שופטים

Parashat Shoftim

 

Écouter les Maîtres

 

Torah : Dévarim/Deutéronome 16:18 à 21:9

Haftarah : Yésha'yahou/Isaïe 51:12 à 52:12

 

Les Israélites doivent placer des juges qui feront régner la justice dans chaque ville du pays. De plus, si des incompréhensions au sujet de la Torah voient le jour, nous avons l'obligation de demander une direction et des réponses aux Maîtres de chaque génération. S'en suivent les commandements du Roi, les dons revenant aux Lévites, l'obligation d'écouter les prophètes envoyés par HaShem, de mettre à part les villes de refuge et diverses lois concernant l'homme et son prochain.

 

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« Tu ne dresseras pas des statues, qui sont en aversion à HaShem ton E.lohim » (Dévarim/Deutéronome 16:22)

 

On ne peut pas faire plus clair ! Si la religion d'Edom savait à quel point elle est en abomination aux Yeux du Créateur à cause de ses multiples représentations, elle en tremblerait de peur !

 

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« Tu te conformeras à la Torah de leur bouche, et à la sentence qu'il prononceront, tu ne te détourneras ni à droite ni à gauche de ce qu'ils te diront » (Dévarim/Deutéronome 17:11)

 

Dans chaque génération, HaShem a placé des juges, des léviim/sacrificateurs, des maîtres en Torah. L'homme Israélite, de naissance ou greffé, a l'obligation de les écouter et de faire selon leurs directives. Cette mitsvah, ce commandement, est d'ailleurs repris par le Roi Messie lui-même, ne pouvant enlever un yod de la Torah :

 

« Les sofrim/scribes et les proushim/pharisiens sont assis dans la chaire de Moshé. Par conséquent, tout ce qu'ils vous disent, faites-le et gardez-le » (Matityahou/Mathieu 23)

 

De nos jours, les proushim ont disparu, et ont été remplacés depuis la destruction du second Temple par les Tanaïm et leurs descendants spirituels (Rabban Gamliel, le maître de Shaoul/Paul, en était un, et son nom parsème les pages du Talmud). Nous devons donc obéir et suivre les Maîtres qui continuent de transmettre et d'enseigner la Torah de Moshé, écrite et orale, et faire les Fêtes d'Israël selon les dates qu'ils ont fixées. Tous ceux qui fêtent ces rendez-vous Divins en dehors des temps définis par nos Maîtres sont déracinés d’Israël, qui est l'olivier franc, et n'ont pas de part dans ses bénédictions. Ils réalisent pour eux-mêmes le verset suivant :

 

« L'homme qui par orgueil n'écoutera pas le Cohen [celui qui enseigne la Torah] placé là pour servir HaShem ton E.lohim, ou qui n'écoutera pas le juge, cet homme sera puni de mort » (Dévarim/Deutéronome 17:12)

 

Bien entendu, la peine de mort n'est plus du tout appliquée, et le Talmud nous enseigne que même à l'époque où elle était autorisée, un tribunal qui condamnait à mort plus d'une fois tous les 70 ans (!) était considéré comme un tribunal meurtrier ! Contrairement à ce que beaucoup pensent, on ne « lapidait pas à tour de bras », mais très très rarement. Israël a l'obligation de conserver la vie de chaque créature au maximum.

 

Pour notre époque actuelle, ce passage signifie donc que ceux qui suivent le calendrier d'Hénoch, non enseigné par Israël qui a reçu l'autorité de fixer les dates, sont retranchés spirituellement de notre peuple, jusqu'à ce qu'ils reviennent de leur orgueil. Car par leur attitude ils se placent contre la Torah, contre le Roi Messie Yéshou'a, et donc contre HaShem Lui-même.

 

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« Tu mettras sur toi un Roi que choisira HaShem ton E.lohim » (Dévarim/Deutéronome 17:15)

 

Parmi les 613 commandements de la Torah se trouve l'obligation pour Israël de placer un roi à sa tête. Chose curieuse, quand le peuple, plus tard, demandera à Sh'mouel ha'navi, le prophète Samuel, un dirigeant, celui-ci s'emportera, et HaShem « également » ! :

 

« Établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les Nations […] Sh'mouel vit avec déplaisir […] c'est Moi [HaShem] qu'ils rejettent » (1 Sh'mouel/Samuel 8:5)

 

En réalité, il n'y a aucune contradiction. L'erreur de notre peuple réside dans son intention de cœur, car ils précisent bien : « comme il y en a chez toutes les Nations », et non par ordre et amour d'HaShem. Or, dans les Proverbes, il est dit que la vie et la mort sont au pouvoir de la langue, et Yéshou'a dira :

 

« Vous savez que ceux qu'on regarde comme les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les dominent. Il n'en est pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous » (Marc 10:42-44)

 

Ainsi donc, ils ont eu des rois comme la Torah l'ordonne, mais qui, pour l'écrasante majorité, ont dominé méchamment sur Israël et l'ont conduit dans l'idolâtrie, amenant à la destruction du Temple et la dispersion du peuple parmi les Nations !

 

Suivre la Parole et la mettre en pratique est une excellente chose, mais il ne faut jamais oublier les intentions du cœur et les sentiments qui y sont rattachés !

 

Petit dessert spirituel : l'expression en hébreu כי תבוא « quand tu viendras » (17:14), introduisant les commandements concernant le Roi d'Israël, a une guématria de 439, égale à l'expression בימי שמואל « dans les jours de Samuel », soit le temps du premier roi, Shaoul !

 

Et l'expression וישבתה « s'y installer » est écrite avec la lettre ה Hé à la fin du mot, lettre de valeur numérique 5, car les Israélites demandaient un roi cinq générations après que cette phrase soit prononcée par Moshé ! Magnifique ! (Ba'al Hatourim)

 

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« Car ces Nations que tu chasseras écoutent les devins et les astrologues » (Dévarim/Deutéronome 18:14)

 

Une des raisons pour laquelle il nous est interdit d'écouter ce genre de personne est le fait qu'Israël (et toute personne qui se rattache à HaShem, le D. d'Israël) n'est pas lié au système astral mais au Créateur Lui-même. Car ces sciences occultes ont une part de vrai, sinon la Torah ne les interdiraient pas. Mais pour nous, elles n'ont aucune valeur. En effet, HaShem a hissé Avraham et tous ses descendants au-dessus du système astral. Ce qui fait que les prédictions qui seraient valables pour ceux qui rejettent HaShem et donc qui sont soumis malgré eux à la « nature » selon les étoiles, ne le sont pas pour toute personne engagée avec la Parole. Pourquoi donc s’inquiéter et croire les « étoiles » alors que nous sommes connectés en ligne directe avec Celui qui a tout créé ?

 

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Le mot « Juges », שפטים Shoftim, a une valeur numérique de 439, égale à סנהדרים ע « Sanhédrîm : 70 » (Nous pouvons écrire Sanhédrîne comme Sanhédrîm, cf. Sifréi sur Nombres 11:16, Kouzari 2:64). Ceci signifie qu'Israël se doit de créer un grand Tribunal composé de 70 sages plus un. Yéshou'a lui-même reconnaît sa légitimité, comme il est rapporté :

 

« Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges; que celui qui dira à son frère « rasha » mérite d'être puni par le Sanhédrîne » (Matityahou/Mathieu 5:22)

 

« Les juges » font référence à ceux que la Torah ordonne de placer dans chaque ville, et le « Sanhédrîne » aux 71 sages qui résident dans le Tribunal à Yéroushalayim/Jérusalem. De là nous voyons que Yéshou'a, le Messie lui-même, était soumis aux Maîtres de son temps, et à toute l'institution judiciaire (qu'une petite partie ait été corrompue à l'époque est une autre histoire) (Ba'al Hatourim).

 

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Le Ba'al Hatourim continue les guématriot en nous montrant que cette valeur numérique de 439, est aussi équivalente à מכשף mékhashèf, sorcier. En effet, les Maîtres du Sanhédrîne étaient experts en sorcellerie, ils se devaient de connaître toutes les forces spirituelles présentes dans le monde, en raison de leur position. Pourquoi ? Car ils pouvaient juger des personnes versées dans les sciences occultes, et ils devaient connaître toutes les combines pour pouvoir les contrer et les dévoiler au grand jour. On imagine aujourd'hui, difficilement, leur haute stature spirituelle !

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