שמיני

Parashat Shémini

T'es bouché ou quoi ?

Torah : Vayiqra/Lévitique 9:1 à 11:47

Haftarah : Sh'mouel/2 Samuel 6:1-19

HaShem demande à ce qu'un holocauste soit apporté, afin de pouvoir accueillir la Shékhinah, la Présence Divine. Néanmoins, deux des fils d'Aharôn, Nadav et Avihou, apportent un feu étranger, ce qui entraîne leur mort. A la suite de cette tragédie, de nouvelles ordonnances sont données aux Cohanim, afin de les préserver d'un tel sort dans leur service. La Parasha se termine en mentionnant quels sont les animaux que peuvent manger les enfants d'Israël, et à quels signes les reconnaître.

 

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« Voici les animaux que vous mangerez parmi tous ceux qui sont dans les eaux : vous mangerez de tous ceux qui ont des écailles et qui sont dans les eaux, soit dans les mers, soit dans les rivières » (Vayiqra/Lévitique 11:9)

 

Sont donc interdits à la consommation les fruits de mers, le requin, le poulpe, etc. Qu'en est-il cependant des poissons qui perdent leurs écailles dès qu'ils sortent de l'eau ? Sont-ils consommables ou pas ? Oui ils le sont car la Torah dit « écailles qui sont dans les eaux » !

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Une des preuves de l'origine Divine de la Torah est le sujet des animaux purs et impurs. En effet, dans le Talmud, les Maîtres rapportent les traditions orales suivantes :

 

« Il est connu que tout animal qui n'a pas de dents sur le maxillaire supérieur est un ruminant à sabots fendus, il est pur » (Houlîn 59a)

 

« Voici les signes permettant de savoir qu'une bête est permise à la consommation, et que son lait l'est également : elle doit avoir des cornes et des sabots » (Ibid)

 

« Tout animal qui possède des cornes a des sabots. Certains ont des sabots mais n'ont pas de cornes » (Nidda 51a)

 

« Seuls les bêtes et les animaux purs ont des cornes au-dessus de leur tête » (Rachi, Ibid)

 

« Les animaux purs sont les seuls dont le lait peut servir à fabriquer du fromage, tandis que le lait impur ne tient pas » ('Avoda Zara 35b)

 

Toutes ces traditions ont été données oralement par Moshé il y a 3500 ans. Or, à l'époque, personne ne connaissait tous les animaux vivant sur Terre....Jusqu'à aujourd'hui, les hommes découvrent de nouvelles espèces sur terre et dans les mers. Cependant, rien jusqu'à maintenant n'est venu contredire ces lois !

 

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Israël a été soumis à quatre exils : l'exil à Babylone, puis les Mèdes et Perses, troisièmement les Grecs, et pour finir avec Rome ou l'exil occidental qui dure depuis 2000 ans. Dans la Torah, il est fait mention de quatre animaux spécifiquement interdits : le chameau, le daman, le lièvre et le porc (début du chapitre 11). Pourquoi spécifier ces quatre là, alors que beaucoup d'autres sont également interdits ?

 

« Le chameau c'est Babylone : il rumine car cet exil fit monter Daniel. Le daman, c'est la Médie : il rumine car ce royaume fit monter Mordekhaï et Esther. Le lièvre, c'est la Grèce : il rumine car cet exil fit émerger des justes. En effet, le roi Alexandre le Grand se prosterna devant le Cohen Gadol Shi'môn hatsadik et déclara qu'à chaque fois qu'il entreprenait une guerre, l'image de Shi'môn hatsadik lui apparaissait pour lui annoncer sa victoire.

Le porc, c'est Edom [Rome] : non seulement il ne rumine pas et ne fait pas grandir de justes, mais de plus il les tue » (Vayiqra Rabbah 13:5)

 

Et il ne tue pas des moindres, car le Roi Messie y est passé également !

 

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Une des raisons de la casheroute (aliments interdits et permis) est la suivante : l'homme est constitué d'une âme et d'un corps. Quand il mange un animal interdit, comme le porc ou le cheval, il bouche son âme et donc se ferme à la rouah hakodesh, à l'esprit saint. En réalité, les traductions « pur » et « impur » dans la Bible sont mauvaises. Pour se rapprocher du sens il faudrait dire « ouvrir » et « fermer ». Par exemple :

 

« Car Je suis HaShem votre E.lohim, vous vous sanctifierez [vous vous ouvrirez spirituellement] et vous serez saints [pleinement connectés à Moi] car Je suis Saint [la Source de toute connexion authentique], et vous ne vous fermerez pas [spirituellement] par tous ces reptiles qui rampent sur Terre » (Vayiqra/Lévitique 11:44)

 

C'est la raison pour laquelle les hommes ont des voiles les empêchant de percevoir la vérité : Israël, dans son ensemble, a rejeté le Roi Messie, il est donc voilé sur son identité et sur le moyen de la tsédaka, la justification. Les craignant HaShem (non-Juifs) qui suivent Yéshou'a, dans leur ensemble, ont rejeté la Torah et ce qui peut les sanctifier/ouvrir à plus de bénédictions spirituelles. Leur compréhension est donc fermée à beaucoup de vérités bibliques !

 

De plus, l'homme devient ce qu'il mange. Manger du cheval, c'est développer son orgueil car cet animal est fier. Manger du porc, c'est développer ses pulsions animales telles la colère, l'envie ou la violence (même des mots!) car cet animal est méchant.

 

A l'inverse, la Torah n'a permis à la consommation que les animaux qui sont poursuivis dans la nature : le bétail (mouton, brebis, vache, etc), car en les consommant, nous acquérons des âmes avec des pulsions orientées vers la douceur, la miséricorde, la bonté. Bien évidement, l'homme garde son libre-arbitre, mais les lois de la Torah lui permettent de se diriger dans la voie du bien avec plus de facilités !

 

Il n'est donc pas question, comme les ignorants qui tordent le sens de la Torah, de lois pratiques car à l'époque « il n'y avait pas de frigidaire dans le désert pour conserver la viande » (!) (sinon, dans ce cas, cela signifierait que le bœuf se conserve mieux sous la chaleur du désert que la viande de porc ou de cheval ?) mais de réalités spirituelles qui touchent l'âme de l'homme. Et qui, certes, dans l'absolu, ne font également pas de mal à son intégrité physique !

 

« La faute [le non respect des lois Divines de la Torah] obstrue le cœur de l'homme » (Yoma 39a)