Tsédaqah

Sources :

 

כִּי-יִהְיֶה בְךָ אֶבְיוֹן מֵאַחַד אַחֶיךָ בְּאַחַד שְׁעָרֶיךָ בְּאַרְצְךָ אֲשֶׁר-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לָךְ לֹא תְאַמֵּץ אֶת-לְבָבְךָ וְלֹא תִקְפֹּץ אֶת-יָדְךָ מֵאָחִיךָ הָאֶבְיוֹן  כִּי-פָתֹחַ תִּפְתַּח אֶת-יָדְךָ, לוֹ וְהַעֲבֵט תַּעֲבִיטֶנּוּ דֵּי מַחְסֹרוֹ אֲשֶׁר יֶחְסַר לוֹ

נָתוֹן תִּתֵּן לוֹ וְלֹא-יֵרַע לְבָבְךָ בְּתִתְּךָ לוֹ כִּי בִּגְלַל הַדָּבָר הַזֶּה יְבָרֶכְךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ בְּכָל-מַעֲשֶׂךָ וּבְכֹל מִשְׁלַח יָדֶךָ

 

"Si il y a chez toi quelques indigent d'entre tes frères, dans l'une de tes portes, au pays qu'HaShem ton E.lohim te donne, tu n'endurciras pas ton cœur et tu ne fermeras pas ta main devant ton frère indigent, mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins [...] donne-lui, et que ton cœur ne lui donne pas à regret, car à cause de cela, HaShem ton E.lohim te bénira dans tous tes travaux et dans toutes tes entreprises" (Dévarim/Deutéronome 15:7-8 et 10)

הָבִיאוּ אֶת-כָּל-הַמַּעֲשֵׂר אֶל-בֵּית הָאוֹצָר וִיהִי טֶרֶף בְּבֵיתִי וּבְחָנוּנִי נָא בָּזֹאת אָמַר יְהוָה צְבָאוֹת אִם-לֹא אֶפְתַּח לָכֶם אֵת אֲרֻבּוֹת הַשָּׁמַיִם וַהֲרִיקֹתִי לָכֶם בְּרָכָה עַד-בְּלִי-דָי

"Apportez à la Maison du trésor tous les maasser [dîmes], afin qu'il y ait de la nourriture dans Ma Maison, mettez-moi de la sorte à l'épreuve, dit HaShem Tsé.vaôt, et vous verrez si Je n'ouvre pas pour vous les écluses des Cieux, si Je ne répands pas sur vous la brakha au-delà de toute mesure" (Malakhi/Malachie 3:10)

Rabbi Yéshou'a :

"Gardez-vous de pratiquer votre Tsédaka devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les Cieux" (Matityahou/Mathieu 6:1)

"Quand tu donnes la Tsédaka, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra" (Matityahou/Mathieu 6:3-4)

"Que chacun donne comme il l'a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car HaShem aime celui qui donne avec joie" (Deuxième Lettre envoyée aux Corinthiens, 9:7)

Séfer HaMitsvot (Rambam) :

 

Mitsvah n°250

Mitsvah n°251

Concernés : les hommes et les femmes

Temps de la mitsvah : Tous les jours, sauf Shabbat et Fêtes (manipulation de l'argent interdite)

Halakhah :

(Kitsour Shoulkhan 'Aroukh Chap.34)

§ 1] C'est une obligation pour chacun de donner la Tsédakah aux pauvres.

§ 2] Il faut donner 10% de ses revenus pour les étudiants de Torah et/ou les pauvres (certains posskim disent 20%). La Tsédakah, c'est l'argent que l'on donne en plus de ces 10%, le montant est alors libre.

§ 3] Chacun donnera donc en fonction de ses moyens, ni pas assez car HaShem déteste ceux qui retiennent ce qui revient aux pauvres, ni trop, pour ne pas en venir à dépendre soi-même des autres.

Complément :

C'est une très grande chose de donner la charité aux personnes dans le besoin, tant de notre famille, de nos proches, que des personnes éloignées de nous, les pauvres, etc. La mitsvah de la Torah consiste à donner un dixième des récoltes pour les Léviim. Mais le Temple n'étant pas encore construit par notre Juste Roi Messie, nos Maîtres ont décrété que cela se réalisait aujourd'hui par nos revenus. Ainsi, celui qui donne 10% de ses revenus pour les pauvres et/ou les étudiants en Torah, verra de grandes bénédictions dans sa vie, selon la promesse du Tout-Puissant dans les prophètes. Il est bon également de donner, en plus des 10%, de l'argent en tsédaqah, en charité (ici, le montant est libre).

En donnant le maasser et la tsédaqah, un homme ne s'appauvrit pas, contrairement à ce qu'on pourrait penser, puisque "la charité c'est le sel de la richesse" (Kétouvot 66b). De plus, il se trouve une allusion à cela dans le mot même de tsédaqah en hébreu, puisqu'il s'écrit צדקה, or, si nous regardons ce mot selon le système at-bach (dans ce système, chaque lettre de l'alphabet correspond à une autre : la première, le aleph, correspond à la dernière le tav, la deuxième beit correspond à l'avant-dernière le shin, etc, comme si en français le a correspondait au z, le b au y, le c au x, etc). Selon ce système, le mot tsédaqah donne le mot...tsédaqah ! Pour nous signifier que celui qui donne, il lui sera donné en retour. Si une personne donne la tsédaqah, HaShem lui fera aussi tsédaqah !

 

De même, faire la charité apporte la brakha, la bénédiction dans la vie. Or, le mot brakha est composé des lettres ברכ. Nous avons donc les valeurs numériques 2, 20, 200, pour nous apprendre qu'un homme béni, en particulier en donnant la tsédaqah, peut dépenser 2 comme si il possédait 20, et dépenser 20 comme si il possédait 200 ! De la même manière que la veuve à la cruche d'huile pu remplir plusieurs vases, de même l'argent ne manque jamais pour un tel homme. Tandis qu'un homme maudit peut posséder des millions et toujours manquer de quelque chose.

Accomplissement :

1) L'on devra donner, autant que cela se peut, dans la discrétion, pour éviter la honte à la personne qui reçoit, et l'orgueil chez soi.

2) Il est préférable de donner plusieurs petites sommes, si possible chaque jour (sauf Shabbat et Fête), qu'une grosse somme de temps à autre.

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