ראה

Parashat Rééh

 

La formule du bonheur !

Torah : Dévarim/Deutéronome 11:26 à 16:17

Haftarah : Yésha'yahou/Isaïe 54:11 à 55:5

 

Moshé rappelle au Peuple d'Israël l'importance de la Torah, et toutes les bénédictions et malédictions qui y sont rattachées. Cette parasha contient également des rappels de certaines mitsvot comme le ma'asser/la dîme, la charité, les offrandes offertes au Temple, etc.

 

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« Voici Je mets aujourd'hui devant vous la bénédiction et la malédiction : la bénédiction si vous obéissez aux commandements d'HaShem votre E.lohim que Je vous prescris aujourd'hui, et la malédiction si vous n'obéissez pas aux commandements » (Dévarim/Deutéronome 11:26-28)

 

Une question se pose : nos Maîtres nous enseignent qu'il n'existe pas de récompense pour l'accomplissement des commandements dans ce monde, celle-ci nous sera donnée dans le 'olam haba, le monde futur (à l'exception de quelques unes dont nous touchons une partie du salaire ici-bas comme la visite aux malades, l'hospitalité, l'étude de la Torah, la prière matinale, etc).

 

En réalité, la bénédiction, selon le Rambam, se réfère à de bonnes qualités de vie, permettant de mieux accomplir la Volonté Divine. Si nous pratiquons la Torah, HaShem répandra Sa bénédiction dans la nature, l'environnement, et les circonstances de notre vie, afin de nous permettre de continuer à la vivre dans de bonnes conditions. À l'inverse, une désobéissance entraîne l'exil, les famines, les maladies, nous empêchant de vivre la Torah convenablement !

 

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« Vous renverserez leurs autels, vous brûlerez au feu leurs idoles, vous abattrez les images taillés de leurs dieux, et vous ferez disparaître leurs noms de ces lieux-là » (12:3)

 

Cette mitsvah ne sera accomplie parfaitement que lors du Retour de Yéshou'a, quand toute trace d'idolâtrie présente en Israël disparaîtra. Cependant, à notre niveau, cela signifie déjà de détruire toute image religieuse (statues, portraits de « marie », représentations, etc), qui place notre maison sous une malédiction.

 

Autre chose concernant ce verset : « et vous détruirez leurs noms » (12:3). Rachi nous dit dessus : « en leur attribuant un nom ridicule » ! En effet, la moquerie est interdite. Le seul cas où il est possible de tourner « quelqu'un » en dérision est quand il s'agit d'une idole. D'ailleurs, nous voyons cela avec l'histoire d'Eliyahou qui se moque de ba'al, tandis que « ses » prêtres dansent en espérant une réponse de sa part !

 

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« Tu ne mangeras pas le sang, afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après toi » (12:25)

 

Nous avons une fâcheuse tendance à compliquer les choses alors qu'elles sont si simples en définitives ! Combien de croyants aujourd'hui mangent du sang sous toutes ses formes (le boudin, viande saignante car non kasher, etc) ? Alors que l'Alliance de Noah/Noé, qui s'adresse à toute l'humanité, l'interdit, de même que la Torah de Moïse et la décision de la Communauté de Jérusalem, présidée par Ya'aqov/Jacques. Combien de bénédictions nous passent à côté, seulement pour un « simple » commandement annulé ?

 

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« Prends la dîme du produit de ta semence » (Dévarim/Deutéronome 14:22)

 

« Prends la dîme pour t'enrichir ! Rabbi Aba y voit une allusion à l'obligation des hommes de commerce qui font des voyages en mer de donner un dixième de leurs biens pour ceux qui se consacrent à l'étude de la Torah » (Pésikta de Rav Kahana). A tous ceux qui se demandent pourquoi ils ne s'enrichissent pas alors qu'ils donnent de l'argent aux pauvres et aux étudiants en Torah, on peut répondre que leurs dons sont insuffisants par rapport à la bénédiction qu'HaShem leur a octroyée. Ils ne doivent pas fixer le montant de leurs aumônes d'après celles données par un pauvre : ce dernier peut s'acquitter de son obligation avec quelques centimes alors qu'une personnes aisée est tenue d'offrir une part proportionnelle à ses ressources » (Hafets Hayim, commentaire sur la Torah).

 

Les Sages citent souvent ce dicton : « Ce qui conserve l'argent comme du sel, c'est d'en dépenser pour des dons charitables » !

 

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Il est écrit : « Il n'y aura pas d'indigent chez toi car HaShem te bénira dans le pays qu'HaShem ton E.lohim te fera posséder en héritage » (15:4). Cependant, un peu plus bas, la Torah semble se contredire : « Il y aura toujours des indigents dans le pays » (15:11) !

 

La réponse est donnée ici par Rachi : « A l'époque où vous faites la Volonté de l'Omniprésent, les nécessiteux sont parmi les autres peuples, mais non parmi vous. Mais quand vous ne faites pas la Volonté de l'Omniprésent, les nécessiteux sont parmi vous » !

 

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« Mais c'est à l'endroit qu'aura choisi HaShem votre E.lohim » (Dévarim/Deutéronome 12:5)

 

Dans toute la Torah de Moshé, le mont du Temple n'est jamais désigné précisément. Cependant, il y est fait allusion ! En effet, la guématria de « endroit », מקום hamaqôm en hébreu, est de 186, égale à celle du mot לציון létsiôn, « à Tsiôn/Sion », et la guématria, en « At-Bach », de l'expression אל המקום « à l'endroit », soit 614, est égale à celle de l'expression זהו ירושלים « C'est Jérusalem » ! (Ba'al Hatourim).

 

NB : l' « At-Bach » est une méthode de guématria qui consiste à remplacer la première lettre de l'alphabet par la dernière, le deuxième par l'avant-dernière, etc.