ויגש

Parashat Vayigash

 

Le Retour du Roi

 

Torah : Béréshit/Genèse 44:18 à 47:27

Haftarah : hézqèl/Ézéchiel 37:15-28

Le Roi, Yossef, se dévoile à ses frères qui ne savent que dire en sa présence. Mais les assurant aussitôt de son pardon envers eux, ils les invite, avec toute leur famille, à venir le rejoindre en terre de Goshên, en Égypte, afin d'échapper à la famine qui sévit également dans leur Terre. Ya'aqov retrouve alors son fils bien-aimé, et paraît devant Pharaon. La section se termine avec Yossef rachetant toutes les terres de l’Égypte, en raison de la famine.

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« Yossef dit à ses frères : je suis Yossef » (Béréshit/Genèse 45:3)

Le Midrash nous enseigne ici (voir également Rachi) qu'il leur a montré sa b'rit milah (son membre circoncis) leur prouvant qu'il était resté pur et fidèle à son identité de fils d'Israël.

 

De même, Yéshou'a dira à son peuple « ani Yéshou'a », Je suis Yéshou'a, et leur montrera son membre circoncis, leur prouvant qu'il a toujours été fidèle à la Torah de ses pères comme eux.

 

A ce propos, le Talmud dit : « Là où les enfants d'Israël ont été exilés, la Shékhinah/Présence Divine les a accompagnés » (Méguilah 29a). Tout ce qui arrive au peuple d'Israël arrive à son Roi Messie, et inversement : quand le « 'Am Israël » est sur sa terre avec son Temple, Yéshou'a est reconnu comme un Rabbi enseignant la Torah, et comme le Roi Messie.

Quand le Temple est détruit, le peuple est exilé et « défiguré » par les souffrances des Nations, de même l'image de leur Roi le Juif Yéshou'a, est détruite, remplacée par une façade de « Jésus » grec, à la façon de Yossef rebaptisé par le Pharaon. Mais notre peuple revenant sur sa Terre, et bientôt la reconstruction du troisième Temple, voit dans le même temps un renouveau pour le Roi d'Israël : les écrits de la B'rit Hadasha sont compris à nouveau comme un Juif de Torah doit les comprendre, etc.

 

Quand Israël tombe, Yéshou'a tombe avec eux dans les Nations. Quand le peuple se relève, leur Roi Messie se relève avec eux et retrouve son identité véritable ! Car Yéshou'a calque sa conduite sur ses frères Juifs, comme Moshé car le Roi et le peuple sont une seule et même entité, le peuple étant inclus dans l'âme du Roi.

 

D'ailleurs, toujours à ce sujet, le Ben Ish H commente ainsi :

 

« Paroh/Pharaon avait changé le nom de Yossef en Tsafnath Panéah et avait interdit aux égyptiens d'appeler leur vice-roi par son ancien nom, rappelant ses origines honteuses d'esclave hébreu. A l'évidence, ce décret fut bien observé, puisque lorsque les frères de Yossef arrivèrent en Égypte, ils ne firent pas le rapprochement entre le vice-roi qui les avait traités si durement et le jeune homme qu'ils avaient vendu comme esclave. S'ils avaient entendu son véritable nom, ils auraient certainement percé à jour son identité !

 

Après que Yossef eût reconnu ses frères, on sut qu'il était issu d'une noble famille. Les courtisans proposèrent alors à Paroh d'annuler le décret interdisant de prononcer le nom de Yossef. Ils lui dirent : « les frères de Yossef sont venus, il est désormais inutile de l'appeler Tsafnath Panéah, puisque le nom de Yossef se rattache à de nobles origines ». Et cette proposition, conclut le verset, plut aux yeux de Paroh et de ses serviteurs » ('Od Yossef H)

 

De même, Edom a changé le nom de Yéshou'a en Jésus et lors des conciles, l'on demanda aux édomites spirituels de couper avec la Judaïté du Roi Messie : plus de Shabbat, de Fêtes de l'E.ternel, de circoncision, de casheroute ! Maintenant, il existe un « nouvel Israël », l'ancien n'étant « pas sauvé » ! Israël, depuis 2000 ans, ne peut donc pas reconnaître son Roi à cause des abominations qui ont été commises en son nom par Edom, et à cause de la falsification de son identité véritable. Cependant, Yéshou'a reconnaît ses frères de chair et de cœur, les Juifs, et leur montrera que malgré sa chute dans les ténèbres de ces 2000 ans d'exil il est resté le même Yéshou'a, un homme Juif de Torah que le Créateur a pris de la semence de David son père pour en faire le Shiloh, le conducteur d'Israël et du monde. Et en ce jour, selon une lecture allusive de la Torah, le nom « Jésus » disparaîtra définitivement puisque le nom Yéshou'a se rattache à de nobles origines, celle d'Israël.

 

Et ainsi, « vos yeux verront ma gloire, et vous verrez [les Juifs] que je suis votre frère et que je suis circoncis comme vous, et de plus, que c'est ma bouche qui vous parle dans la langue sainte, l'hébreu » (Rachi sur 45:12)

 

Le parallèle entre Yossef et Yéshou'a est parfait en tout point. Pour terminer sur ce sujet, nous pouvons citer encore ces passoukim/versets :

 

« C'est pour la subsistance qu'HaShem m'a envoyé devant vous » (Béréshit/Genèse 45:5) (Rachi : « pour être pour vous celui qui vous fait vivre »)

« Celui qui nous faisait respirer, le Messie d'HaShem, A été pris dans leurs fosses, Lui de qui nous disions: Nous vivrons sous son ombre parmi les Nations » (Eikha/Lamentations 4:20)

 

« HaShem m'a placé comme père » (Béréshit/Genèse 45:8)

« notre père du monde » (Yésh'ayahou/Isaie 9:6)

 

« L'esprit de Ya'aqov leur père revécut » (Béréshit/Genèse 45:27)

« Que sera leur réintégration, sinon une vie d'entre les morts ? » (Lettre envoyée aux Romains 11:15)

 

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Il est écrit dans les traductions françaises : « Il tomba sur le cou de Binyamîn son frère et pleura, et Binyamîn pleura sur son cou » (Béréshit/Genèse 45:14).

 

Cependant, l'hébreu dit littéralement : « Il tomba sur les cous de Binyamîn son frère et pleura, et Binyamîn pleura sur son cou ».

 

Le dernier fils de Ya'aqov/Jacob était-il un monstre pour avoir plusieurs cous ? En vérité, selon la kabbale, le cou fait allusion au Temple. Yossef vit par rouah hakodesh, esprit prophétique, que plus tard, les deux Temples construits sur le territoire de Binyamîn seraient détruits et Binyamîn vit par rouah hakodesh que le tabernacle de Chiloh, qui était destiné à être érigé dans la portion de Yossef, serait lui aussi détruit ! (Rachi)