אמור

Parashat Emor

 

Sans père, sans repère

 

Torah : Vayiqra/Lévitique 21:1 à 24-23

Haftarah : Yéhézqèl/Ézéchiel 44:15-31

Plusieurs mitsvot, commandements, sont données aux cohanim, concernant leur relation avec leur prochain,envers le Temple, la sainteté particulière de leur corps. Sont également rappelés certaines règles aux sujet des animaux offert au Temple (aucun défaut corporel, l'âge minimum...). Puis la Torah énumère chaque Fête de l'année qu'Israël doit accomplir, avant de finir sur le récit d'un homme qui blasphème le Nom Divin et est condamné à mort.

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« On travaillera six jours mais le septième jour est le Shabbat, jour de repos. Il y aura une sainte convocation, vous ne ferez aucun ouvrage : c'est le Shabbat d'HaShem » (Vayiqra/Lévitique 23:3)

 

Le Shabbat est appelé par nos Maîtres la Source des bénédictions, car il est écrit au début de la Torah qu'E.lohim le bénit. Tout celui qui s'attache au Shabbat et fait de ce jour ses délices sera comblé de bienfaits !

 

« Si tu retiens ton pied pendant le Shabbat, Pour ne pas faire ta volonté en Mon saint jour, Si tu fais du Shabbat tes délices, Pour sanctifier HaShem en Le glorifiant, Et si tu l'honores en ne suivant point tes voies, En ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours, Alors tu mettras ton plaisir en HaShem, Et Je te ferai monter sur les hauteurs du pays, Je te ferai jouir de l'héritage de Ya'aqov, ton père ; Car la bouche de HaShem a parlé » (Yésha'yahou/Isaïe 58:13-14)

 

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« Le fils d'une femme Israélite et d'un homme égyptien, étant venu au milieu des enfants d'Israël, se querella dans le camp avec un homme Israélite. Le fils de la femme Israélite blasphéma et maudit le Nom d'HaShem. On l'amena à Moshé. Sa mère s'appelait Shélomit bat Divri, de la Tribu de Dân » (Vayiqra/Lévitique 24:10-11)

 

Rachi nous rapporte les explications orales nous permettant de mieux comprendre ce récit. « L'homme égyptien » dont il est question ici est celui que Moshé a tué en Égypte (voir Shémot/Exode 2:12), peu de temps avant de s'enfuir vers Midîan/Madian. La Torah nous donne le nom de sa mère afin de nous faire comprendre quelle est son origine exacte. Elle s'appelle Shélomit (du mot Shalom, la paix, qui est également une marque de salut en Israël) bat Divri (du mot « daber », « parler »), car elle jacassait et interpellait tout le monde, ne s'arrêtant jamais de parler. De ce fait, elle attira l'attention d'un chef de travaux égyptien (qui sera donc tué par Moshé peu de temps après) qui vint de nuit vers elle et qui s'unit à elle. De ce viol naîtra l'homme de notre histoire.

 

Nous le voyons donc, dans cette parasha/section, se quereller et maudire le Nom Divin. La question qui se pose est la suivante : pour quelle raison la Torah nous donne-t-elle son origine ? Qu'est-ce que cela nous rapporte de savoir de quelle manière il a été conçu ?

 

En réalité il se cache ici un grand secret : la façon dont s'unissent deux personnes agit de façon déterminante sur l'âme du futur enfant ! Selon les pensées des parents, leurs paroles et leur comportement lors de la conception, le futur embryon puis enfant en sera influencé.

 

La Torah n'est pas une suite d'interdits mais un chemin de vie pour nous montrer comment tirer un maximum de plaisir et de bonheur dans ce monde de façon permise. Deux personnes liées par le mariage, qui s'entendent, s'aiment et se respectent, et conçoivent leur future progéniture dans l'amour, quand l'épouse est permise (en-dehors des menstruations et après s'être plongée dans un mikvé ou source d'eau naturelle comme la mer, un fleuve, un lac, une rivière, etc) donneront, amèneront de grands potentiels d'âmes dans leurs enfants. A l'inverse, tout ce qui est le résultat d'un viol, d'une conception hors mariage, d'une intimité défaillante (disputes, colères, esprit d'adultère, etc) amènera en l'enfant des forces négatives.

 

Il n'y a toutefois pas de fatalité car chacun garde son libre-arbitre. Seulement, certains auront beaucoup plus de difficultés que d'autres dans la vie, à cause de tendances, mauvais traits de caractère, blessures d'âmes ou problèmes psychologiques. Ils auront alors plus d'efforts à fournir pour pouvoir se réparer, mais bien évidement, cela reste toujours possible !

Le problème de cet homme est qu'il ne trouvait pas sa place au sein du peuple d'Israël et se sentait rejeté. Il avait grandi sans père, et donc sans repère. Il ne trouvait sa place ni dans sa famille, ni dans son peuple, ni même avec HaShem : se sentant abandonné de son père terrestre, il transposa ce sentiment d'abandon sur le Créateur Lui-même, allant jusqu'à l'insulter devant tous, et quittant Ses voies. Néanmoins, il aurait dû, de par son libre-arbitre, aller chercher de l'aide et se « réparer » au lieu de laisser ses émotions prendre le dessus de manière exagéré.

 

Les parents ont donc une grande responsabilité envers leurs futurs enfants, mais ces-derniers pourront toujours avoir la victoire, certes avec plus de difficultés, sur leurs problèmes, avec l'aide d'HaShem et de Son Messie !

 

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« Si quelqu'un blesse son prochain, il lui sera fait comme il a fait : fracture pour fracture, œil pour œil, dent pour dent » (Vayiqra/Lévitique 24:19-20)

 

Il ne s'agit pas ici de rendre les coups comme le prétendent les ignorants, mais tout simplement de donner une indemnisation pécuniaire de la valeur du membre blessé. Si par exemple une blessure à l’œil entraîne un arrêt de travail d'un mois, la personne qui en était à l'origine devait non seulement payer les soins médicaux, mais donner le manque à gagner dû à l'absence de cette personne à son travail, soit, dans notre exemple, un mois de salaire !