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Parashat Tsav

 

Le Grand Shabbat !

 

Torah : Vayiqra/Lévitique 6:1 à 8:36

Haftarah : Malakhi/Malachie 3:4-24

 

Cette section commence avec l'enseignement sur la 'olah, l'holocauste, donné à Aharôn et les cohanim, puis enchaîne avec l'enseignement sur la mînhah, et ce qu'ils doivent apporter devant HaShem le jour où ils seront oints. Suivent les torot (lois) sur l'expiation (hatat), la culpabilité (asham), et ce que les enfants d'Israël peuvent manger ou pas. Citons par exemple l'interdit de consommer du sang. La Torah continue sur l'offrande de remerciement (zévah shélamim) et termine sur l'onction effective d'Aharôn et ses fils.

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« Un feu perpétuel brûlera sur l'autel et ne s'éteindra pas » (Vayiqra/Lévitique 6:6)

 

L'autel des korbanot (« sacrifices ») avait 32 coudées de longueur. Or, 32 est la valeur numérique du mot לב Lev, cœur en hébreu. L'allusion de ce passage est la suivante : l'homme doit toujours brûler d'amour pour HaShem, prier avec feu du fond de son cœur ! Comme il est dit : « quel est le service du cœur ? C'est la prière » (Taanit 2a) ('Od Yossef H)

 

« Priez sans cesse » (Première Lettre envoyée aux Thessaloniciens 5:17)

 

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Cette parasha est généralement lue dans les synagogues durant la période de Péssah (Pâque), parfois durant Shabbat Hagadol, « Grand Shabbat » en hébreu. Ce nom désigne le jour du Shabbat qui précède la Fête de Péssah. Pourquoi ce Shabbat est-il appelé « grand » ? Il existe plusieurs explications à cela :

 

Selon Rabbi Chnéour Zalman de Liady, le Shabbat précédant la sortie d’Égypte, les Israélites firent savoir aux égyptiens qu'E.lohim allait tuer les aînés de chaque famille. Furieux, ils se rendirent alors chez Pharaon afin qu'il les laisse partir et qu'eux puissent donc vivre, mais le souverain du pays refusa. S'en suivit une guerre civile en Égypte, entre les aînés qui ne voulaient pas décéder par la Main d'HaShem et ceux du peuple qui voulaient continuer à garder esclave le peuple d'Israël. Il y eut donc un grand miracle accompli ce jour-là en faveur des descendants de Ya'aqov/Jacob !

 

D'autre Rabbis enseignent, en se basant sur le Tanakh/La Première Alliance, que le jour du Messie et son Retour s'appelle le « Grand Jour ». Or, selon le Talmud, « l’esclavage de nos ancêtres en Égypte cessa et c’est en Nissan qu’ils seront délivrés » (Roch Hashana 11a)

Selon cette opinion donc, Nissan serait le mois où le Roi Messie délivrerait Israël.

 

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Quand Yéshou'a est-il mort ?

 

Pour beaucoup de personnes, Yéshou'a est mort un vendredi avant la tombée de la nuit, et ressuscité le dimanche matin. Ainsi, le « vendredi saint » vient marquer cette mort dans la religion d'Edom, le catholicisme.

 

Or, Yéshou'a est censé rester trois jours et trois nuits mort avant de se relever. Selon de complexes calculs mathématiques, du vendredi avant la tombée de la nuit au dimanche matin, nous constatons qu’il n'y a pas trois jours et trois nuits de passés.

 

En réalité, il n'y a aucune difficulté à comprendre ces choses : Yéshou'a devait mourir trois jours et trois nuits complets. S'il est mort vers 15h, qui correspond à la neuvième heure d'après le compte d'Israël, il est donc ressuscité trois jours et trois nuits plus tard à 15h environ, ni plus ni moins.

 

Or, le matin du premier jour de la semaine (dimanche) Myriam de Magdala constate que le tombeau est déjà vide. Il s'est donc relevé la veille vers 15h. En remontant de trois jours et trois nuits donc, cela montre que la crucifixion a eu lieu un mercredi après-midi.

 

La chronologie est donc simple :

 

Le quatrième Jour (mercredi), Yéshou'a expire sur le poteau d'exécution romain vers 15h. Il est enterré avant le soir, marquant le début du prochain jour (pour la Torah, un jour commençant la veille au soir)

 

Le cinquième jour (jeudi) était la Fête de Péssah (Pâque), appelé, comme tous les autres jours de Fêtes, un « Shabbat ».

 

Le septième jour, le shabbat hebdomadaire, Yéshou'a se relève de la mort vers 15h.

 

Le lendemain matin, Myriam ne peut que constater que le tombeau est déjà vide.

 

Yéshou'a s'est donc relevé durant l'heure de la séoudat shlishi, le troisième repas que prennent les Juifs le Shabbat après-midi.