תרומה

Parashat Téroumah

 

Quand la fiction rattrape la réalité !

 

Torah : Shémot/Exode 25:1 à 27:19

Haftarah : Mélakhim/1 Rois 5:26 à 6:13

HaShem demande à Ses enfants de faire des offrandes pour la construction du Mishkhan, le Tabernacle. Puis commence la description de l'arche, située dans le Saint des saints, de la Table, de la ménorah (le chandelier), de l'autel, et de la structure extérieure et intérieure.

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Avec cette parashah/section, nous commençons les parties de la Torah qui peuvent paraître rébarbatives, de par leurs descriptions du Mishkhan/Tabernacle, des korbanôt/sacrifices, des recensements des Israélites dans le désert, etc. Mais quand ces passages sont étudiés en hébreu, avec la Torah Orale et les explications de nos Maîtres, des portes s'ouvrent sur des mondes inimaginables ! Mais il faut creuser et étudier !

 

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« Parle aux enfants d'Israël : qu'ils M'apportent une offrande, vous la recevrez pour moi de tout homme qui la fera de bon cœur » (Shémot/Exode25:2)

 

L'homme authentique est celui qui pratique la Torah en y mettant le cœur, c'est-à-dire servir HaShem avec joie. Cet état intérieur est tellement important qu'il est une des raisons des multitudes de souffrances et malédictions que le Créateur envoie, comme il est écrit :

 

« Toutes ces malédictions viendront sur toi […] pour n'avoir pas, au milieu de l'abondance de toutes choses, servi HaShem ton E.lohim avec joie et bon cœur » (Devarim/Deutéronome 28:45 et 47)

 

Et qu'est-ce que la joie ? Un état de tranquillité et de shalom, de paix et de foi intérieurs donnant à l'homme des forces pour toujours repousser les limites et aller plus loin avec son D.

Il est cependant très dur de servir le Père en joie, car cela signifie que même dans l'épreuve, l'homme ne vacille pas, et croit que tout arrive pour son bien. Rav Ben Tsiôn Abba Shaoul disait : Il existe trois façons de servir HaShem : par l'étude de Torah, par la prière et par la joie. Mais la plus dure des trois, c'est par la joie.

 

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« Tu mettras le propitiatoire sur l'arche du témoignage dans le lieu très saint. Tu mettras la table en dehors du voile et la ménorah/chandelier en face de la Table, au côté méridional du tabernacle, et tu mettras la table au côté septentrional » (Shémot/Exode 26:34-25)

 

Or, dans l'Alliance Renouvelée, il est écrit la chose suivante :

 

« Une première Tente fut dressée, celle que l'on appelle le Lieu Saint ; là se trouvaient la ménorah, la Table et le Pain de présence. Puis derrière le parokhet/rideau il y avait une partie de la Tente appelée le Lieu Très Saint, il s'y trouvait un autel d'or pour brûler l'encens, et l'Arche de l'Alliance entièrement recouverte d'or » (Lettre envoyée aux Hébreux, 9:2-4)

 

Il est dit que l'autel des parfums se trouvait dans le Lieu très Saint avec l'Arche. Or, cela est faux, cet autel se trouvait dans le Lieu Saint. Y aurait-il une erreur dans la Lettre aux Hébreux ? Il s'agit effectivement d'une erreur de copiste, étant donné que l'autel de la kétorèt ne s'est jamais trouvé avec l'Arche.

 

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« Tu feras pour la Tente une couverture de peaux de béliers teintes en rouge, et une couverture de peaux de dauphins par-dessus » (Shémot/Exode 26:14)

 

Croyez-vous sincèrement que non seulement HaShem va demander, dans le désert, des peaux de dauphins, mais en plus provenant d'un animal impur ? C'est comme si l'on mettait une peau de porc dans le Saint des saints !

 

Bien évidement, il s'agit d'un problème de traduction, les auteurs ne connaissant pas le sens du mot tahashe en hébreu, qu'ils ont donc rendu par dauphin. En réalité, cet animal est mentionné dans le Talmud :

 

« Le tahashe ressemblait à une sorte de Tela Ilan [Rachi : petit félin suspendu aux arbres au pelage tacheté et richement coloré], car comme lui il avait de nombreuses couleurs, mais il n'était pas comme lui car le tahashe, lui, est kasher. Par conséquent, c'est pourquoi l'on traduit [en araméen] tahashe par « sasgona », ce qui signifie « qui se réjouit de la beauté de ses nombreuses couleurs ».

 

Rabbi Illa a dit au nom de Rabbi Shi'môn ben Lakish : Rabbi Méïr disait : le tahashe qui existait du temps de Moshé/Moïse était une créature unique, et les Sages n'ont pas pu trancher à son propos s'il était une sorte de béhémah ou une sorte de hayah (appartenant aux animaux domestiques ou sauvages). Il avait une seule corne sur le front, et s'est présenté à Moshé/Moïse pour les besoins de l'heure, et il en a fait un recouvrement pour le mishkhan, et il a ensuite été caché » (Traité Shabbat 28a et 28b)

 

Il ne s'agit donc pas d'un « dauphin », mais d'un petit animal grimpant aux arbres, à pelage multicolore et possédant une corne sur la tête ! En bref : un animal fantastique ! Pas étonnant que « dauphin » passe mieux pour le monde occidental ne croyant que ce qu'il voit actuellement !

 

Après tout, ce n'est pas étonnant. Car saviez-vous...que le Midrash (partie de la Torah Orale provenant de Moshé sur le Sinaï) enseigne qu'avant le déluge existait un oiseau de feu qui renaissait de ses cendres, le phœnix ? Ainsi que des centaures (corps de cheval avec un buste d'homme) ? Que les sirènes existaient, et qu'elles n'ont disparu que très récemment ? Que certains démons, comme le rapporte le Talmud, peuvent ressembler à des gros lézards avec plusieurs cous et têtes, tel l'hydre dans la mythologie grecque ?

 

Non, ce n'est pas une plaisanterie ! Les traditions des peuples piochent dans des réalités physiques et spirituelles qui ont bel et bien existé ! D'ailleurs, ne dit-on pas dans le Séfer Béréshit/Livre de la Genèse que les « fils de D. » qui ont été avec les « filles des hommes » ont donné naissance aux héros des temps fameux ? De là la tradition d'un « hercule » se battant contre un « hydre » à plusieurs têtes ?

 

L'existence de dragons est également affirmée par la tradition orale. D'ailleurs, la Révélation de Yohanân, l'apocalypse, parle du satân prenant la forme de dragon. La Parole d'HaShem, qui Est la Vérité, prendrait-elle des images de la mythologie grecque, si celles-ci n'étaient pas une réalité à la base ?

 

Il y aurait beaucoup à dire sur ces choses, mais ce n'est pas le sujet.

 

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Le Mishkhan, c'est-à-dire le Tabernacle, est une représentation de la structure physique et spirituelle de l'homme. Étudier ces passages en hébreu, avec des Maîtres, permet d'accéder a une compréhension de l'humain exceptionnelle. Un Jour, un homme devait se faire opérer en Israël d'une tumeur, mais le chirurgien ne savait comment procéder pour ce cas spécial. Un Maître d'Israël, à partir de son étude de la Torah approfondie, a montré par un schéma au chirurgien comment retirer ce corps étranger. Ce-dernier a suivi ses conseils et a connu le succès !

 

Ainsi, déjà à notre niveau, nous pouvons comprendre que l'Arche de l'alliance, c'est la tête de l'homme, et les Tables de la Torah à l'intérieur sont son cerveau, qui doit être plein de la Parole Divine. La ménorah/chandelier représente les yeux de l'homme qui éclaire son corps. L'autel des parfums, son odorat. La Table avec les pains, son système digestif.

 

L'autel qui brûlait les korbanôt/ « sacrifices » à l'extérieur est son système d'évacuation. Les tapis sur le Tabernacle sont les tissus humains intérieurs, les poutres extérieures sa peau, etc.

 

Tout cela représente également le « Visage » et le « Corps » du Créateur dans ce monde, Sa Présence parmi nous, d'où l'importance cruciale du Temple de Yéroushalayim/Jérusalem, qu'il soit vite reconstruit de nos jours par le Roi Messie Yéshou'a, amen !