בהר

בחוקותי

Parashat Behar - Behoukotaï

 

Une foi à toute épreuve

 

Torah : Vayiqra/Lévitique 25:1 à 27:34

Haftarah : Yirmeyahou/Jérémie 16:19 à 17:14

HaShem donne la mitsvah, le commandement de la shémitah, qui consiste à laisser reposer la Terre chaque septième année. L'agriculture y est donc interdite. Plusieurs lois sont ainsi énoncées, concernant cette période, dont celle du Yovèl, le Jubilé, qui a lieu chaque cinquantième année.

La dernière section du Livre de Vayiqra traite des malédictions qui poursuivront Israël si il s'entête à désobéir à HaShem. Cependant, à la fin, le peuple fera téshouvah, se repentira de ses fautes, et reviendra à son Père Céleste. Pour finir, plusieurs lois sont énoncées au sujet des vœux.

*

« Dans nos champs nous cultivons du blé. L'année qui a précédé la Chmita 5754 [la septième année où l'on respecte le shabbat de la terre], nous avons semé à peu près sur deux cent cinquante mille mètres carrés (25 hectares). La pluie est venue en son temps et les grains de blé ont commencé à germer. « Malheureusement », au moment le plus critique, lorsque la terre a un grand besoin d'eau, la pluie s'est arrêtée et en très peu de temps toute la récolte a séché ! Dans un cas pareil, même si la pluie tombe à nouveau, il n'y a presque plus rien à sauver.....

 

sans grand espoir, j'appelai tout de même un assureur afin d'assurer le peu qui pourrait subsister. Lorsqu'il arriva, il jeta un bref coup d’œil sur le champ et me dit avec étonnement : « avez-vous déjà entendu qu'on assurait de la terre ? Notre assurance n'assure que la récolte, pas de la terre sèche ! Je suis désolé pour vous, mais vous n'avez pas de récolte ». « Il n'y a pas de problème, répondis-je, si vous ne pouvez pas m'assurer, il y a quelqu'un d'autre qui le fera, Celui qui Siège là-haut ! » dis-je en pointant le ciel de mon index, « cette année est la sixième année avant la Chmita et nous avons reçu la promesse que la récolte pousserait même si nous ne le voyons pas ! »

L'assureur me regarda avec pitié et quitta le terrain.

 

À partir de ce moment-là, des pluies abondantes commencèrent à tomber, et bien que d'après les lois de la nature il était déjà trop tard pour ma récolte puisque les grains avaient séché, un miracle se produisit : non seulement mes grains se remirent du coup de sécheresse qu'ils avaient reçu, mais en plus de cela, la récolte fut tellement abondante que l'on n'arriverait plus à pénétrer dans le champ ! J'ai appelé l'assureur afin qu'il se rende compte de ses propres yeux de l'étendue du miracle. Lorsqu'il arriva, il se frotta les yeux comme s'il ne croyait pas ce qu'il voyait. Il me demande ce que j'avais fait pour obtenir cela et ajouta : « de ma vie, je n'ai jamais vu chose pareille ! », je lui répondis alors : « vous rappelez-vous ce que je vous ai dit ? Il y a quelqu'un en haut qui m'assurera ! ». l'assureur accepta alors de signer la police d'assurance ! Puis très enthousiaste il me dit avec émotion : « écoutez-moi monsieur Ezra, de ma vie je n'ai jamais assisté à une telle chose. Je suis obligé d'admettre qu'il y a un D. ! »

 

Ce n'est qu'après la moisson que nous avons pu réellement constater l'ampleur du miracle. La récolte avait triplé ! Exactement comme la Torah nous le promet. Nous avons eu du mal à le croire, jusqu'à ce que nous ayons pesé les sacs de blé. Si chaque année, pour mille mètres carrés, nous récoltions à peu près une tonne, cette année-là, nous avions récolté trois tonnes ! C'était voir la bénédiction de nos yeux ébahis ! » (« La Paracha : Vayikra », Eliaou Hassan)

Chaque septième année d'un cycle, un Israélite doit laisser son champ reposer et compter sur la bénédiction d'HaShem la sixième année pour avoir suffisamment de nourriture pour le futur.

 

Ce principe est également valable pour chacun d'entre nous : quelque soit notre situation, nous devons faire confiance que nous ne manquerons jamais de nourriture et de vêtement. Comme le dit le Roi David dans les Téhilim/Psaumes : je n'ai jamais vu un juste mendier son pain. La leçon est dure à apprendre mais en vaut la chandelle !

 

« Et ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? » (Matityahou/Mathieu 6:25)

 

« Rabbi Eliezer Hagadol déclare : Quiconque n'a plus qu’un morceau de pain dans son panier et dit : « Que mangerai-je demain ? » n'appartient qu'à la catégorie de ceux qui sont petits dans la foi » (Sotah 48b)

 

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« Ne prends pas de lui d'intérêt et d'usure, et tu craindras ton E.lohim » (Vayiqra/Lévitique 25:36)

 

Il est interdit de prêter à un Juif ou à un Gentil (Non-Juif) croyant dans le Messie Yéshou'a à intérêt. Les Maîtres d'Israël rapportent que la Torah se montre très sévère envers un tel comportement, à tel point que celui qui prête à intérêt sachant qu'il est en faute n'aura pas part à la résurrection des morts au dernier Jour ! En effet, un des mots en hébreu pour l'argent est דם dâm, même mot que « sang ». S'applique donc ici la loi spirituelle de « mesure pour mesure » : de même que tu as « pris du sang » de ton prochain en le privant, en quelque sorte, de sa vie, de même ton sang sera « pris » à la résurrection, te privant de la vie dans le monde futur !

 

Toujours au sujet de l'argent, voici plusieurs mitsvot/commandements qui apportent de grandes bénédictions à l'homme, en particulier dans ses finances. Certaines ont déjà été énoncées, mais il est bon de les rappeler :

 

א] Donner 10% (ou 20% pour ceux qui le peuvent/veulent) de ses revenus à des pauvres ou des étudiants en Torah (ou pour la diffusion de livres, etc).

 

ב] Donner, en plus, la tsédaka/charité pour diverses causes (faire des courses à des pauvres, payer le loyer de quelqu'un, entretenir le bâtiment d'une communauté, soutenir un parent seul, etc).

 

ג] Posséder, chacun selon ses moyens, un gmah, c'est-à-dire une enveloppe avec de l'argent qui constitue une caisse personnelle de prêt sans intérêt pour vos connaissances dans le besoin.

 

Plus un homme donne, plus son Père Céleste lui donne !

 

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« Si vous marchez dans Mes décrets » (Vayiqra/Lévitique 26:3)

 

Rachi dit ceci : « On pourrait croire qu'il s'agit de l'accomplissement des commandements ? Mais le verset continue et dit : « ...et que vous observiez mes mitsvot et que vous les accomplissiez ». Donc que signifie « marchez dans mes décrets » ? Il s'agit de se fatiguer dans la Torah ».

 

Cependant, nous pouvons apporter, en tant que croyant dans le Messie Yéshou'a, une nouvelle explication : Il est dit littéralement : « si vous marchez dans Mes Houqim/décrets ». Le mot חק hoq en hébreu (pluriel : houqim) désigne une loi, un concept spirituel dont nous ne connaissons pas l'explication. Par exemple la mitsvah/commandement de la vache rousse : nous prenons une vache de couleur rousse, que nous tuons, puis nous mélangeons ses cendres avec de l'eau, et cette eau, aspergée sur une personne, est capable de la purifier ! Shlomo/Salomon lui-même n'a pas réussi à comprendre cette loi malgré sa sagesse légendaire. Pourquoi une vache rousse ? Pourquoi ses cendres ? Comment peut-elle purifier ? Nul ne le sait actuellement, cependant l'explication existe car HaShem ne fait rien sans but. Elle nous sera seulement dévoilée par le Roi Messie.

 

Or, il existe un autre endroit où le mot hoq est utilisé, il s'agit du deuxième Psaume :

 

« Je publierai le [hoq] décret; HaShem m'a dit: Tu es Mon Fils! Je t'ai engendré aujourd'hui » (2:7)

 

En d'autres termes : « Voici, Je décrète quelque chose dont personne ne pourra en comprendre les tenants et les aboutissants, les trésors qui se cachent derrière cette vérité : Je vais envoyer l'âme messianique, créée avant la fondation du monde, dans un homme, et il deviendra à partir de ce moment Mon Fils unique [dans le sens : le seul qui a intégré et vécu la Torah de façon parfaite, comme il est dit dans les Psaumes : « Ta Torah est dans mes entrailles »] ».

 

Ce hoq, comme on peut le deviner, est devenu une pierre d'achoppement, un rocher de scandale, un piège pour les deux maisons d'Israël, un obstacle pour le Juif et une folie pour le Non-Juif !

 

Et pourtant, Yéshou'a a été choisi pour être la pierre angulaire de tout l'édifice. Ainsi, voici comment nous pouvons comprendre ce début de parashat Béhouqotaï :

 

« Si vous marchez dans Mes houqim/décrets [si vous allez dans le chemin que Yéshou'a Mon hoq a ouvert pour vous en le suivant malgré les incompréhensions que cela apporte, et que vous continuer à pratiquer les autres houqim de la Torah (hoq ici étant au pluriel) comme la kasheroute des aliments, etc] et que vous observez Mes mitsvot et les accomplissez, Je donnerai » (26:3-4)

 

Vous voulez la brakha, la bénédiction ? Suivez Yéshou'a, recevez la rouah/l'esprit, étudiez la Torah, pratiquez les commandements (non pour vous justifier mais pour vous sanctifier) !