction ; d'eux émanent loi et jugement pour tout le peuple d'Israël. A propos d'eux la Torah a donné l'assurance (Devarim/Deutéronome 17,11) : « Selon l'instruction qu'ils te donneront » ; c'est une mitsvah positive. Quiconque a foi en Moshé rabbénou et en sa Torah a l'obligation de conformer sa pratique à leurs décisions et de s'en remettre à eux » (Séfer Shoftim, Hilkhot Mamrim, 1,1)

 

Ces Cohanim, Léviim et Juges enseignent la Torah écrite, la Torah orale, les règles et les coutumes qu'ils ont eux-mêmes mis en place au fil des âges afin de préserver l'intégrité de la Torah pendant les exils, comme cela est rapporté ici :

 

« Moshé reçut la Torah au Sinaï et la transmit à Yéhoshou'a ; Yéhoshou'a la transmit aux Anciens, les Anciens aux Prophètes et les Prophètes la transmirent aux Hommes de la Grande Assemblée. Ceux-ci énoncèrent trois principes : soyez circonspects dans le jugement, formez de nombreux disciples et établissez une clôture autour de la Torah » (Pirqé Avot, 1:1)

 

 

Cet ordre est également rappelé dans le prophète, comme il est dit :

 

« Car les lèvres du Cohen doivent garder la connaissance, et la Torah est demandée de sa bouche, car il est un envoyé d'HaShem Ts.évaôt » (Malakhie/Malachie 2:7)

 

La Torah précise donc bien, en Devarim/Deutéronome, qu'en plus du Cohen, le Shofet (le Juge) à un statut d'enseignant de Torah. Rabbi Yéshou'a reconnaît fort bien cette autorité des Rabbanim, qui sont des Juges, et s'y pliera lui-même et demandera au peuple d'Israël de suivre leurs directives, comme il est dit :

 

« Les enseignants de la Torah et les Proushim s'assoient dans la chaire de Moshéh. Par conséquent, quoi qu'ils vous disent, faites-le et gardez-le » (Matityahou/Mathieu 23:2-3)

 

Or, dans le Texte de Devarim, il est bien parlé de Cohen. Cependant, beaucoup de Maîtres ne font pas parties de la Tribu de Lévy. Rentrent-ils donc dans cette catégorie ? Pour répondre à cette question, voici un Texte du navi :

 

« Et les fils de David étaient Cohanim » (Deuxième Livre de Sh'mouel/Samuel 8:18)

 

Cependant, David est de la Tribu de Yéhoudah, il n'est donc pas Cohen, ni ses fils. En réalité, Rachi traduit ce mot ici par « Chefs Officiers ». De là la Torah délivre le message comme quoi le mot Cohen renvoie à un sacrificateur, mais également à une personne importante, un chef ou un conducteur, un prince (comme dans : « vous serez une Royauté de princes/de guerriers » (Shémot/Exode 19:6)).

 

Nous comprenons donc que la Torah orale est un ensemble complexe, qui est constituée des lois orales permettant de pratiquer ce qui est écrit, des décrets des Rabbis pour préserver cette Torah, de commentaires sur ces lois, et de divers enseignements.

 

Structure de la Torah orale 

 

* Les lois orales données à Moshé ont été mises par écrit dans ce qui s'appelle le Talmud (« Étude »). Le Talmud est constitué de la Mishna (la loi orale en tant que telle) et de la Guémara (l'explication de cette loi orale). La Mishna et la Guémara ont été principalement commentées par le célèbre Rachi, et les Toss'fot. Au fil du temps, d'autres Maîtres sont intervenus pour commenter et éclaircir un certains nombre de points. Il existe deux Talmud : celui de Bavèl (Babylone) et le Yéroushalmi (Jérusalem).

Les six ordres de la Mishna sont les suivants :

Zéra’yim (זְרָעִים‎) :

  • Berakhot

  • Pe'ah

  • Demai

  • Kil'ayim

  • Shevi'it

  • Teroumot

  • Ma'aserot

  • Ma'aser Sheni

  • 'Hallah

  • Orlah

  • Bikkourim

Mo’èd (מוֹעֵד‎) :

  • Shabbat

  • 'Erouvîn

  • Pessa'him

  • Shekalim

  • Yomah

  • Soukkah

  • Beitsa

  • Rosh Hashanah

  • Ta'anit

  • Meguilah

  • Mo'ed Katan

  • 'Hagigah

Nashim (נָשִׁים‎) :

  • Yevamot

  • Ketoubot

  • Nedarim

  • Nazir

  • Sotah

  • Guitîn

  • Qiddoushîn

Néziqin (נְזִיקִין‎) :

  • Bava Kamma

  • Bava Metzia

  • Bava Batra

  • Sanhedrîn

  • Makkot

  • Shevou'ot

  • Edouyot

  • 'Avodah Zarah

  • Avot

  • Horayot

Qodachim (קָדָשִׁים‎) :

  • Zeva'him

  • Mena'hot

  • 'Houlîn

  • Bekhorot

  • Arakhîn

  • Temourah

  • Keritot

  • Me'ilah

  • Tamid

  • Middot

  • Kinnim

Taharot (טָהֳרוֹת‎) :

  • Keilim

  • Oholot

  • Nega'im

  • Parah

  • Tohorot

  • Mikva'ot

  • Niddah

  • Makhshirîn

  • Zavim

  • Tevoul Yom

  • Yadayim

  • Ouktzim

 

* Il existe également le Midrash, qui traite de la lecture homilétique de la Torah. C'est-à-dire que le Texte de la Torah est commenté non selon son sens littéral, mais selon son sens parabolique, afin d'en faire sortir de nouvelles interprétations et compréhensions. Les Midrashim sont principalement réunis dans les livres qui sont les Pirqé deRabbi Eli'ezer, le Midrash Rabbah (sur la Torah, les Téhilim), le Midrash Tânhoumah, le Yalqout Shim'ôni, Pesikta Rabbati, Pesikta deRav Kahana, Tana Debei Eliyahou Rabbah et Zouta.

Il existe également le Midrash halakha : le Sifra (sur Vayiqra/Lévitique), le Sifrei (sur Bamidbar/Nombres et Devarim/Deutéronome), la Mekhilta de Rabbi Shi'môn Bar Yo'haï et la Mekhilta de Rabbi Yishmaël.

 

* Puis vient le Zohar, qui traite des secrets de la Torah. Celui sur la Torah se divise en trois volumes (le volume I concerne Béréshit/Genèse, le volume II est sur Shémot/Exode, le volume III concerne les trois derniers Livres de la Torah). Il existe également le Zohar sur les Méguilot (Eikha/Lamentations, Qohélèt/Ecclésiaste, Routh/Ruth).

Tout ceci forme le corps de la Torah orale. Par la suite, de nombreux livres ont été écrits par nos Maîtres, développant toujours plus la Torah infinie du Saint Béni Soit-Il : la 'Hassidout nous a donné le Tanya, le Likoutéi Moharân par exemple, d'autres Maîtres des livres de Moussar (la morale) comme le Messilat Yesharim, les Devoirs du coeurs...

 

Grâce à tous ces enseignements, nous pouvons lire, étudier et comprendre la Parole d'HaShem sur quatre niveaux : littéral (pshat en hébreu), allusif (rémez), homilétique (drash), secret (sod). En hébreu, les initiales de ces quatre niveaux forment le mot « Pardess », signifiant « Jardin ». Le véritable Jardin d'Eden étant la compréhension et la délectation de l'homme dans la Parole Divine, la Torah d'éternité.