1 Appliquez-vous à ne pas exercer votre justice devant les hommes, pour être remarqué par eux. Sinon, vous n'aurez pas le salaire de votre Père des Cieux.
2 Aussi, quand tu fais la tséddaqah, ne fais pas retentir le shofar devant toi, comme le font les hypocrites dans les synagogues et les rues, afin que les hommes les glorifient. Amèn je vous dis : ils ont reçu leur salaire.

3 Mais toi, en faisant la tséddaqah, que ta gauche ne sache pas ce que ta droite fait,

4 afin que ta tséddaqah se fasse en secret, et ton Père, voyant dans le secret, te le rendra.

5 Quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites. Oui, ils aiment prier dans les synagogues et aux coins des places en se dressant, pour se montrer aux hommes. Amèn je vous dis : ils reçoivent leur salaire.

6 Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est dans le secret, et ton Père, voyant dans le secret, te le rendra.

7 Quand vous priez, ne palabrez pas comme les Goyim, qui croient : 'à force de paroles, nous serons entendus !'

8 Vous donc, ne leur ressemblez pas. Oui, votre Père connait vos besoins avant même que vous Le sollicitiez.

9 Vous donc, priez ainsi : 'Notre Père des Cieux, Ton Nom est sanctifié,
10 Ton Royaume vient, Ta Volonté se réalise, comme aux Cieux sur la Terre aussi.
11 Donne-nous aujourd'hui notre part de pain.
12 Remets-nous nos dettes, puisque nous les remettons à nos débiteurs.
13 Ne nous fais pas pénétrer dans l'épreuve, mais délivre-nous du mauvais.'

*

1 votre justice : le mot justice ici désigne les œuvres de la Torah tels la tséddaqah (la charité), la téfilah (la prière) et le ta'anit (le jeûne).

pour être remarqué : comme nos Maîtres le rapportent : "La bénédiction réside dans ce qui est caché de l’œil" (Ta’anit 8b).

2 ils ont reçu leur salaire : par le regard des autres, et le fait qu'ils parleront de sa générosité.

3 ta gauche ne sache pas ce que ta droite fait : il y a là une allusion : la gauche représente le dîn, la rigueur, et la droite le hessed, la bonté. Si tu pratiques ta justice personnelle de manière à te montrer, tu excites la rigueur Divine à ton égard, car l'on parlera de toi et de tes "bonnes œuvres", et des Cieux l'on vérifiera tes comptes, pour voir si tu mérites véritablement ces éloges.

 

1-4 : Cela est appuyé ici : « Il faut veiller à donner la tséddaqah en secret, autant que possible. Et s'il est possible de la donner de façon qu'on ignore personnellement à qui on la donne, et que le pauvre également ne sache pas de qui il la reçoit, c'est excellent. En tous cas, on ne doit pas se vanter de la tséddaqah qu'on fait. Pourtant, si l'on consacre quelque objet à la tséddaqah, on peut écrire son nom dessus, pour la mémoire ; on devrait agir ainsi » (Abrégé du Choulkhan 'Aroukh chapitre 34, § 13). Quand une mitsvah de la Torah ou l'obéissance à toute Parole Divine se fait dans le secret, la récompense est plus grande et l'on monte plus vite les degrés de la sainteté. Rachi commentera également : « Les premières Tables, parce qu'elles étaient données en fanfare et dans le bruit et dans la foule, furent affectées par le mauvais œil. Il n'y a rien de mieux que la discrétion » (Shémot/Exode 34:3).

5 en se dressant : il est fait allusion ici à la hidbodédout, la prière personnelle, et non à la prière communautaire qui requiert au moins un minyân (rassemblement de dix hommes).

5-6 : l'humilité pousse l'homme à s'approcher de son Créateur dans le secret, et l'homme humble possède un cœur réceptif à la  rouah haqodesh et à la bénédiction, or « le Miséricordieux désire le cœur » (Sanhédrîn 106b). Ainsi, par ton attitude, tu permets à la Shékhinah de demeurer en toi.

7-8 : Tu dois parler à HaShem comme tu parlerais à un ami intime ou a ton père selon la chair, car Il désire ton cœur par dessus tout. Malheureusement, des « hommes s'imaginent que la piété dépend de la lecture répétée des Psaumes, de longues confessions, de jeûnes pénibles, de bains rituels dans la glace et la neige...ce sont là des choses auxquelles ni la raison ni le savoir ne trouvent de repos » (Messilat Yesharim, Introduction, de Rabbi Moché Hayim Luzzatto).

9 Notre Père des Cieux... : comme il est écrit : « HaShem regarde du haut des Cieux, Il voit tous les fils de l'homme » (Téhilim/Psaume 33:13) et « Je lève mes yeux vers Toi, qui sièges dans les Cieux » (Téhilim/Psaume 123:1).

Le Nom d'HaShem doit être honoré et gardé Saint, comme il est dit : « Vous serez saints car Je Suis Saint » (Vayiqra/Lévitique 11:44), et comment cela se fait-il ? Par le respect de la Torah et des mitsvot.

10 Ton Royaume vient : la venue définitive du Royaume sera la Délivrance Finale, comme il est dit : « HaShem sera Roi sur toute la Terre. En ce Jour, HaShem sera Un et Son Nom Un » (Zékharyah/Zacharie 14:9). Alors, Sa Volonté sera manifeste pour tous, et « Ses serviteurs l'adoreront » (Révélation 22:3).

11 notre part de pain : comme il est écrit : « Celui qui avait ramassé plus n'avait rien de trop, et celui qui avait ramassé moins n'en manquait pas » (Shémot/Exode 16:18) et « tous les matins, chacun ramassait ce qu'il fallait pour sa nourriture » (Shémot/Exode 16:21).

12 Remets-nous nos dettes... : car « si j'ai fait cela, s'il y a de l'iniquité dans mes mains, si j'ai rendu le mal à celui qui était paisible envers moi, si j'ai dépouillé celui qui m'opprimait sans cause, que l'ennemi me poursuive et m'atteigne, qu'il foule à terre ma vie, et qu'il couche ma gloire dans la poussière » (Téhilim/Psaume 7:5-6).

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14 Oui, si vous remettez aux hommes leurs fautes, Il vous les remettra à vous aussi, votre Père des Cieux.

15 Mais si vous ne les remettez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous remettra pas vos fautes.

16 Quand vous jeûnez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui prennent des airs sombres et défont leur face, pour montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amèn je vous dis : ils reçoivent leur salaire.

17 Mais toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ta face,

18 pour ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père seulement qui est dans le secret, et ton Père, voyant dans le secret, te le rendra.

19 N'amassez pas des trésors sur Terre, où ver et mite détruisent, et où voleurs percent et volent.

20 Mais amassez des trésors aux Cieux, où ver ni mite ne détruisent, et où voleurs ne percent ni volent.

21 Car là où est ton trésor, là aussi est ton cœur.
22 La lampe du corps, c'est l'oeil. Si tu as "bon œil", tout ton corps est éclairé.

23 Mais si tu as "mauvais œil", tout ton corps est ténébreux. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, qu'elle est grande la ténèbre !
24 Nul ne peut servir deux adôn : oui, ou il hait l'un et aime l'autre, ou il s'attache à l'un et méprise l'autre. Vous ne pouvez servir HaShem et mamôn.

25 C'est pourquoi je vous dis : ne vous inquiétez pas pour vos êtres : 'que manger, que boire ?', ni pour votre corps : 'de quoi le vêtir ?', l'être n'est-il pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?

26 Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment pas, ne moissonnent pas, n'amassent pas dans des granges, et votre Père des Cieux les nourrit. N'êtes-vous pas beaucoup plus précieux qu'eux ?

27 Lequel d'entre vous peut, à force d'inquiétude, ajouter à sa taille une seule coudée ?

28 Et pourquoi vous inquiéter du vêtement ? Remarquez les amaryllis des champs, comme elles croissent sans peiner ni filer.

29 Or je vous dis : même Shélomoh dans toute sa gloire n'était pas vêtu comme l'un d'eux.

30 Si HaShem revêt ainsi l'herbe des champs, qui existe aujourd'hui et demain sera jetée au four, combien plus vous-mêmes, petits en émounah !

31 Aussi ne vous inquiétez pas en disant : 'Que mangerons-nous ?' ou 'Que boirons-nous ?' ou 'Comment nous vêtirons-nous ?'

32 Oui, de tout cela les Goyim sont en quête. Or, Il sait, votre Père des Cieux, que vous avez besoin de tout cela.

33 Mais cherchez premièrement le Royaume d'HaShem et Sa justice, et tout cela vous sera ajouté.
34 Aussi ne vous inquiétez pas de demain : demain s'inquiètera de lui-même. A

chaque jour suffit sa peine.

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14-15 : Tu dois imiter ton Père, comme cela est à nouveau confirmé ici : « A qui HaShem pardonne-t-il ? A celui qui pardonne le péché des autres » (Rosh Hashanah 17a).

16 qui prennent des airs sombres : En effet, « HaShem ne voit pas les mortifications mais le repentir sincère » (Yomah 64). Si tes actes de justices ne sont réalisés que pour te montrer aux yeux des hommes, ils n'ont aucune valeur aux Yeux d'HaShem, et tes actions n'entraîneront aucune réponse des Cieux. Le bonne disposition de ton cœur doit être le moteur dans ta conduite envers ton Père et envers les hommes.

17-18 : Et les Maîtres d'Israël d'appuyer : « Si quelqu'un jeûne, le raconte partout et s'en fait une gloire, il sera puni. Mais si on insiste auprès de lui pour qu'il mange, il pourra révéler qu'il mange » (Abrégé du Choulkhan 'Aroukh, chap.127 § 8).

1-18 : Pourquoi Yéshou'a a-t-il pris ces trois exemples ? Car « Trois choses annulent un mauvais décret : la téfilah [la prière], la tsédakah [la charité] et la téshouva [le retour à soi-même et à HaShem, la repentance]» (Ta'anit chap.2, Talmud Yéroushalmi). Ici, le Roi Messie enseigne l'importance de ces trois choses (le jeûne étant lié à la téshouva, comme il est dit : « Vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, pour que votre voix soit entendue en Haut » (Yésha'yahou/Isaïe 58:4) et « La Main de notre E.lohim est pour leur bien sur tous ceux qui le cherchent, mais Sa Force et Sa Colère sont sur tous ceux qui L'abandonnent, c'est à cause de cela que nous jeûnons et que nous invoquâmes notre E.lohim, et Il nous exauça » ('Ezra/Esdras 8:22-23) », et qu'elles ont beaucoup plus de puissance si elles sont réalisées en secret, au point qu'HaShem peut briser les malédictions pesant sur ta vie, ainsi que les mauvais décrets pris à ton encontre, comme la maladie, une épreuve ou la mort (HaShem préserve).

19-20 : Concentre-toi sur les richesses du Monde à venir au lieu du monde présent car les richesses actuelles sont sur le point de disparaître, tandis que les richesses que tu acquiers auprès d'HaShem sont éternelles. Dans Mishléi/Proverbe, il est écrit : « Le cœur du sage prend les mitsvot », que les Sages rapportent à Moshé qui n'hésite pas à délaisser les trésors de l'Égypte pour gagner les trésors Célestes. Ces récompenses te sont personnelles et données du Créateur Lui-même, tu hérites donc de l'infini et de l'éternité !

 

N'oublie pas que « ce monde ressemble à un portique ouvert sur le monde à venir » (Pirqé Avot 4,16). Dans le hall, on se prépare pour pénétrer dans la salle principale. L'homme qui s'attache à ce monde est semblable à un invité qui déciderai de rester dans le hall d'entrée de son hôte, sans vouloir profiter des mets qui l'attendent. De plus, « celui qui s'est donné de la peine la veille du Shabbat mangera le Shabbat » ('Avoda Zara 3a). Or, l'époque messianique est appelé Shabbat Gadol, le Grand Shabbat. Si tu ne te prépares pas aujourd'hui, tu n'auras rien dans le Monde Futur. Nous apprenons également cela de la parabole du Roi Messie au sujet des invités (voir Matityahou/Mathieu 22:1 à 14). Les Maîtres d'Israël rapportent également que « ceux qui dominent leurs instincts disent : « venez, faisons le bilan de ce monde. Considérons le préjudice d'un commandement avec son salaire et le salaire d'une transgression avec son préjudice » (Baba Batra 78b).

 

Comment donc te préparer ? En étudiant la Torah, en te purifiant et en te sanctifiant par les mitsvot de la Torah, en travaillant tes middot (les traits de caractères). Yésha'yahou résumera en ces termes : « Ainsi Parle HaShem : gardez la Justice et faites Tsédakah, car Mon Yéshou'a ne tardera pas à venir, et Ma Tsédakah à se manifester. En marche l'homme qui fait cela, et le fils d'Adam qui y demeure ferme, gardant le Shabbat pour ne pas le profaner, et veillant sur sa main, pour ne commettre aucun mal ! » ( Isaïe 56:1-2).

Tu prendras donc exemple sur ce roi : « Il arriva que Manobaz dilapida toute la fortune de son père en la donnant à la Tsédakah/charité. Son frère le réprimanda : « ton père a amassé des trésors et toi tu as tout dilapidé ! ». Il répondit : « Mon père a placé des trésors là où des mains humaines ont le contrôle. Moi je les ai placé là où aucune main n'a le contrôle sur eux. Mon père a amassé des trésors d'argents, moi j'ai amassé des trésors d'âmes. Mon père a amassé des trésors pour ce monde-ci, moi j'ai amassé des trésors pour le monde à venir » » (Yéroushalmi Péah 15b).

21 Car là où est ton trésor, là aussi est ton cœur : Comme il est rappelé ici : « Là où se trouve le désir d'une personne, là il se trouve lui-même » (Ba'al Shem Tov).

22-23 : Avoir un "bon œil" signifie être généreux, et avoir un "mauvais œil" signifie être avare. Le hessed, la générosité est une mitsvah de la Torah, comme il est dit : « Tu ouvriras ta main à ton frère, au pauvre et à l'indigent dans ton pays » (Dévarim/Deutéronome 15:11). De plus, HaShem te bénira pour ta générosité envers les pauvres, en effet : « Mettez-Moi de la sorte à l'épreuve, dit HaShem Tsé.vaôt, et vous verrez si Je n'ouvre pas pour vous les écluses des Cieux, si Je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance » (Malakhi/Malachie 3:10). De plus, l'homme qui craint HaShem « fait des largesses, il donne aux indigents ; sa justice subsiste à jamais, sa tête s'élève avec gloire » (Téhilim/Psaume 112:9).

 

Sache également que « ceux qui auront pitié des pauvres susciteront à leur égard la miséricorde d'HaShem. Chacun doit se convaincre de l’idée que, de même qu’il s’adresse constamment à HaShem pour demander santé, bonheur… et souhaite que le Maître du Monde entende ses plaintes, de même il doit prêter attention aux plaintes des pauvres » (Yoré Déa p. 247). La charité peut également sauver un homme de la mort, comme cela est écrit ici : « La tsédakah délivre de la mort » (Mishléi/Proverbe 10:2).

24 : Il est dit : « Qui est riche ? Celui qui trouve satisfaction dans sa richesse » (Shabbat 25b). Tu n'as pas à t'inquiéter concernant ta parnassa, ton moyen de subsistance, car : « Lorsqu'un homme met sa confiance en HaShem, il mérite qu'HaShem soit son refuge dans ce monde et dans l'autre » (Ménahot 29b).

mamôn : ce mot hébreu est une contraction de l'expression : "Ma ata moneh"/"que comptes-tu donc ?", l'homme "qui compte" étant celui qui n'a pas la foi en HaShem qui, lorsqu’Il envoie Sa bénédiction, multiplie les biens. En effet, la racine du mot bénédiction en hébreu, brakha, est composé des lettres suivantes : ברכ. Or, ces lettre possèdent une valeur numérique de 2, 20 et 200, illustrant que la bénédiction Divine est exponentielle.

L'argent est également appelé zouzim, car il bouge (lazouz) d'une personne à l'autre. Nékhassim car les richesses sont cachées (mekhousseh) de son possesseur après sa mort. Ma'ot car "Mah Laeyé"/"qu'en sera-t-il de l'avenir ?", c'est-à-dire que celui qui possède des richesses est toujours anxieux en ce qui concerne le futur de ses biens.

25-27 : Comme cela est écrit dans le Téhilim que l'on dit durant la prière du Shabbat matin : « Les yeux de tous espèrent en Toi, et Tu leur donnes la nourriture en son temps. Tu ouvres Ta Main, et Tu rassasies à souhait tout ce qui a vie » (Téhilim/Psaume 145:15-16), et il est dit ici : « quiconque n'a plus qu'un seul morceau de pain dans son panier et dit : « que mangerais-je demain ? » appartient à la catégorie de ceux qui sont petits dans la foi » (Sotah 48b).

28-30 : Aie confiance en HaShem qu'Il te donnera les moyens de t'acheter de beaux habits, de la même manière qu'Il te donne de quoi pouvoir acheter de la nourriture, afin qu'Il soit honoré, car le but de chaque chose doit être d'honorer le Maître. Concernant l'habillement, l'Israélite doit se différencier des autres peuples, car il est écrit : « Vous ne suivrez point les usages des Nations que Je vais chasser devant vous » (Vayiqra/Lévitique 20:23). Cela commence par le port, durant le jour, d'un talith qatân muni de tsitsiyot/franges, et d'habits décents. En effet, la tsniout (pudeur) est un élément très important, et les habits ainsi que le comportement doivent traduire cette réserve, tant chez les hommes que chez les femmes.

31-32 : Tu dois avoir la émounah, la confiance en HaShem pour ton quotidien. Et comment développer sa émounah ? Grâce à la Torah, comme les Maîtres d'Israël enseignent : « les mitsvot n'ont été données que pour purifier les créatures » (Béréshit Rabbah, 44:1), car « l'être humain est façonné par ses actes » (Séfer Hahinoukh). Les mitsvot de la Torah sont le moyen d'arriver à la émounah, elles sont incontournables car « comme le corps sans l'esprit est mort, de même la émounah sans les œuvres [c'est-à-dire les commandements] est morte » (Lettre de Ya'aqov/Jacques 2:26).

33 cherchez premièrement le Royaume d'HaShem et Sa justice : "cherchez le Royaume" c'est l'étude de la Torah, "la Justice d'HaShem" c''est la pratique des mitsvot. En effet, la "justice" ici désigne la pratique des œuvres, comme il est dit : "que votre justice surpasse celle des proushim" (Mathieu 5:20) et l'on recherche par une étude assidue : "Je garderai Ta Torah constamment et pour toujours, je marcherai dans la largesse car je recherche Tes ordonnances" (Téhilim/Psaume 119:44-45).

33-34 : Comme il est dit : « Rabbi Néhounya ben Haqana avait coutume de dire : Celui qui prend sur lui le joug de la Torah est délivré du joug de l'État et des soucis quotidiens. Mais à celui qui rejette le joug de la Torah, on impose le joug de l'État et celui des soucis quotidiens » (Pirqé Avot, chap.3, Mishna 5).

 

 

 
 
 

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