נח

Parashat Noah

 

Retour vers le Futur

Torah : Béréshit/Genèse 6:9 à 11:32

             1er montée (rishôn) : (Bér/Gen. 6:9-22)

             2ième montée (shéni) : (Bér/Gen. 7:1-16)

             3ième montée (shlishi) : (Bér/Gen. 7:17-8:14)

             4ième montée (révi'i) : (Bér/Gen. 8:15-9:7)

             5ième montée (hamishi) : (Bér/Gen. 9:8-17)

             6ième montée (shishi) : (Bér/Gen. 9:18-10:32)

             7ième montée (shevi'i) : (Bér/Gen. 11:1-32)

             Maftir : (Bér/Gen. 11:28-32)

Haftarah : Yésha'yahou/Isaïe 54:1 à 55:10

Torat Yeshou'a : Matityahou/Mathieu chapitre 24 et 25, Bet Shim'ôn/II Pierre, chapitre 2.

HaShem voit que la Terre est corrompue et avertit Noah (Noé) qu'un déluge va survenir sur la Terre. Construisant une arche, ce Juste préservera une partie de la Création en prenant des animaux de chaque espèce, et sauvera sa propre famille. A leur sortie, la Terre sera repeuplée, et la Torah énumère tous les peuples descendants de cette famille. Kéna'ân (Canaan) est maudit à cause de son père Ham, et les peuples sont dispersés sur toute la surface de la Terre, chacun avec sa langue, après avoir bâti une tour qui "monterait jusqu'au ciel", Bavel, sous l'égide de Nîmrod.

*

"Car dans encore sept jours, Je ferai pleuvoir sur la Terre" (Béréshit/Genèse 7:4)

Pourquoi le Saint Béni Soit-Il a-t-Il ajouté une période de sept jours avant le déluge ? Car "ce sont les sept jours de deuil de Métoushéla'h le Juste. Le Saint Béni Soit-Il, eu égard à son honneur, retarda la punition. Viens et calcule les années de Métoushéla'h, et tu trouveras qu'elles se terminent dans la six-centième année de la vie de Noa'h (Sanhédrîn 108b)" (Rachi).

*

"Je ferai pleuvoir quarante jours et quarante nuits" (Béréshit/Genèse 7:4)

"Cela correspond au délais de la formation de l'embryon, car ils avaient fauté en dérangeant le Créateur et en l'obligeant à former des enfants illégitimes" (Rachi).

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"Maudit soit Kéna'ân !" (Béréshit/Genèse 9:25)

Le Texte dit que 'Ham, un des fils de Noa'h, vit son père nu et pécha contre lui, cependant, Noa'h maudit non pas 'Ham, mais son fils Kéna'ân ! Le Midrash nous rapporte qu'en réalité, ce fut Kéna'ân qui vit la nudité de Noa'h, et alla raconter cela à son père 'Ham, il fut donc la cause du péché. De plus, 'Ham était déjà béni par HaShem (9:1), et un homme ne peut maudire ce qu'HaShem a béni. Enfin, puisque Noa'h ne pouvait plus avoir de quatrième fils suite à ce péché, il maudit donc le quatrième fils de 'Ham, qui était Kéna'ân (Rachi). A ce sujet, si nous prenons les premières lettres de chacun des prénoms des enfants de Noa'h, nous trouvons שיח. Ce Juste voulut mettre un quatrième fils au monde, dont le nom commencerait par la lettre מ Mêm, ce qui aurait alors donné "Mashia'h - Messie", le but de Noa'h étant d'amener la délivrance finale à son époque !

* * *

« Voici les descendants de Noah/Noé, Noah était un homme tsaddik/juste, intègre dans ses générations ; avec E.lohim marchait Noah » (Béréshit/Genèse 6:9)

 

Rachi relève ici qu'au lieu de nommer directement ses descendants, la Torah dit tout d'abord qu'il était un homme juste, et nous explique par là que les véritables descendants des justes sont leurs bonnes actions.

 

Le mot « homme » dans ce passage traduit l'hébreu « ish » dont un des sens est époux. Nous pouvons donc , de manière allusive, lire comme cela :

 

« La bonté [Noah] est l'épouse [« ish »] de la justice »

 

Dès ce premier passouk/verset, plusieurs enseignements peuvent être tirés. Si nous prenons le nom Noah en hébreu, נח, et que nous le lisons à l'envers, soit de gauche à droite, nous obtenons חן, la grâce. Cependant, dès le début de la parasha, nous voyons que la Torah « s'empresse » de dire que cet homme était un tsaddik, un juste. La Parole Divine possédant 70 facettes, il est possible de déceler ici un subtil clin d’œil à une problématique qui torpille moult croyants depuis des millénaires : sommes-nous « sauvés » par « la loi » ou par « la grâce » ? Sans s'arrêter sur la définition Torahïque de « salut » car tel n'est pas le sujet, ce problème n'en est qu'un que pour ceux qui lisent les écrits Juifs avec des lunettes grecques. Rappelons les Paroles du Rabbi :

 

« Nombreux me diront en ce jour : Adôn ! Adôn ! N'est-ce pas en ton nom que nous avons été inspirés ? En ton nom que nous avons jeté dehors les démons ? En ton nom que nous avons fait de nombreux prodiges ? Alors je leur déclarerai : Jamais je ne vous ai connus ! Retirez-vous de moi, fauteurs de non-Torah ! » (Matityahou/Matthieu 7:23)

'Confesser' le Roi Messie sans lui obéir vaut tout simplement un zéro pointé. Le Messie sans la Torah de son Père et de son Peuple d'Israël, et c'est la porte de sortie pour le candidat. En effet, quelle est la signification de « fauteurs de non-Torah », selon la traduction d'André Chouraqui ? Cette expression traduit le grec anomia ανομια, signifiant sans (le « a ») la loi (« nomos »). La majorité des traductions se contenteront d'un vague « iniquité ».

 

Ainsi, le « non-Torah » renvoie à son abolition, donc à la non pratique des commandements. Or, ne pas pratiquer les commandements, c'est ne pas se sanctifier. Ne pas se sanctifier, c'est ne pas être délivré par le Messie :

 

« Sans la sanctification, personne ne verra HaShem » (Lettre envoyée aux Hébreux, 12:14)

 

Et la sanctification, c'est la pratique de la Torah :

 

« Vous vous souviendrez ainsi de mes mitsvot/commandements, vous les mettrez en pratique, et vous serez saints pour votre E.lohim » (Bamidbar/Nombres 15:40)

 

La Torah nous apprend donc que le seul qui mérita de survivre au déluge était un homme gracié pétri d’œuvres justes, soit la Torah et les mitsvot/commandements.

 

Or, « comme aux jours de Noah, tel sera l'avènement du Ben Adâm/Fils de l'homme » (Matityahou/Mathieu 24:37)

*

Le Ramban (sur Béréshit/Genèse 6:8) enseigne que toutes les actions de Noah étaient, aux Yeux d'HaShem, agréables et gracieuses, car la Torah embellit l'homme. Ainsi, cet homme s'était rendu gracieux et désirable au Créateur au travers la pratique des œuvres justes ! Comme il est dit :

 

« Place ta émounah/confiance dans l'Adôn Yéshou'a, et tu seras délivré, toi et ta famille » (Histoire des Talmidim/Actes des apôtres 16:31)

 

Or, la définition véritable et authentique du mot émounah en hébreu c'est non seulement de placer sa confiance dans « l'objet » en question, mais surtout d'y investir toutes ses forces, sa vie. Pour un fils d'Israël, parler d'émounah, c'est étudier, pratiquer, vivre, car la émounah sans sa pratique est morte et n'a aucune valeur.

 

Pour être délivré de la faute, vivre la Torah en suivant le Rabbi Messie, ses enseignements, en pratiquant comme il pratique, en vivant comme il vit, et donc comme vivent chaque Maître d'Israël, qui sont ses frères véritables, eux qui font la Volonté de leur Père dans les Cieux.

*

Rachi continue son commentaire sur le verset en nous expliquant que pour certains de nos Maîtres, si Noah avait été dans une génération de justes, il aurait été encore plus juste, tandis que pour d'autres, si il avait été dans une génération plus juste, il aurait passé inaperçu (voir Talmud Sanhédrîn 108). La question réellement posée est donc celle-ci : Noah est-il un grand ou non ? Cette interrogation peut également se poser pour notre génération, avant le déluge de feu qui vient : sommes-nous des grands ou non ? Le Roi Messie a pour sa part demandé : « Quand le Ben Adâm viendra, trouvera-t-il de la émounah/foi sur Terre ? » (Luc 18:8).

 

Une autre clé nous est ici donnée : les prophéties ne sont pas fixes, elles évoluent dans le temps suivant le libre arbitre de l'homme et son niveau. Prenons l'exemple de la Guerre de Gog. Étant écrite, elle doit obligatoirement avoir lieu, mais son intensité dépendra de notre degré de téshouvah/repentance : si nous sommes méritants, elle peut juste se dérouler sur un plan politique, sinon, dans un cas plus extrême, elle pourra se matérialiser dans ce monde sur un champ de bataille avec des millions de morts, hass véshalom (D. préserve).

 

De même, la dernière génération avant le Messie, appelée la génération du talon pour plusieurs raisons, peut, par son libre-arbitre, revenir à HaShem et à Sa Torah de tout son cœur et éviter bien des malheurs, ou bien récolter des pleurs, du sang, la mort, suite à ses semailles de « non-Torah ».

 

« Rabbi Yohanân a encore dit : le Fils de David [Le Messie] ne viendra que lors d'une génération qui sera soit entièrement méritante, soit entièrement coupable » (Sanhédrîn 98a)

*

« Avec E.lohim marchait Noah »

 

« Et pour Avraham, il est dit : « J'ai marché devant lui » (Béréshit/Genèse 24:40). Noah avait besoin d'un appui pour le soutenir, mais Avraham se renforçait et marchait dans sa sainteté de lui-même » (Rachi)

 

La génération avant le jugement Divin sur le monde sera faible spirituellement, et aura constamment besoin de soutient pour ne pas tomber, en cause principalement le déferlement du mal, ce-dernier sachant que sa fin approche rapidement :

 

« A l’époque qui précédera la venue du Messie, l’audace sera extrême, le sens du respect sera perdu, la vigne produira son fruit et pourtant le vin sera hors de prix, les dirigeants blasphémeront et il n’y aura personne pour les réprimander, les assemblées des sages seront abandonnées au vice et l’on s’y adonnera à la prostitution, la Galilée sera détruite et le Golan déserté, les gens des frontières erreront de ville en ville sans trouver de repos, la sagesse des maîtres sera dédaignée et les gens vertueux méprisés, la vérité disparaîtra, les jeunes insulteront les vieux, les vieillards se tiendront debout devant les enfants, le fils insultera son père, la fille attaquera sa mère, la belle-fille sa belle-mère, les gens d’une même maisonnée seront ennemis, la face de la génération ressemblera à la face du chien, le fils n’aura pas honte devant son père, et sur qui pourra-t-on s’appuyer? Uniquement sur notre Père qui est dans les Cieux » (Sotah 49b)

 

C'est ce qui est également rapporté ici :

 

« Rabbi Yohanân a dit : quant tu verras que la génération diminue [en nombre et en qualité], attends-le [Le Messie], ainsi qu'il est dit : « c'est un peuple tombé dans la misère que tu viendras sauver » (Deuxième Livre de Sh'mouel/Samuel 22:28) » (Sanhédrîn 98a)

*

« Il engendra, Noah, trois fils : Shem, Ham et Yafet. La Terre s'était corrompue devant E.lohim et fur remplie de violence (hamas en hébreu) » (Béréshit/Genèse6:10-11)

 

« Elle s'était corrompue : dans le sens de l'immoralité et de l'idolâtrie (Sanhédrîn 57a) » (Rachi)

 

Dans le ספר ויקרא Séfer Vayiqra /Rouleau du Lévitique, nous trouvons écrit :

 

« Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme, c'est une abomination » (18:22)

 

Et concernant tous les interdits sexuels, il est dit :

 

« Car ce sont là toutes les abominations qu'ont commises les hommes du pays, qui y ont été avant vous, et le pays en a été souillé. Prenez garde que le pays ne vous vomissent, si vous le souillez, comme il aura vomi les Nations qui y étaient avant vous » (Vayiqra/Lévitique 18:27-28)

 

« Leur E.lohim déteste la débauche » (Sanhédrîn 106a)

 

A l'époque du Déluge, les hommes s'échangeaient les femmes et les femmes les hommes, les hommes allaient entre eux et les femmes entre elles, et chacun avec les animaux :

 

« Toute chair : Rabbi Yohanân a enseigné : cela nous apprend qu'ils accouplaient les animaux domestiques avec les animaux sauvages, les animaux sauvages avec les animaux domestiques, tous avec l'homme et l'homme avec tous » (Tora Témima, Béréshit/Genèse 6:12)

 

Et oui, même les animaux allaient avec ceux d'autres espèces, soit par l'entremise de l'homme qui faisait les « rencontres », soit d'eux-mêmes ! Comment est-ce possible puisque les animaux ne possèdent pas de libre-arbitre, et donc de conscience du bien et du mal ? Car tout l'Univers a été créé pour l'homme. Quand l'homme s'élève, il élève tout la Création avec lui. Qu'il tombe dans la faute et là catastrophe pour ce qui l'entoure ! C'est ainsi que, par exemple, dans la région de San Francisco aux États-Unis, ville à forte densité de population homosexuelle, les scientifiques ont remarqué que les oiseaux mâles se faisaient la cour (source : Leava.fr).

 

Nos Maîtres continuent et rapportent encore les choses suivantes :

 

« Hashem vit que la méchanceté de l'homme était grande : car ils perpétraient la débauche. Or, la luxure va toujours en grandissant sans jamais être rassasiée, suivant l'affirmation de nos Maîtres (Soukkah 58b) : « l'homme a un petit organe qui, plus il est nourri, plus il a faim ». Ils perpétraient également le vol, et celui qui aime la rapine et l'argent n'est jamais repu d'argent, mais sa passion ne fait que grandir constamment » (Kéli Yaqar, Béréshit/Genèse 6:5)

 

Petit « clin d’œil » d'il y a 2000 ans : le Midrash Rabbah affirme que le Créateur n'a déclenché le Déluge que lorsque l'humanité s'est pervertie au point de rédiger des contrats de mariages entre...deux hommes.

 

« Bien que Rachi ait expliqué que partout où tu trouves dérèglement sexuel et idolâtrie, une catastrophe générale s'abat sur le monde, il semble que ce soit à cause de la débauche que le déluge fut décrété. Mais s'ils n'avaient pas perpétré le vol, le décret n'aurait pas encore été scellé, car la pénitence aurait été efficace. Et si il n'y avait eu que le vol, ce châtiment n'aurait pas été décrété sur les bons également, mais il aurait seulement châtié l'impie selon sa malignité » (Iqar Siftéi Hakhamim sur Rachi, Béréshit/Genèse 6:13)

 

« Et voici qu'elle était détruite : spontanément, car même sans le châtiment Divin, elle était en train de se détruire, et ce pas la corruption de leurs voies (relation interdites et incestueuses), qui nuisait à leur progénitures, et par le vol qui corrompt l'ordre social » (Sforno sur Béréshit/Genèse 6:12)

 

Une des fautes les plus graves de toute la Torah, rapportée dans le récit de 'Er et Onân, fils de Yéhoudah/Judah, et confirmée dans le Livre des lois d'Israël, le Shoulkhan 'Aroukh, c'est la semence en vain (onanisme/masturbation, fornication, adultère, etc). La gravité de cette faute est illustrée ici :

 

« Les hommes de l'époque du déluge commettaient toutes les atrocités possibles mais leur culpabilité n'atteignit son comble que lorsqu'ils se mirent à verser leur semence ne pure perte sur la Terre » (Zohar Béréshit 56b)

 

Pour information, Le Roi Messie fait également allusion à cela dans le passage suivant :

 

« Et si ta main droite est une occasion de pécher, coupe-la et jette-la loin de toi ! Il vaut mieux pour toi perdre une partie de ton corps plutôt que celui-ci soit jeté tout entier dans le Gey-Hinnom » (Matityahou/Mathieu 5:30)

 

« Rabbi Tarfôn dit : “que celui qui touche son membre viril [euphémisme pour masturbation] ait sa main coupée sur son ventre”. “Mais son ventre sera fendu!” Ont-ils dit à Rabbi Tarfôn. Il leur dit: “il est préférable que son ventre soit fendu plutôt qu’il descende dans la fosse » (Niddah 13b)

 

La perte de semence en vain équivaut en gravité aux trois fautes principales de la générations du Déluge qui sont : l’idolâtrie, la débauche et le vol. En hébreu, ces trois mots s'écrivent respectivement גזל ,זנות ,עבודה זרה . En prenant chaque première lettre de ces trois mots, nous trouvons le mot Guéza, de guématria 80, identique à celle du mot Yessod, fondement. Yessod est également synonyme de pureté sexuelle (Zohar), et représente le personnage de Yossef/Joseph qui a su résister aux avances de Zoulékha, la femme de son maître égyptien.

 

Ainsi mesure pour mesure, mida kénéguède mida : puisque vous répandez votre semence en vain, et non dans vos épouses légitimes, de même le ciel répandra sa semence (ses pluies) en vain. Puisque vous déréglez votre nature, la nature se déréglera.

 

À ce sujet, le Ba'al Hatourim nous dévoile que l'expression « Les eaux de Noah » (Yésha'yahou/Isaïe 54:9) est égale à celle du mot hamas (quelle coïncidence !) soit 108. Qui est aussi égale à celle de....Gey-Hinnom/Géhenne ! Ceci est intéressant car comme dit ci-dessus, les eaux sont synonymes de perte de semence. Celui qui répand sa semence voit apparaître le hamas, la violence, et sa fin sera le Gey-Hinnom. Israël a ici la solution pour se débarrasser de ses ennemis physiques, car n'oublions pas que la racine des batailles et guerres se trouve au niveau spirituel. La téshouvah, le retour à HaShem et à Sa Torah, est toujours possible, alors fonçons !

 

En effet, un homme qui perd sa semence se retrouve soumis aux lois de la nature. D'ailleurs le contraire est prouvable par la Parole : Daniel dans la fosse aux lions qui en ressort indemne ! Selon nos Maîtres, il avait gardé sa pureté sexuelle, et donc les animaux lui étaient totalement soumis, car ils voyaient en lui l'image d'E.lohim non altérée.

 

« La génération du déluge avait fauté, et avait été livrée en guise de nourriture aux bêtes sauvages qui ont pu gouverner sur eux, comme il est dit : « il est dominé [car] ils sont devenus comme des animaux » (Téhilim/Psaume 49:13) » (Rachi sur Béréshit/Genèse 9:5)

 

Ces trois fautes ont donc scellé leur destin, cependant le décret final n'a été promulgué des Cieux qu'à cause d'une extrême atteinte dans la débauche sexuelle, faute ayant dépassé dans son ampleur les deux autres, et portant atteinte aux fondations du monde même.

 

« Rabbi Simlai disait : Là ou se trouve l'immoralité, la destruction aveugle fait rage dans le monde, tuant les bons avec les méchants » (Béréshit Rabbah 26)

 

Cependant :

 

« L'ange responsable du Gey-Hinnom se nomme Douma. Plusieurs dizaines de milliers d'anges destructeurs sont placés sous sa direction. Il se tient à l'entrée du Gey-Hinnom... Mais il ne peut rien contre ceux qui gardent l'Alliance [pureté sexuelle] sainte dans ce monde » (Zohar I, 8a)

 

« Aussi longtemps que l'homme garde cette Alliance et ne la transgresse pas il reste invulnérable a toute langue et tout peuple » (Zohar I, 8a)

 

« Quand une personne garde la sainte Alliance, c'est comme si elle gardait toute la Torah, parce que l'Alliance équivaut a toute la Torah » (ibid. I, 197a).

« La sainte Alliance rend le corps de l'homme radieux et lumineux, et celui qui la garde ne subira aucun préjudice » (Ibid. II, 3b)

 

« Celui qui garde la Sainte Alliance mérite d'être roi, comme Yossef. Ainsi le peuple d’Israël, lorsqu'il garde l'Alliance, mérite d'être Roi comme il est écrit: "Tous les enfants d’Israël sont des Fils de Rois (Shabbath 11a) » » (Tikouné Zohar 51a, Tikoun 15)

 

Ainsi, le Juif circoncira sa chair et son cœur afin d'obéir pleinement à son Rabbi et Roi. En effet, La circoncision physique est טוב Tov, bonne pour l'homme ! Comme le dit la Torah, « HaShem vit que la Lumière était bonne (Tov) (Béréshit/Genèse 1:4). Or, les dernières lettres de l'expression « la lumière est bonne », en hébreu : אֶת־הָאוֹר כִּי־טוֹב forment le mot ברית Brit, Alliance en français, renvoyant à la circoncision physique. Tandis que « prépuce » signifie, dans la langue sainte et en anagramme, הרעל hara'al, poison !

 

Résumé

 

A l'époque du déluge, nous avons :

 

א] Des contrats de mariages entre hommes (Midrash Rabbah)

ב] Des avortements (lorsqu'une femme devenait enceinte par fornication, elle recevait une drogue pour provoquer un avortement, afin de cacher son infamie) (Méam Loez Béréshit chap.23)

ג] Des échanges entre hommes et femmes

ד] Des échanges avec les animaux

ה] Une perversion des animaux

 

Le vol sous toutes ses formes

 

L'idolâtrie

 

Aujourd'hui, nous avons :

 

א] Le mariage homosexuel officialisé (en France depuis le 17 Mai 2013)

ב] L'avortement officialisé (depuis le XXième siècle. En France, de nos jours, il y a une moyenne de 220 000 avortements/meurtres chaque année !)

ג] Du libertinage où plus personne ne se cache

ד] L'existence de « maisons de passes » avec des animaux en Europe

ה] Une perversion des animaux

(Quant à la semence en vain, inutile de préciser l'état actuel des choses, rien qu'avec l'explosion de la pornographie).

 

Le vol sous toutes ses formes

 

L'idolâtrie (les sports, les plaisirs, le « moi », amplifié par la culture occidentale édomique)

 

Tout cela répond également aux contestataires qui avancent que l'histoire humaine a toujours connu ces choses. Certes, l'homosexualité a toujours existé, mais officialiser des unions, ça n'arrive que juste avant l'écroulement de la Nation ou l'Empire en question. L'avortement a toujours existé, mais les proportions de meurtres d'enfants atteintes aujourd'hui dépassent l'entendement.

* * *

HaShem E.lohim a demandé à Noah de construire une arche, ce qui lui prendra...120 ans ! Pourquoi tant de temps ? Car Noah espérait que ce temps d'attente permettrait à l'homme de réfléchir à ses actes pour pouvoir se repentir. Peut-être que quelques uns se réveilleraient ! Mais non, seules huit personnes furent délivrées de la Colère Divine.

 

« Noah marchait avec E.lohim : les dernières lettres de cette expression en hébreu donnent hakham, un homme sage, allusion au verset suivant : « Et le hakham/sage s'empare des âmes » (Mishléi/Proverbes 11:30) » (Ba'al Hatourim sur Béréshit/Genèse 6:9)

 

Et pour nous, combien de temps va encore durer le sursis ? Serons-nous dans le bateau ? Combien de personnes allons-nous tirer des eaux ?

 

« Ce qui arriva du temps de Noah arrivera de même à l'avènement du Ben Adâm. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noah entra dans l'arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous: il en sera de même à l'avènement du Ben Adâm »

(Matityahou/Mathieu 24:37-39)

*

Le Ba'al Hatourim rapporte que la valeur numérique de l'expression "un langage" (Béréshit/Genèse 11:1) est égale à celle de l'expression "la langue sainte", soit l'hébreu. En effet, l'hébreu était la langue parlée par tous les hommes jusqu'à Bavèl, puis elle se fractionna en soixante-dix dialectes. C'est la raison pour laquelle il est possible de retrouver dans beaucoup de langues des racines communes à celle-ci.

* * *

Le Texte nous dit que tous les hommes périrent sauf Noa'h et sa famille. Or, nous retrouvons les descendants des géants à l'époque de Moshé et Yéhoshou'a, lors de la conquête de la Terre d'Israël ! Le Midrash nous rapporte ce qui s'est en fait réellement passé, pour que cette lignée survive : "Tous les existants de la Terre furent effacés, ce qu'expriment : "Ainsi fut effacé tout être qui se trouvait à la surface du sol" (7:23), hormis Noa'h et tous ceux qui étaient avec lui dans l'arche, ce qu'indique : "Il ne resta que Noa'h et ce qui était avec lui dans l'arche", et hormis Og, roi de Bashân, qui s'assit sur un morceau de bois sous la gouttière de l'arche. Il jura à Noa'h et à ses fils qu'il serait leur serviteur à tout jamais. Que fit Noa'h ? Il perça un trou dans l'arche où il déposait sa nourriture chaque jour, Og resta donc aussi, comme il est dit : "Seul Og, roi de Bashân, était resté des survivants des géants" (Devarim/Deutéronome 3:11)" (Pirqé déRabbi Eli'ezer, chap.23).

* * *

Selon le Zohar (III, p.153), l'arche que construisit Noa'h représente le point de lumière au milieu de toute l'obscurité du monde. La décadence fut tellement importante que seule une destruction globale pouvait purifier le monde, pour lui permettre de repartir sur de bonnes bases. De la même manière, Rabbi Yeshou'a avertit que juste avant son dévoilement final, le monde entier sera à nouveau un état pré-déluge, mais cette fois-ci, ce sera un déluge de feu qui surviendra pour la Terre, par l'entremise de la guerre de Gog, où selon le prophète, les deux tiers de l'humanité sera atteint. Il faut donc s'accrocher de toutes ses forces au Tsadik, au Messie, qui représente l'arche pour nos générations, ainsi qu'à l'étude de la Torah et la pratique des commandements.

* * *

I] L'homme doit s'éloigner de tout ce qui touche à la débauche sexuelle (masturbation, homosexualité, adultère, échangisme, fornication, etc). Ce sont ces péchés qui attirent les plus grands malheurs dans ce monde, des catastrophes naturelles aux épreuves quotidiennes. Ces fautes portent atteintes à la parnassa (les moyens de subsistances) de l'homme dans ce monde, à sa paix du ménage, à sa santé, sans parler de son éternité. A l'inverse, celui qui garde parfaitement sa pureté sexuelle en n'étant qu'avec sa femme quand elle est permise (en-dehors de ses cycles de menstruations), mérite la Royauté dans ce monde et dans l'autre.

II] L'attachement au Tsadik, au Juste, est primordial. Quand une personne prie, elle ne doit pas prier par ses mérites, mais par les mérites du Messie Yeshou'a.