בשלח

Parashat Béshalah

 

Parnassa et étude de Torah

 

Torah : Shémot/Exode 13:17 à 17:16

Haftarah : Shoftim/Juges 4:4 à 5:31

 

Le peuple d'Israël sort d’Égypte et se prépare à traverser la mer des joncs lorsque Pharaon et son armée les rattrapent. HaShem, par l'intermédiaire de Moshé, réalise alors un miracle en ouvrant la mer, permettant à Ses enfants d'atteindre l'autre rive. Puis cette-dernière se refermer sur les ennemis du Peuple, qui entonne alors un chant de remerciement au Créateur du monde ! Cependant, la joie est de courte durée car le peuple a soif et est en recherche d'eau. Non seulement HaShem leur en donne, mais Il leur envoie de plus la manne chaque jour. La section se termine sur Yéhoshou'a combattant contre 'Amaleq.

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« Ils arrivèrent et campèrent à Pi-Hahirot » (Shémot/Exode 14:2)

 

Ce mot signifie « la bouche des libertés », car à ce moment-là les enfants d’Israël ont commencé leur cheminement jusqu'au Sinaï où ils allaient recevoir la Torah. Or, « il n'est d'homme libre que celui qui étudie la Torah » (Pirké Avot 6:2) car « vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre » (Yohanân/Jean 8:32), or « Ta Torah est vérité » (Téhilim/Psaume 119:142)

 

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« HaShem dit à Moshé : pourquoi cries-tu vers Moi ? » (Shémot/Exode14:15)

 

« Cela nous apprend que Moshé se tenait debout et priait. Le Saint Béni Soit-Il lui dit : « ce n'est pas le moment maintenant de prolonger la prière, car Israël se trouve dans la détresse » (Rachi).

Parfois, HaShem demande à l'homme de prier de toutes ses forces, et parfois Il lui dit simplement : tais-toi et agit ! Pendant que le Créateur demandait à un Moshé dubitatif de cesser de prier, le prince de la Tribu de Yéhoudah, Nahshôn ben 'Aminadav, se lança dans l'eau, et c'est son acte de foi qui fit que la mer s'ouvrit devant le peuple. Peut-être l'expression « se jeter à l'eau » vient-elle d'ici ?

 

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« Il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent » (Shémot/Exode 14:21)

 

« « Nourrir une personne est aussi difficile que le partage de la mer ». Il demandait : est-ce réellement difficile pour Celui qui a créé le monde entier par Sa Parole de diviser les eaux ou d'assurer la subsistance d'une personne ? Lui est-Il rien d'impossible ?

En réalité, le parallèle établi entre la subsistance et le partage de la mer doit se comprendre ainsi : chacun doit faire le maximum pour se nourrir, comme l'expliquent nos Sages : « On aurait pu croire que l'homme peut rester oisif. Aussi la Torah précise-t-elle : « Il te bénira dans toutes les œuvres de ta main » ».

De même, les eaux de la mer se sont séparées devant les hébreux seulement après qu'il y furent entrés le plus loin possible, car le miracle manifeste apparaît là où la nature a achevé son œuvre.

Pour la subsistance, comme pour le partage de la mer, les débuts sont « difficiles » car l'intéressé ne sait pas ce que ses efforts lui rapporteront. Mais une fois qu'il a commencé, il peut être certain de bénéficier de la bénédiction divin » (Hafets Hayim, commentaire sur la Torah)

 

Le sujet de la parnassa (les moyens de subsistances) trouve écho en chacun de nous. En effet, qui n'a jamais éprouvé d'angoisses à ce sujet ?

 

Néanmoins, les Sages et le Roi Messie Yéshou'a insistent beaucoup sur ce point : d'abord la Torah/Royaume des Cieux, puis le reste viendra par la suite. Certes, plus facile à dire qu'à faire !

 

Dans les écrits des Maîtres d'Israël, nous y lisons que le plus gros « débloqueur » de bénédictions est l'étude de Torah (ce que signifie « cherchez le Royaume d'HaShem »). Il est dit à ce propos :

 

« Nul ne pourra te résister, tant que tu vivras; comme j'ai été avec Moshé, Je serai avec toi, Je ne te laisserai faiblir ni ne t'abandonnerai. Sois ferme et vaillant! Car c'est toi qui vas mettre ce peuple en possession du pays que J'ai juré à ses ancêtres de lui donner. Mais sois ferme et bien résolu, en t'appliquant à agir conformément à toute la Torah que t'a tracée Mon serviteur Moshé : ne t'en écarte à droite ni à gauche, pour que tu réussisses dans toutes tes voies. Ce livre de la Torah ne doit pas quitter ta bouche, tu le méditeras jour et nuit afin d'en observer avec soin tout le contenu; car alors seulement tu prospéreras dans tes voies, alors seulement tu seras heureux. Oui, je te le recommande: sois fort et résolu, sans peur et sans faiblesse! Car HaShem, ton E.lohim, sera avec toi dans toutes tes voies » (Yéhoshou'a/Josué 1:5-9)

 

La Parole est très claire : étudie la Torah à voix haute, met-la en pratique, et tu connaîtras la bénédiction. La halakha (loi d'Israël, code de conduite pour la vie quotidienne) stipule que l'homme devra avoir un temps d'étude en journée et la nuit, comme cela à été dit à Yéhoshou'a.

 

Il existe également d'autres lois spirituelles qui participent à élargir la brakha/bénédiction matérielle :

 

* Donner 10% de tous ses revenus aux pauvres et aux étudiants de Torah (yéchivot) évite la pauvreté

 

* Donner 20% de tous ses revenus permet d'accéder à la richesse (il est permis de mettre HaShem à l'épreuve pour cette unique mitsvah/commandement, car il est écrit dans Malakhie/Malachie : « Apportez toute la dîme dans les caisses (du Temple) pour qu’il y ait de la subsistance dans Ma maison, et mettez-Moi ainsi à l’épreuve, dit HaShem, pour vérifier si Je ne vais pas ouvrir pour vous toutes les cataractes du ciel pour déverser sur vous Ma bénédiction sans aucune limite »

 

* Étudier la Torah avant l'aube

 

* Dire à HaShem qu'une des raisons pour lesquelles nous voulons gagner plus, c'est pour pouvoir faire plus de tsédaka (charité) aux pauvres (et le mettre vraiment en pratique!)

 

Néanmoins, l'étude de Torah reste au-dessus de tout !