בראשית

Parashat Béréshit

 

Les secrets dévoilés

Torah : Béréshit/Genèse 1:1 à 6:8

Haftarah : Yésha'yahou/Isaïe 42:1 à 43:10

 

Moshé commence l'écriture de la Torah sous la dictée d'HaShem, l'E.lohé d'Israël. Sont rapportées la Création du monde, la formation de l'homme et sa femme, la chute dans le Gan 'Eden, les premières générations des humains jusqu'au temps de Noah.

 

*

 

« Dans un commencement, E.lohim créa les Cieux et la Terre » (Béréshit/Genèse 1:1)

 

Ce premier verset, passouk de la Torah renferme quantité de secrets et merveilles, et, bien entendu, il n'en sera vu ici qu'une petite goutte !

 

Rachi, dès le début, avance un commentaire assez énigmatique : « Il n'aurait fallu commencer la Torah que par : « Ce mois-ci est pour vous le premier des mois » (Shémot/Exode 12:2), puisque c'est le premier commandement prescrit à Israël. Pour quelle raison donc la Torah commence-t-elle par la genèse ? Car il est dit « La puissance de Ses œuvres, Il l'a raconté à Son Peuple, afin de leur donner l'héritage des Nations » (Téhilim/Psaume 111:6), car lorsque les Nations du monde diront à Israël : « vous êtes des voleurs car vous avez conquis les terres des sept nations cananéennes », les Juifs leur diront : « Toute la Terre appartient au Saint Béni Soit-Il, Il l'a créé et l'a donnée à qui est droit à Ses yeux, par Sa Volonté, Il la leur a donnée et par Sa Volonté, Il la leur a reprise et nous l'a donnée » (Yalqout Shémot 12:2) ».

 

Pourquoi le célèbre commentateur de la Torah commence ses explications avec la terre d'Israël ? Pour nous montrer qu'aux Temps de la fin, le problème principal sera le retour des Israélites en Kéna'ân/Canaan. Selon le principe que ce qui se trouve à la fin est présent dans la pensée du début, ici nous voyons qu'HaShem demande à Moshé, Moïse, d'écrire tout le récit de la Création afin de montrer aux peuples que la Terre Lui appartient, et Il l'a donne à qui Il veut. Israël ne vole donc la terre de personne, si HaShem permet dans l'histoire que le peuple revienne, ce n'est ni par la volonté des USA, ni par celle d'un autre pays, mais par Sa Volonté, lui qui incline le cœur des rois comme Il veut pour l'accomplissement de ses desseins.

 

Vous avez un problème avec le retour des Juifs sur leur terre, avec le sionisme, avec Jérusalem comme capitale éternelle et indivisible d'Israël ? Le fond de votre problème, en réalité, n'est pas ce peuple, mais son E.lohim !

 

* * *

 

« Dans un commencement, E.lohim créa les Cieux et la Terre » (Béréshit/Genèse 1:1)

 

Pourquoi la Torah commence-t-elle par la lettre ב Beit et non par un א Aleph (première lettre de l'alphabet) ? Car le Beit est la première lettre du mot ברכה bérakha, bénédiction, et le aleph première du mot ארירה arirah, malédiction, et il convient de commencer la Torah par une expression de bénédiction (Béréshit Rabbah, 1:10).

 

*

 

Cette lettre ב Beit a une valeur numérique de 2, ce qui fait allusion aux deux mondes qu'a créé E.lohim : notre monde et le monde futur (Tânhouma 5)

 

*

 

La guématria du mot בראשית béréshit est égale à 913, soit la même que celle de l'expression בראש השנה נברא « à Rosh Hashanna il fut créé » (Ba'al Hatourim, voir Rosh Hashanna 10b-11a)

 

* * *

 

« E.lohim dit : « que la Lumière soit ! » et la Lumière fut » (Béréshit/Genèse 1:3)

 

« HaShem vit que les méchants ne méritaient pas cette Lumière, aussi Il l'a dissimula pour les Justes dans le monde futur » (Rachi)

 

Ici, la Torah ne parle pas de la lumière « physique » mais d'une Lumière spirituelle, capable d'élever l'âme de l'homme et de lui donner toutes les bénédictions Divines. Cette Lumière a été cachée dans la Torah et elle se révèle dans le Roi Messie, comme il est rapporté par le Ba'al Hatourim : la guématria de « la Lumière », את האור, est égale à celle de בתורה « dans la Torah », soit 613, qui est également le nombre total de commandements !

 

Et pour le Roi Messie, Yéshou'a, il est dit : « Cette Lumière était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme venant dans le monde » (Yohanân/Jean 1:9)

 

Et cela n'est pas étonnant car l'esprit messianique, qui est rentré en Yéshou'a quand il eut 30 ans, été déjà créé avant la fondation du monde :

 

« La rouah/l'esprit d'E.lohim se mouvait au-dessus des eaux » (Béréshit/Genèse 1:2)

 

En effet, la guématria de la phrase ורוח אלהים מרחפת « et la rouah d'E.lohim planait » est égale à 1034, ce qui est également la valeur numérique de l'expression זו היא רוחו של מלך המשיח « il s'agit de l'esprit du Roi Messie » (Ba'al Hatourim).

 

Ainsi, quand Yéshou'a dira « avant qu'Avraham fut, je suis », il ne fait pas référence à lui-même, mais à l'esprit messianique qui l'habite et qui a précédé Avraham dans la Pensée Divine. Car dès le deuxième verset la Torah fait allusion au Roi Messie, tandis qu'Avraham intervient plus tard, ainsi qu'il est dit :

 

« Quand ils furent créés » (Béréshit/Genèse 2:4)

 

Les lettres du mot בהבראם « créés » peuvent être réarrangées pour former le mot באברהם Avraham.

 

* * *

 

« E.lohim créa les grands poissons » (Béréshit/Genèse 1:21)

 

Il y a une allusion dans ce verset à la création des dinosaures. Le terme hébreu traduit par « grands poissons », soit התנינם הגדלים, signifie littéralement « les grands reptiles », le mot taninim (tanîn au singulier) renvoyant à la notion de reptile :

 

« Ta verge deviendra un serpent [tanîn] » (Shémot/Exode 7:9)

 

Nous avons donc : taninim guédolim, littéralement « les grands reptiles » !

 

* * *

 

« E.lohim créa l'homme à son image » (Béréshit/Genèse 1:27)

 

De même qu'E.lohim a la capacité de créé par la parole, de même pour nous. Le Talmud nous raconte que les Maîtres d'Israël avaient tellement sanctifié leur bouche qu'ils étaient capables de créer des objets physiquement rien que par leur parole !

 

* * *

 

« HaShem E.lohim forma l'homme de la poussière de la Terre » (Béréshit/Genèse 2:7)

 

En hébreu, le mot « forma », וייצר, comporte une « faute », par la présence des deux lettres יי youd. En réalité, cela signifie que l'homme doit connaître deux naissances (le youd ayant la forme d'une goutte de semence masculine) : une naissance physique et une naissance spirituelle !

 

* * *

 

« Elle prit de son fruit et en mangea » (Béréshit/Genèse 3:6)

 

La Torah parle sous forme de codes. En réalité, le fruit défendu était...l'acte sexuel ! Le Ari Hakadosh nous révèle, selon la compréhension des secrets de la Torah, qu'Adâm et Hava auraient dû s'unir durant le Shabbat. Ils ne surent attendre et s'unirent juste avant le septième jour, sous l'impulsion du « serpent », c'est-à-dire le mauvais penchant. Il y a là beaucoup de secrets.