Lois et Coutumes de la Fête

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Pendant huit jours, les lampes de la ménorah dans le Temple  sont restées allumées, ce qui relevait du miracle, car la fiole d'huile ne contenait une quantité de ce précieux liquide que pour permettre de brûler une seule journée. Pour commémorer cette intervention Divine, nous allumons, durant huit jours, une bougie sur un chandelier à huit branches (constitué en réalité de neuf branches, la neuvième étant appelée le chamach/serviteur).

 

La coutume du peuple d'Israël est ainsi d'allumer une bougie le premier soir, puis deux bougies le deuxième soir, trois le troisième, etc. Et ainsi faisons-nous également car "nous ne faisons rien contre les coutumes de nos pères" (Lettre envoyée aux Romains, 28:17).

Où poser la ménorah

Le miracle devant être visible, on la posera sur le pas de la porte, face à la mézouzah, sur le côté gauche en entrant. Si cela n'est possible, on la mettra près d'une fenêtre, afin que les passants puissent la voir de l'extérieur. Sinon, on la posera sur la table au centre de l'habitation.

A quel moment ?

On allumera les bougies au début de la nuit, à la sortie des trois premières étoiles. Si cela n'est pas possible, il faudra à priori allumer dans la demi-heure qui suivra. En cas de force majeur, il sera permis d'allumer toute la nuit, jusqu'avant l'aube.

La veille du Shabbat, on allumera en premier lieu les bougies de Hanoukkah, puis ensuite celles du Shabbat.

A la fin du Shabbat, on fera d'abord la havdala, avant d'allumer les bougies de Hanoukkah.

L'huile utilisée

 

il est de loin préférable d’utiliser de l'huile d'olive. Si cela n'est toutefois pas possible, toutes les autres huiles seront permises, et dans les cas extrêmes, l'on pourra utiliser des bougies de cires.

Les brakhot

(bénédictions)

 

Le premier soir, l'on prononcera ces trois bénédictions avant de procéder à l'allumage. Selon la Torah, l'absence de bénédiction n'annule pas le commandement. Néanmoins, nos Maîtres nous ont commandé de « remercier en toutes choses " (Première Lettre envoyée aux Thessaloniciens 5:18), "Bénissez Adonaï" (Téhilim/Psaume 68:27).

בָּרוּךְ אַתָּה יהוה אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם אֲשֶׁר קִדְשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לְהַדְלִיק נֵר חֲנֻכָּה

Baroukh Atah Adonaï E.loheinou, Mélèkh ha'olam, achère qidéchanou bémitsvotav, vétsivanou léhadlique nér hanoukkah

 Tu es Source de Bénédictions HaShem notre E.lohim, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et qui nous a ordonné d'allumer la bougie de Hanoukkah.

בָּרוּךְ אַתָּה יהוה אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם שֶׁעָשָׂה נִסִּים לַאֲבוֹתֵֽינוּ בַּיָּמִים הָהֵם בִּזְמַן הַזֶּה

Baroukh Atah Adonaï E.loheinou, Mélèkh ha'olam, ché'asah nissim laavoteinou, bayamim hahèm bizmane hazé

 Tu es Source de Bénédictions HaShem notre E.lohim, Roi du monde, qui a accompli des prodiges pour nos ancêtres à leur époque, en ce temps-là.

בָּרוּךְ אַתָּה יהוה אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם שֶׁהֶחֱיָֽינוּ וקִיְּמָנוּ והִגִּיעָנוּ לִזְמַן הַזֶּה

Baroukh Atah Adonaï E.loheinou, Mélèkh ha'olam, Chéhéhéyanou, véqiyémanou, véhigi'anou, lizmane hazé

 Tu es Source de Bénédictions HaShem notre E.lohim, Roi du monde, qui nous a fait vivre, qui nous a fait exister et arriver jusqu'à ce moment.

 

(Rappelons qu'en phonétique, le h se prononce "r" et représente la lettre hébraïque ח Het, et de même pour le -kh, représentant la lettre ך kaf sans daguesh, le point en son centre).

Tous les autres soirs de la Fête, nous ne dirons que les deux premières bénédictions, la troisième étant spécifique au premier jour.

L'ordre d'allumage des bougies

 

Le premier soir, et en premier lieu, l'on allumera le chamach (la neuvième bougie, qui se trouve, en générale, « séparée » des autres), et avec celui-ci on allumera la bougie située à l'extrême droite du chandelier.

Le deuxième soir, on allumera le chamach et on allumera avec ce-dernier la nouvelle veilleuse située à gauche de la première, puis la première. Le troisième soir, on allumera avec le chamach le troisième bougie en partant de la droite, puis la deuxième et enfin la première. Et ainsi de suite durant les huit jours de la fête.

Quelques coutumes

Il est bon de faire des repas de fêtes durant les jours de Hanoukkah, afin de rendre ces jours agréables. En effet, la sainteté passe par les conduits spirituels (l'étude de la Torah, la prière, l'enseignement...) ainsi que par les conduits physiques (la nourriture, les vêtements...).

Une autre coutume est de manger des beignets frits dans l'huile, en souvenir du miracle de l'huile.

Les enfants ont également pris pour habitude de jouer avec des toupies, en souvenir des enfants Israélites qui s'y adonnaient afin de cacher à l'occupant grec qu'ils étudiaient la Parole Divine, ce qui était devenu interdit.

Durant les huit jours nous lisons le hallel (les Téhilim/Psaumes 113 à 118). Ces Téhilim se lisent durant les jours de fêtes, selon la coutume d'Israël que notre Maître a suivi, comme il est rapporté : "Après avoir chanté le hallel, ils partirent pour le Mont des Oliviers" (Marc 14:26).