וזאת הברכה

Parashat Vézot Hab'rakha

 

La Couronne de la Torah !

 

Torah : Dévarim/Deutéronome 33:1 à 34:12

Haftarah : Yéhoshou'a/Josué 1:1 à 18

 

Ici se termine la Torah de Moshé, comprenant les dernières brakhot, bénédictions au Peuple, puis par son voilement. Le Roi Messie y est annoncé par allusion !

 

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« Voici la bénédiction » (Dévarim/Deutéronome 33:1)

 

Comme cela a déjà été dit, dans la Torah, à l'origine, il n'y a pas de ponctuation. Nous pouvons donc arrêter la phrase après le mot « bénédiction ». HaShem est ici très clair : vous voulez être bénis ? « Voici la bénédiction » : respectez la Torah et vous le serez !

 

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« Moshé monta des plaines de Moav, sur le mont Névo, au sommet du Pisga, vis-à-vis de Yéhéro. Et HaShem lui fit voir » (Dévarim/Deutéronome 34:1)

 

Qu'est-ce qu'HaShem lui montra ? Toute l'histoire à venir, depuis le jour de sa mort jusqu'aux jours du Roi Messie et « la résurrection des morts !

 

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« Il mourut là-bas, Moshé serviteur d'HaShem, dans le pays de Moav, par la bouche d'HaShem » (Dévarim/Deutéronome 34:5)

 

Rachi nous précise qu'il mourut par un « baiser » Divin, c'est-à-dire que ce n'est pas l'ange de la mort qui vint pour lui reprendre son âme, mais la shékhinah, la présence divine qui le fit. Quant au verset suivant : « sa vue n'était pas affaiblie et sa vigueur n'était pas passée » (34:7), le célèbre commentateur de la Torah nous rapporte que « le pourrissement n'a pas eu de prise sur lui et que l'aspect de son visage n'a pas changé ». Moshé a été si proche du Créateur que les signes de vieillesse n'avaient pas de prise sur lui, comme sur les autres hommes, et même sur tous les prophètes qui viendront après lui dans l'histoire !

 

D'ailleurs, sa grandeur se voit fort bien également, quand il apparaît avec le prophète Eliyahou qui n'a pas connu la mort, parler avec le Roi Messie quelques...1500 ans plus tard !

 

« Environ huit jours après qu'il eut dit ces paroles, Yéshou'a prit avec lui Pétros, Yohanân et Ya'aqov, et il monta sur la montagne pour prier. Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea, et son vêtement devint d'une éclatante blancheur. Et voici, deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moshé et Eliyahou, qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu'il allait accomplir à Yéroushalayim. Pierre et ses compagnons étaient appesantis par le sommeil ; mais, s'étant tenus éveillés, ils virent la gloire de Yéshou'a et les deux hommes qui étaient avec lui. Au moment où ces hommes se séparaient de Yéshou'a, Pétros lui dit: Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moshé, et une pour Eliyahou. Il ne savait ce qu'il disait. Comme il parlait ainsi, une nuée vint les couvrir ; et les disciples furent saisis de frayeur en les voyant entrer dans la nuée. Et de la nuée sortit une voix, qui dit: Celui-ci est mon Fils élu: écoutez-le ! » (Luc 9:28-35)

 

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« Et HaShem l'enterra » (Dévarim/Deutéronome 34:6)

 

Yéhoudah, dans sa lettre, nous rapporte le fait suivant, qui n'apparaît pas dans la Bible mais dans les traditions orales d'Israël :

 

« Or, le messager en chef, Mikhaël, lorsqu'il contestait avec l'accusateur et lui disputait le corps de Moshé, n'osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit: Que l'Adôn te réprime! » (Lettre envoyée par Jude, 9)

 

Or, cette tradition citée est reprise avec d'autres détails dans le midrash rabbah :

 

« Aucun des satânim [anges accusateurs] n'est aussi méchant que Sammaël, et aucun des prophètes n'est aussi juste que Moshé, comme il est dit : « il ne s'est plus levé en Israël de prophète semblable à Moshé, lui qu'HaShem connaissait face à face » (Devarim/Deutéronome 34:10). Il était comme un homme qui, ayant été invité à un banquet de mariage, est impatient de s'y rendre et demande : quand leur allégresse viendra-t-elle, que je m'y associe ? De même, Sammaël le méchant attendait l'âme de Moshé, demandant : quand Mikhaël sera-t-il en pleurs tandis que je remplirai ma bouche de rires ? Sur quoi Mikhaël dit : quoi, méchant, je pleurerais et tu rirais ! En effet, il est dit : « Ne te réjouis pas à mon sujet, mon ennemi: si je suis tombé, je me relèverai, si je demeure dans les ténèbres, HaShem est ma Lumière » (Mikha/Michée 7:8) » (Dévarim rabbah 11:10)

 

Nous voyons que ce satân se réjouissait de voir un si grand homme partir, et laisser, en quelque sorte, Israël « orphelin ». Il y a néanmoins une allusion dans ce midrash, dans le verset cité de Mikha/Michée : « si je suis tombé, je me relèverai ». Nos Maîtres nous apprennent qu'une partie de l'âme de Moshé se trouve dans le dernier libérateur, soit Yéshou'a (il faut comprendre ici une âme, non comme une personne, mais comme une puissance spirituelle particulière. Pour preuve, nous voyons Moshé discuter avec Yéshou'a sur la montagne. Une âme étant semblable à la flamme d'une bougie, il est possible qu'elle se « duplique » sans rien changer à la personne initiale).

 

Ainsi, ne te réjouis pas samaël, car si Moshé « tombe » dans la mort, le Roi Messie Yéshou'a, dont le nom a été créé avant le monde, lui se relèvera !

 

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« Aux yeux de tout Israël » (Dévarim/Deutéronome 34:12)

 

En hébreu, cette phrase s'écrit ainsi : לעיני כל־ישראל.

Le Texte original possède ici une particularité : la première lettre de cette expression, un ל lamed, est écrit plus grand que les autres lettres. Le lamed, de valeur numérique 30, représente la royauté, et possède la symbolique de l’œil (voir Ba'al Hatourim sur le passage des commandements du Roi dans la Torah). Cette phrase est la dernière de la Torah de Moshé. L'allusion est ici la suivante : le Roi Messie Yéshou'a, qui est la « fin » de la Torah (dans le sens « la couronne »), se dévoilera aux yeux de tout Israël en fin d'histoire, et ce sera alors le summum de la bénédiction pour le peuple et toutes les Nations, ce sera « une vie qui jaillira d'entre les morts » !