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La culture grecque fut importée dans plusieurs pays par Alexandre le Grand, qui fit de nombreuses conquêtes. Suite à sa mort, son royaume se divisa, et plusieurs réshaïm (méchants) vinrent à dominer, comme Antiochos Epiphanès. Du côté d'Israël, l’hellénisme fit des ravages, et beaucoup de Juifs quittèrent les voies de la Torah pour devenir comme les goyim. Certains se refaisaient des prépuces par honte de leur circoncision, un gymnase fut construit près de Yéroushalayim, la ville du grand Roi, et les mariages mixtes augmentèrent. Nombreux furent ceux qui profanèrent le shabbat et les fêtes et abolir les lois de la kasheroute. Cependant, les évènements vont commencer doucement à se gâter.

*

Antiochos le rasha, au retour d'une bataille, passe par Yéroushalayim et pille les trésors du Sanctuaire, laissant le peuple dans la consternation et la colère. Au bout de deux ans, le chef des contributions est envoyé en Israël avec des troupes, et pille la ville, l'incendie, et tue un grand nombre d'Israélites, tout en capturant femmes, enfants et bétails. Tout cela ne fait que renforcer la division entre les Juifs totalement opposés à ces envahisseurs et voulant garder la Torah, et ceux ne désirant rien d'autre que s'assimiler.

Les persécutions furent ainsi terribles pour le peuple d'Israël. Il est rapporté (Méâm Loez, Béha'alotékha) que Matityah le cohen avait une fille d'une beauté inégalée, fiancée à un 'hashmonayim (un membre de la famille des Maccabim), qui fut repérée par un soldat de Nicanor, et qui la captura par les cheveux pour la violenter sous les yeux de son fiancé, en ayant étalé auparavant un séfer Torah sous eux. Deux femmes furent condamnées à mort pour avoir circoncis leurs fils nouveaux-nés. Ces-derniers furent pendus à leur seins et précipités avec leurs mères du haut des remparts de Yéroushalayim. D'autres furent brûlés pour avoir respecter le shabbat en secret dans des cavernes, tandis qu'un sofér (scribe) dénommé El'azar préféra la mort plutôt que de consommer de la viande de porc. Néanmoins, le récit le plus connu reste celui de cette mère, 'Hannah, avec ses sept fils, qui moururent en qidoush HaShem (sanctification du Nom Divin). Refusant tous de tourner le dos à la Torah, les sept frères furent exécutés de manière atroce sous les yeux de leur mère, avant qu'elle-même ne trépasse, pour rejoindre ses enfants au gan 'eden.

Laissons, à ce stade, la parole à l'auteur du second livre des Maqqabim : "Je recommande à ceux qui s'approchent de ce volume de ne pas avoir le souffle abattu à cause de ces détresses ; qu'ils discernent qu'elles visent non pas à détruire notre peuple, mais à corriger notre espèce. Oui, la persistance des criminels peu de temps, avant qu'ils ne soient précipités dans leur châtiment, est une marque de grande bonté. A la différence des autres nations, pour lesquelles le Maître repousse le châtiment jusqu'à ce que la mesure de leur faute soit pleine, il n'en est pas de même pour nous, Il ne nous châtie pas quand nous arrivons au bout de nos torts. C'est pourquoi Il n'éloigne jamais de nous Son chérissement, Il éduque Son peuple dans les détresses, mais Il ne l'abandonne pas" (6:12-16).

C'est dans cette période de grand trouble que se levèrent les héros d'Israël : le cohen Matityah bèn Yo'hanân, avec ses célèbres fils : Yo'hanân-Gadi, Shim'ôn-Thassi, Yéhoudah-Maqabi, El'azar-'Horân, Yonatân-'Hafous. Après la mort de leur père, qui les encouragea à se battre pour le royaume d'Israël et la Torah, ils partirent discrètement dans les villes et villages pour réunir à leurs côtés tous ceux qui voulaient combattre pour l'honneur du Saint Béni Soit-Il. La première importante victime du Maqabi sera Apollonios, général syrien, qui sera défait sur le champ de bataille, et dont l'épée reviendra à Yehoudah, qui l'utilisera dans ses batailles. Puis, suivant en cela le courage du Roi David et de ses guerriers, le fils de Matityah, avec un petit nombre d'hommes, mettra en déroute également Sèrôn, un chef d'armée.

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 Il est facile d'enfermer les nombreux dans les mains d'un petit nombre. Il n'est pas de frein en faces des cieux, pour sauver avec beaucoup ou peu. Non, la victoire dans la guerre n'est pas dans le nombre d'une armée, l'héroïsme dépend des cieux. Ils viennent contre nous avec beaucoup d'orgueil et d'insolence, pour nous exterminer, nous, nos femmes, nos fils, et nous piller. Nous, nous guerroyons pour nos êtres et notre Torah. Lui-même, Il les écrasera en faces de nous. Ne frémissez pas en faces d'eux ! (Yéhoudah Maqabi)

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Sont alors envoyés pour batailler sur la terre sainte Ptolémaïos, Nicanor et Gorgias. Après avoir crié vers HaShem, Yehoudah part pour mettre en déroute l'armée de Gorgias, qui s'enfuira, puis, plus tard, une nouvelle armée envoyée par Lysias. A la suite de ces évènements, le Maqabi et ses hommes montent à Yéroushalayim afin de purifier le Temple et ses ustensiles. Cependant, cette restauration n'est pas sans conséquences, puisqu'elle met en rogne les ennemis d'alentours, que Yehoudah se voit alors obligé de combattre pour sauvegarder son peuple : les édomites, les bnéi 'amôn et les bnéi ba'ân. Lui et ses frères se séparent en plusieurs camps pour aller frapper les ennemis sur les différents fronts. C'est dans ce temps que meurt Antiochos le rasha. Alors qu'il est rempli de haine envers les Juifs qui accumulent les victoires contre ses armées, et veut se venger d'eux, il est saisi d'une grande douleur aux entrailles, puis tombe de son char, et meurt en peu de temps dans de grandes souffrances.

Par la suite, Yéhoudah assiège la Citadelle, prise par des renégats et des goyim et la fortifie, contre

l'ennemi, ce qui déclenche la colère de Lysias le régent. Il envoie alors une grande armée avec des

éléphants pour faire tomber l'endroit. Les Maqabim se battent vaillamment, mais paye un

lourd tribut : en effet, El'azar 'Horân donne sa vie en passant sous un éléphant pour le tuer

et faire tomber ceux qui étaient dessus.

Bacchidès et Alkimos (un cohen rasha) viennent à leur tour avec une grande armée pour

reprendre la ville sainte mais ne peuvent rien face à la détermination de Yéhoudah. Nicanôr

est alors envoyé pour mettre un terme aux actions du héros d'Israël, mais il est défait suite à

une bataille, et sera tué dans une suivante. Sa tête et sa main droite sont coupées, et pendues

à Yéroushalayim, comme signe de victoire sur cet homme orgueilleux. Malheureusement, peu après,

Yéhoudah tombera à la guerre, en conduisant huit cents hommes vaillants contre des milliers d'ennemis. Israël pleura ce

grand héros, qui avait tant fait pour lui, avec sa famille. Par la suite, ses frères prendront le relais, et au bout d'un certain nombre d'années, la guerre avec la Grèce cessera.

* * *

La guerre avait fait des ravages, et le Temple, la couronne d'Israël, avait été profané. Il était désert, ses portes avaient brûlé, de l’herbe avait poussé. Tous se mirent au travail pour le purifier et le remettre en fonction, le Maqabi et ceux avec lui. Cependant, un problème de taille vit le jour : seulement une fiole d'huile pure avait été trouvée, pour pouvoir allumer la Ménorah, le candélabre du Temple. Il fallait huit jours pour préparer une huile d'olive de qualité supérieure, or la Ménorah devait briller en permanence. Comment donc procéder ?

Le peuple fit un acte de foi et s'en remit au Boré 'Olâm, le Créateur du monde, et se servit de cette unique fiole pour allumer. HaShem honora leur confiance et permit à l'huile de brûler huit jours au lieu d'un seul !

En souvenir donc de la victoire militaire et du miracle de la fiole d'huile, le Sanhédrîn instaura la fête de החנוכה Hanoukkah, mot possédant plusieurs significations : il y eu une nouvelle inauguration du Temple (Hanoukat haBayit), re-consécration (חנוך Hinoukh) de l'autel (Pessikta Rabbati 2:1), les Juifs se reposèrent (חנו) de la guerre le 25 (כ׳׳ה) du mois de Kislev.

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Yéhoudit

En Terre d'Israël, quelques temps avant le miracle de Hanoukkah, vivait la veuve d'un Israélite (du nom de Ménashé), de la Tribu de    

Shim'ôn, qui s'appelait Yéhoudit. C'était une très belle femme, pleine de charme, qui vivait dans l'opulence et qui avait la crainte des cieux. Elle était Tsadeket, Juste, et irréprochable selon la Torah de Moshéh, et jeûnait chaque jour de son veuvage, à l'exception de Shabbat et de ses veilles, de Rosh Hodesh et de ses veilles, et des Fêtes d'Israël.

Dans ces jours-là, un chef d'armée ennemi, Holophernès,                                             fut envoyé au proche-orient afin de soumettre les peuples. Détruisant et pillant sur son                                                                                 passages ses ennemis, il arriva en terre d'Israël. Les Juifs furent alors dans la peur,                                                                                dans l'attente de ce qui devait advenir, pour eux et le Temple à Yéroushalayim. Le peuple                                                                           saint se met alors à prier le Saint Béni Soit-Il, avec en tête Yéhoyaqîm, le cohen gadol                                                                                  de cette époque, afin d'être sauvé de cette menace et pouvoir vivre en paix dans                                                                                            son pays, et, en parallèle, prépare ses défenses pour faire face à l'occupant.                                                                                                   Cependant, ces choses sont rapportées aux oreilles d'Holophernès                                                                                                 qui entre dans une grande colère et demande des informations sur ce peuple                                                                                           téméraire. Lui répond alors A'hior, chef des enfants d''Amôn, qui rapporte                                                                                                        l'historique des Israélites, depuis l'époque des patriarches jusqu'à leurs jours,                                                            en concluant que si ce peuple est méritant grâce à son étude et son observance de la Torah, les ennemis                                                 ne pourront rien contre eux, car leur E.lohim les protège. Ce fut cependant la parole en trop pour le chef                                               orgueilleux, qui 'rappela' à A'hior que nul n'était dieu hormis son maître. Parole donc qui coûta sa place de chef,                        puisqu'il fut envoyé aux portes de la ville de Bétoulia, livré aux mains des Juifs, avec l'espoir qu'il serait tué par                            ces-derniers.

Mais c'est mal connaître les Juifs qui sont des "fils du Roi des rois" (Talmud), et qui ne tuent qu'en cas de grande nécessité, pour leur défense. A'hior est ainsi amené dans la ville, et averti les habitants du malheur à venir, ce qui pousse encore plus les enfants d'Israël à prier, jeûner, et se préparer. Peu après, Holophernès et son armée arrivent aux portes de Bétoulia et mettent le siège à la ville, et bloquant l'accès aux ressources, privant ainsi les Juifs d'eau et de nourriture.

Tout ceci arrive aux oreilles de Yéhoudit bat Mérari. Mue par sa confiance en le Créateur, elle parle aux oreilles des dirigeants de la ville, des cohanim et du peuple rassemblé, et les encourage à garder la émounah en HaShem, tout en leur annonçant qu'elle a un plan pour faire fuir les ennemis, et qu'elle sera le vecteur de la délivrance divine pour le peuple !

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 Frappe donc, par la ruse de mes lèvres, le serviteur sur le maître et le maître sur son serviteur : brise leur orgueil par la main d'une femme, car Ta force n'est pas dans la multitude, ni avec le héros Ton gouvernement ! Oui, Toi, Tu es l'E.lohim des humiliés, l'aide des indigents, le secours des faibles, le bouclier des désemparés, le sauveur des désespérés. Ô donc, ô donc E.lohim de mes pères, E.lohim de l'héritage d'Israël, Adôn des cieux et de la terre, créateur des eaux, Roi de toutes les créatures, Toi, entends ma prière ! (Yéhoudit)

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Ainsi, après avoir prié l'E.lohim des cieux et de la terre, elle se débarrasse de ses vêtements de veuvage, et se prépare comme aux jours où vivait son mari Ménashé. Sa beauté naturelle et l’embellissement dont elle fait preuve par des vêtements de fête, des bijoux, bracelets et bagues, et une coiffure soignée comme pour un mariage font que tous les hommes sont chamboulés en la voyant. Ainsi parée, elle sort de la ville en direction du camp ennemi, pour mettre son plan à exécution. Elle arrive devant Holophernès et lui annonce que son peuple a peur et qu'il est près de tomber, en conséquence de quoi elle préfère se joindre à eux. Le chef des armées, subjugué par sa beauté, ainsi que tous ceux qui la voient, adhèrent à ses paroles et l'accueillent favorablement parmi eux. Durant quelques jours, Yéhoudit se prépare pour accomplir son plan et se lève chaque nuit à 'hatsot (le milieu de la nuit), et prie chaque jour, tout en s'immergeant dans un torrent, afin de se purifier et se sanctifier, pour qu'HaShem soit avec elle. Le quatrième jour, Holophernès demande à ce que cette femme hébreu vienne à lui pour manger et boire, n'attendant que le moment propice où il pourrait s'unir à elle. Cependant, il s'endort, ivre, sur son lit et alors Yéhoudit profite de ce moment pour dégainer une épée et trancher la tête du général. S'enfuyant discrètement de nuit, elle regagne Bétoulia et raconte ces évènements au peuple, qui loue HaShem de leur donner la victoire. En entendant les paroles de Yéhoudit, A'hior décide de se convertir à l'E.lohim d'Israël et se circoncit. Dans le camps ennemi, c'est la panique à la vue du corps d'Holophernès décapité, et, ne sachant que faire, l'armée s'enfuit, et sont poursuivis par les Israélites jusqu'à 'Hova.

Yéhoudit est alors louée par tout son peuple. Décidant de rester seule jusqu'à la fin, elle vieillira dans la maison de son mari Ménashé à Bétoulia et quittera ce monde à l'âge honorable de cent cinq ans. Que sa mémoire soit une bénédiction !

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Méguilat Ha'Hashmonayim

 

וַיְהִי בִּימֵי אַנְטְיוּכַס מֶֽלֶךְ יָוָן מֶֽלֶךְ גָּדוֺל וְחָזָק הָיָה וְתַקִּיף בְּמֶמְשַׁלְתּוֺ וְכָל־הַמְּלָכִים יִשְׁמְעוּ לוֺ׃

Et ce fut dans les jours d'Antiochus, roi de Grèce, le grand et puissant monarque qui régnait sur son empire, et à qui tous les rois étaient à l'écoute.

וְהוּא כָבַשׁ מְדִינוֺת רַבּוֺת וּמְלָכִים חֲזָקִים וְהֶחֱרִיב טִירוֺתָם וְהֵיכְלֵיהֶם שָׂרַף בָּאֵשׁ וְאַנְשֵׁיהֶם בְּבֵּית הָאֲסוּרִים אָסָר׃

Il avait conquis de nombreux pays et soumis de puissants rois, en brûlant au feu leurs tours et leurs palais, et en emprisonnant leurs hommes.

(מִימֵי אַלֵכְּסַנְדְּרוֺס הַמֶּֽלֶךְ לֹא קָם מֶֽלֶך כָּמֹֽהוּ בְּכָל־עֵבֶר הַנָּהַר׃)

(Depuis Alexandre le Grand, aucun aussi grand roi ne s'était levé sur le pourtour méditerranéen.)

וְהוּא בָנָה מְּדִינָה גְדוֺלָה עַל־חוֺף הַיָּם לִהְיוֺת לוֺ לְבֵית מַלְכוּת וַיִקְרָא־לָהּ מְדִינַת אַנְטִיּוֺכְיָא עַל־שְׁמוֺ׃

Il bâtit une grande ville sur la rive d'un fleuve comme capitale, et l'appela Antioche, selon son nom.

וְגַם בַּגְרִיס מִשְׁנֵֽהוּ בָּנָה מְדִינָה אַחֶרֶת לְנֶגְדָּהּ וַיִּקְרָא־לָהּ בַּגְרִיס עַל־שְׁמוֺ וְכֵן שְׁמוֺתָן עַד הַיּוֺם הַזֶּה׃‏‏

Et aussi Bagris, son vice-roi, construisit également une grande ville et l'appela Bagris d'après son nom ; ces noms sont encore ainsi de nos jours.

בִּשְׁנַת עֶשְׂרִים וְשָׁלוֺשׁ שָׁנִים לְמָלְכוֺ הִיא שְנַת מָאתַֽיִם וּשְׁלוֺשׁ עֶשְׂרֵה שָׁנִים לְבִנְיַן בֵּית הָאֱלֹהִים שָׂם פָּנָיו לַעֲלוֺת לִירוּשָׁלָֽיִם׃‏

La vingt-troisième année de son règne, qui est la deux cent treizième année de l'érection de la Maison d'E.lohim, son esprit se tourna vers Yéroushalayim.

וַיַּֽעַן וַיּאֽמֶר לְשָׂרָיו הֲלֺא יְדַעְתֶּם כִּי יֵשׁ עַם הַיְּהוּדִים אֲשֶׁר בִּירוּשָלַֽיִם בֵּינֵֽינוּ׃

Et il parla à ses officiers, en disant: "Vous savez sûrement qu'il y a un peuple juif à Yéroushalayim dans nos territoires.

לֵאלֹהֵֽינוּ אֵינָם מַקְרִיבִים וְדָתֵֽינוּ אֵינָם עוֺשִׂים וְדָתֵי הַמֶֽלֶךְ עוֺזְבִים לַעֲשׂוֺת דָּתָם׃

Ils ne sacrifient pas à nos dieux, ils ne respectent pas nos lois, et ils négligent les lois du roi en suivent les leurs.

וְגַם הֵם מְיַחֲלִים לְיוֺם שִׁבְרוֺן הַמְּלָכִים וְהַשִּׁלְטוֺנִים וְאוֺמְרִים מָתַי יִמְלֹךְ עָלֵֽינוּ מַלְכֵּֽינוּ וְנִשְׁלוֺט בַּיָּם וּבַיַּבָּשָׁה וְכָל־הָעוֺלָם יִנָּתֵן בְּיָדֵֽינוּ׃‏ אֵין כָּבוֺד לַמַּלְכוּת לְהָנִֽיחַ אֵֽלֶּה עַל־פְּנֵי הָאֲדָמָה׃

Et, de plus, ils attendent avec impatience un jour ou les rois des nations seront détruits et avec eux leurs dirigeants, car ils disent : "Notre Roi régnera sur nous, et nous gouvernerons terre et mer, et le monde entier sera sous notre domination." Il n'est pas honorable que leur règne leur permette de vivre sur la surface de la terre.

עַתָּה בֽוֺאוּ וְנַעֲלֶה עֲלֵיהֶם וּנְבַטֵּל מֵהֶם אֶת־הַבְּרִית אֲשֶׁר כֹּרַת לָהֶם שַׁבָּת רֹאשׁ־חֽוֺדֶשׁ וּמִילָה׃

A présent venez, montons contre eux et annulons l'Alliance qui a été tranchée pour eux : shabbat, rosh 'hodesh et la circoncision.

וַיִּיטַב הַדָּבָר בְעֵינֵי כָל־חֵילוֺ׃‏

Et cette parole fut bonne aux yeux de toute son armée.

בְּאוֺתָהּ שָׁעָה קָם אַנְטְיוּכַס הַמֶּֽלֶךְ וַיִשְׁלַח אֶת־נִיקָנוֺר מִשְׁנֵֽהוּ בְּחַֽיִל גָּדוֺל וְעַם רָב וַיִּבֹא לְעִיר יְהוּדָה לִירוּשָׁלָֽיִם׃

Ainsi, le roi Antiochus se leva et envoya son général Nicanor avec une armée nombreuse et un grand peuple, et ils vinrent dans la capitale de Yéhoudah : Yéroushalayim.

וַיַהֲרוֺג בָּהּ הֶֽרֶג רַב וַיִּבֶן בָּמָה בְּבֵית הַמִּקְדָּשׁ בִּמְקוֹם אֲשֶׁר אָמַר אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל לַעֲבָדָיו הַנְּבִיאִים שָׁם אֲשַׁכֵּן שְׁכִינָתִי לְעוֺלָם׃ בַּמָּקוֺם הַהוּא שָׁחֲטוּ אֶת־הַחֲזִיר וַיָבִֽיאוּ אֶת־דָּמוֺ לְעֶזְרַת הַקֹּֽדֶשׁ׃

Il tua beaucoup de personnes et bâtit un autel dans le Temple, à l'endroit où l'E.lohé d'Israël a parlé à Ses serviteurs les néviim en disant : "Là, Je ferai résider Ma Shékhinah pour toujours." En ce lieu, il sacrifia un porc et en versa le sang dans la chambre sainte.

וּבִהְיוֹת זֶה כַּאֲשֶׁר שָׁמַע יוֺחָנָן בֶּן־מַתִּתְיָה כֹּהֵן גָּדוֺל כִּי זֶה הַמַּעֲשֶׂה נַעֲשָׂה נִמְלָא קֶֽצֶף וְחֵמָה וְזִיו פָּנָיו נִשְׁתַּנָּה וַיִּוָעַץ בְּלִבּוֺ מַה־שֶּׁיּוּכַל לַעֲשׂוֺת עַל־זֶה׃

De ce fait, quand Yo'hanân fils de Matityah, le cohen gadol, entendit parler de cet acte, il se trouva empli de fureur, les lueurs se dissipèrent de son visage et il se demanda que faire.

וְאַז יוֹחָנָן בֶּן־מַתִּתְיָה עָשָׂה לוֺ חֶֽרֶב שְׁתֵּי זְרָתוֺת אָרְכָּהּ וְזֶֽרֶת אַחַת רָחְבָּהּ תַּֽחַת בְּגָדָיו עֲטוּפָה׃‏‏

Alors Yo'hanân fils de Matityah se fit un épée de deux zeratot de longueur et d'une de largeur qu'il cacha ses vêtements.

וַיָבוֺא לִירוּשָלָֽיִם וַיַּעֲמֹד בְּשַֽׁעַר הַמֶּֽלֶךְ וַיִּקְרָא לַשּׁוֺעֲרִים וַיֹּאֽמֶר לָהֶם אֲנִי יוֺחָנָן בֶּן־מַתִּתְיָה בָּאֽתִי לָבוֺא לִפְנֵי נִיקָנוֺר׃

Il alla à Yéroushalayim et se tint devant la porte. Il appela les gardes et dit : "Je suis Yo'hanân fils de Matityah, et je suis venu voir Nicanor."

וְאָז בָּֽאוּ הַשּׁוֺעֲרִים וְהַשּׁוֺמְרִים וַיֹּאֽמְרוּ לוֺ הַכֹּהֵן הַגָּדוֺל שֶׁל־הַיְהוּדִים עוֺמֵד בּפֶּֽתַח וַיַּֽעַן נִיקָנוֺר וַיֹּאֽמֶר לָהֶם בּוֺא יָבוֺא׃‏ וְאָז יוֺחָנָן הוּבָא לִפְנֵי נִיקָנוֺר וַיַּֽעַן נִיקָנוֺר וַיּאֽמֶר לְיוֺחָנָן אַתָּה הוּא אֶחָד מִן־הַמּוֺרְדִים אֲשֶׁר מָרְדוּ בַמֶּֽלֶךְ וְאֵינָם רוֺצִים בִּשְׁלוֺם מַלְכוּתוֺ׃

Alors les gardes sont venus vers Nicanor et ont dit: "Le cohen gadol des Juifs t'attend devant la porte". Nicanor répondit: "Laissez-le entrer". C'est alors que Yo'hanân a été amené en présence de Nicanor. Nicanor demanda à Yo'hanân : "Ne serais tu pas l'un des rebelles qui se révolte contre le roi et ne cherche pas la paix de son royaume ?"

וַיַּֽעַן יוֺחָנָן לִפְנֵי נִיקָנוֺר וַיֹּאֽמֶר אֲדוֺנִי אֲנִי הוּא עַתָּה בָאֽתִי לְפָנֶֽיךָ אֲשֶׁר תִּרְצֶה אֶעֲשֶׂה.

Yo'hanân face a Nicanor répondit : "Mon seigneur, je suis la maintenant, face a vous et je ferais ce que vous voudrez".

וַיַּֽעַן נִיקָנוֺר וַיֹּאֽמֶר לְיוֺחָנָן אִם כִּרְצוֺנִי אַתָּה עוֺשֶֺה קַח חֲזִיר וּשְׂחָטֵֽהוּ עַל־הַבָּמָה וְתִלְבַּשׁ בִּגְדֵי מַלְכוּת וְתִרְכַּב עַל־סוּס הַמֶּֽלֶךְ וּכְאַחַד מֵאוֺהֲבֵי הַמֶּֽלֶךְ תִּהְיֶה.‏

Et Nicanor répondit et dit à Yo'hanân : "Si tu veux faire mon désir, prends un porc et tue-le sur l'autel. Tu t'habilleras de vêtements royaux et monteras sur le cheval du roi, comme un être aimé du roi tu seras."

וְכַאֲשֶׁר שָׁמַע יוֺחָנָן הֳשִיבוֺ דָבָר אֲדוֺנִי אֲנִי יָרֵא מִבְּנֵי יִשְׂרָאֵל פֶּן־יִשְׁמְעוּ כִּי עָשִֽׂיתִי כֵן וְיִסְקְלֽוּנִי בָּאֲבָנִים׃

Quand Yo'hanân entendit cela, il répondit : "Mon seigneur, j'ai peur des bnéi Israël, s'ils entendent parler de mon acte, ils me lapideront avec des pierres.

עַתָּה יֵצֵא כַל־אִישׁ מִלְּפָנֶֽיךָ פֶּן יוֺדִיעוּם. אָז נִיקָנוֺר הוֺצִיא מִלְּפָנָיו כָּל־אִישׁ׃‏

Agit pour que tout le monde parte ici, de sorte que personne ne sache". Alors Nicanor demanda à tous les hommes de sortir.

בָּעֵת הַהִיא נָשָׂא יוֺחָנָן בֶּן־מַתִּתְיָה עֵינָיו לַשָּׁמַֽיִם וְתִקֵּן תְּפִלָּתוֺ לִפְנֵי אֱלֹהָיו וַיֹּאמֵר אֱלֹהַי וַאֱלֹהֵי אֲבוֺתַי אַבְרָהָם יִצְחָק וְיַעֲקֹב

Aussitôt, Yo'hanân fils de Matityah leva les yeux au cieux et récita sa téfilah devant son E.lohim et dit : "Mon E.l, et E.lohé de mes pères Avrahâm, Yits'haq et Ya'aqov,

אַל־תִּתְּנֵֽנִי נָא בּיַד הֶעָרֵל הַזֶה כִּי אִם־יַהַרְגֵֽנִי יֵלֵךְ וְיִשְׁתַּבַּח בְּבֵית דָּגוֺן אֱלֹהָיו וְיֹאמַר אֶלֹהַי נְתָנוֺ בְיָדִי׃ בְּאוֺתָהּ שָׁעָה פָּסַע עָלָיו שָׁלֹשׁ פְּסִיעוֺת וַיִתְקַע הַחֶֽרֶב בְּלִבּוֺ וַיַּשְלֵךְ אוֺתוֺ חָלָל בְּעֶזְרַת הַקֹּֽודֶשׁ׃

Ne me livre pas dans les mains de ces incirconcis, car s'ils me tuaient ils se rendraient dans le temple de Dagôn leur dieu et diraient : "Mon dieu tu me l'as livré dans mes mains !" À ce moment là, il s’avança et plongea son épée dans le cœur de Nicanor, puis jeta son corps dans la cour du Temple,

לִפְנֵי אֱלֹהֵי הַשָּׁמַֽיִם. עָנָה יוֺחָנָן וְאָמָר אֱלֹהַי לֹא תָשִׂים עָלַי חֵטְא כִּי הֲרַגְתִּיו בַּקֹּדֶשׁ עַתָּה כֵּן תִּתֵּן אֶת־כָּל־הָעַמִּים אַשֶׁר בָֽאוּ עִמוֺ לְהָצֵר לִיְהוּדָה וְלִירוּשָׁלָֽיִם׃‏

Face à l'E.lohé des cieux. Alors Yo'hanân parla et dit : "Mon E.l, ne me comptes pas ce péché ou j'ai tué un homme dans Ton Sanctuaire. Mais fais de même à tous ceux qui sont venu avec lui pour opprimer Yéhoudah et Yéroushalayim".

אָז יָצָא יוֺחָנָן בֶּן־מַתִּתְיָה בַּיּוֺם הַהוּא וַיִּלָּחֵם בָּעַמִּים וַיַּהֲרֹג בָּהֶם הֶֽרֶג רָב׃

Alors, Yo'hanân fils de Matityah sorti ce jour et combattit ce peuple, il en tua un grand nombre.

מִסְפַּר הַהֲרוּגִים אֲשֶׁר הָרַג בַּיּוֺם הַהוּא שְׁבֵע (מֵאוֺת וּשְׁנַֽיִם וְשִׁבְעִים) אֶֽלֶף אֲשֶׁר הָיוּ הוֺרְגִים אֵֽלֶּה לָאֵֽלֶּה׃

On raconte que le nombre de personnes qui mourût ce jour fut de sept milles, car ils s'entretuaient les uns les autres !

בְּשׁוּבוֺ בָּנָה עַמּוּד עַל־שְׁמוֺ וַיִּקְרָא־לוֺ מַכְבִּי מֵמִית הַחֲזָקִים׃

Lorsqu'il revint de son combat il bâtit une stèle en son nom qu'il appela "Maccabi, tueur des puissants"

וַיְהִי כַּאֲשֶׁר שָׁמַע אַנְטְיוּכַס הַמֶּֽלֶךְ כִּי נֶהֳרַג נִיקָנוֺר מִשְׁנֵֽהוּ צַר לוֺ מְאֹד וַיִּשְׁלַח לְהָבִיא לוֺ בַּגְרִיס הָרָשָׁע הַמַּטְעֶה אֶת־עַמּוֺ׃

Lorsque le roi Antiochus entendit que son général Nicanor avait été assassiné, il en fut très atteint. Il envoya alors Bagris le rasha, qui avait souillé d'égarement son peuple.

וַיַֽעַן אַנְטְיוּכַוס וַיֹּאֽמֶר לְבַגְרִיס הֲלֹא יָדַֽעְתָּ אִם־לֹא שָׁמַעְתָּ אֲשֶׁר־עָשׂוּ לִי בְּנֵי יִשְׂרָאֵל הָרְגוּ חֲיָלַי וַיָּבֹֽזּוּ מַחֲנוֺתַי וְשָׂרָי׃

Antiochus alla vers Bagris et lui dit : "Tu dois savoir de ce que tu as entendu ce que les bnéi Israël m'ont fait, ils ont tué mon général et détruits mes campements et mes officiers.

עַתָּה עַל מָמוֺנֵיכֶם אַתֶּם בּוֺטְחִים אוֺ בֶתֵּיכֶם לָכֶם הֵם. בֹּֽאוּ וְנַעֲלֶה עֲלֵיהֶם וּנְבַטֵּל מֵהֶם הַבְּרִית אֲשֶׁר כָּרַת לָהֶם אֱלֹהֵיהֶם שַׁבָּת רֹאשׁ־חֹֽדֶשׁ וּמִילָה׃

Peuvent-ils maintenant faire confiance à leur richesse ou considérer leur maison comme la leur ? Viens, montons contre eux et détruisons l'Alliance que leur E.lohim a tranchée avec eux : shabbat, rosh 'hodesh et la circoncision "

אָז בַּגְרִיס הָרָשָׁע וְכָל־מַחֲנוֺתָיו בָּאוּ לִירוּשָׁלַֽיִם וַיַּהֲרֹג בָּהֶם הֶֽרֶג רַב

Alors, Bagris le rasha arriva à Yéroushalayim et tua parmi eux une grande partie.

וַיִּגְזֹר בָּהּ גְּזֵרָה גְמוּרָה עַל־שַׁבָּת רֹאשׁ־חֹֽדֶשׁ וּמִילָה׃

Il décréta un décret très sévère à propos du shabbat, de rosh 'hodesh et de la circoncision.

בִּהְיוֺת זֶה כַּאֲשֶׁר הָיָה דְּבַר הַמֶּֽלֶךְ נֶחְפָּז מָצְאוּ אִישׁ אֲשֶׁר־מָל בְּנוֺ וַיָּבִיאוּ הָאִישׁ וְאִשְׁתּוֺ וַיִּתְלוּ אוֺתָם כְּנֶֽגֶד הַיָּֽלֶד׃

Le décret fut publié très rapidement si bien qu'on trouva un homme circoncisant son fils. L'homme et la femme furent amenés et pendus, devant l'enfant.

וְגַם אִשָּׁה אֲשֶׁר יָלְדָה בֵן אַחֲרֵי־מוֺת בַּעְלָהּ וַתָּֽמָל אוֺתוֺ לִשְׁמוֺנָה יָמִים וַתַּֽעַל עַל־חוֺמַת יְרוּשָׁלַֽיִם וּבְנָהּ מָהוּל בְּיָדָהּ׃

Aussi il y eu une femme qui eu un fils après la mort de son mari et elle le circoncis quand il eut huit jours. Puis elle monta sur le mur de Yéroushalayim, portant son fils circoncis dans les mains.

וַתַּֽעַן וַתֹּאמַר לְךָ אוֺמְרִים בַּגְרִיס הָרָשָׁע אַתֶּם חוֺשְׁבִים לְבַטֵּל מֵאִתָּֽנוּ הַבְּרִית אֲשֶׁר כֹּרַת עִמָּֽנוּ בְּרִית אֲבוֺתֵינוּ לֹא־נְבַטֵּל מִמֶּנּוּ שַׁבָּת רֹאשׁ־חֹֽדֶשׁ וּמִילָה מִבְּנֵי בָנֵינוּ לֹא יוּסָר׃ וַתַּפֵּל בְּנָהּ לָאָֽרֶץ וַתִּיּפוֺל אַחֲרָיו וַיָּמֽוּתוּ שְׁנֵיהֶם כְּאֶחָד וְרַבִּים מִבְּנֵי יִשְׂרָאֵל אֲשֶׁר הָיוּ עוֺשִׂים כֵּן בַּיָּמִים הָהֵם וְלֹא שִׁנּוּ בְּרִית אֲבוֺתָם׃

Elle cria et dit : "A toi, Bagris le rasha a qui l'on dit que tu envisages d'annuler l’Alliance qui a été tranchée avec nous, celle de nos pères : shabbat, rosh 'hodesh et la circoncision, nous n'abandonnerons rien, ni nous, ni les enfants de nos enfants". Elle jeta son fils à terre, sauta après lui et tous deux moururent ensemble. Beaucoup des bnéi Israël firent ainsi à cette époque plutôt que de violer lAalliance de leurs pères.

בַּזְמַן הַהוּא אָמְרוּ בְנֵי־יִשְׂרָאֵל אֵֽלֶּה לָאֵֽלֶּה בֹּאוּ וְנֵלֵךְ וְנִשְׁבּוֺת בַּמְּעָרָה פֶּן נְחַלֵּל אֶת־יוֺם הַשַּׁבָּת וַיַּלְשִׁינוּ אוֺתָם לִפְנֵי בַגְרִיס׃

En ce temps là, les bnéi Israël se dirent : "Venez et cachons nous dans une grotte, ainsi nous n'aurons pas à profaner le shabbat". Mais leur plan fut répété à Bagris.

אָז בַּגְרִיס הָרָשָׁע שָׁלַח אֲנָשִׁים חֲלוּצִים וַיָּבֹאוּ וַיֵּשְׁבוּ עַל־פִּי הַמְּעָרָה וַיֹּאמְרוּ אֲלֵיהֶם יְהוּדִים צְאוּ אֵלֵינוּ אִכְלוּ מִלַּחְמֵנוּ וּשְׁתוּ מִיֵּינֵנוּ וּמַעֲשֵׂינוּ תִּהְיוּ עוֺשִׂים׃

Alors, Bagris le rasha envoya des hommes armés pour se tenir devant la grotte et pour dire "Juifs, sortez, venez avec nous, mangez de notre pain et buvez de notre vin et faites comme nous !"

וַיַּעֲנוּ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וַיֹּאמְרוּ אֵלֶּה לָאֵלֶּה זוֺכְרִים אֲנַחְנוּ אֲשֶׁר צִוָּֽנוּ יְיָ עַל־הַר סִינַי שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲבֹד וְעָשִׂיתָ כָּל־מְלַאכְתֶּֽךָ וּבַיּוֺם הַשְּׁבִיעִי תִּשְׁבּוֺת עַתָּה טוֺב לָֽנוּ אֲשֶׁר נָמוּת בַּמְעָרָה מֵאֲשֶׁר נְחַלֵּל אֶת־יוֺם הַשַּׁבָּת׃

Les bnéi Israël se parlèrent les uns et les autres et se dirent : "Nous nous souvenons de ce que HaShem nous a ordonné au mont Sinaï : "Six jours tu travailleras et le septième jour tu te reposeras". Il est préférable pour nous de mourir dans cette caverne que de profaner le jour du shabbat.

בִּהְיוֺת זֶה כַּאֲשֶׁר לֹא־יָצְאוּ אֲלֵיהֶם הַיְּהוּדִים וַיָבִיאוּ עֵצִים וַיִּשְׂרְפוּ עַל־פִּי הַמְּעָרָה וַיָּמוּתוּ כְאֶֽלֶף אִישׁ וְאִישָּׁה׃‏

Ainsi, les Juifs ne voulant pas sortir de cette grotte, les hommes de Bagris amenèrent du bois qu'ils brûlèrent a l'entrée de la grotte, tuant un millier d'hommes et de femmes.

אַחֲרֵי כֵן יָצְאוּ חֲמִשָׁה בְנֵי־מַתִּתְיָה יוֺחָנָן וְאַרְבָּעָה אֶחָיו וַיִּלָּחֲמוּ בָעַמִּים וַיַהַרְגוּ בַהֶם הֶֽרֶג רַב

Après cela, sortirent les cinq fils de Matityah, Yo'hanân et ses quatre frères, et ils combattirent ces peuples et en tuèrent beaucoup,

וַיְגָרְשׁוּם לְאִיֵּי הַיָּם כִּי בָטְחוּ בֵּאלֹהֵי הַשָּׁמָֽיִם׃‏

Et les expulsèrent vers une île lointaine car ils faisaient confiance à l'E.lohé des cieux.

אָז בַּגְרִיס הָרָשָׁע נִכְנַס בִּסְפִינָה אַחַת וַיָּֽנָס אֶל־אַנְטְיוּכַס הַמֶֽלֶךְ וְעִמּוֺ אֲנָשִׁים פְּלִיטֵי חָרֶב׃

Alors Bagris le rasha, partit en bateau jusqu'à Antioche, chez le roi, avec les hommes qui avaient échappé à l'épée.

וַיַּעַן בַּגְרִיס וַיֺּאמֶר לְאַנְטְיוּכַס הַמֶּֽלֶךְ אַתָּה הַמֶּֽלֶךְ שַֽׂמְתָּ צִוּוּי לְבַטֵּל מִן־הַיְּהוּדִים שַׁבָּת רֹאשׁ־חֹֽדֶשׁ וּמִילָה מִרְמָה גְדוֺלָה וּמֶֽרֶד בְּתוֺכָהּ׃ אֲשֶׁר אִם־יֵלְכוּ כָל־הָעַמִּים וְהָאֻמּוֺת וְהַלְּשׁוֺנוֺת לֹא יוּכְלוּ לַחֲמִשָּׁה בְּנֵי מַתִּתְיָהוּ מֵאֲרָיוֺת הֵם חֲזָקִים וּמִנְּשָׁרִים הֵם קַלִּים וִּמִּדֻּבִּים הֵם מְמַהֲרִים׃

Bagris parla et dit au roi Antiochus : "Ô roi, tu as demandé que l'on force les Juifs à annuler leur shabbat, rosh 'hodesh et circoncision, mais il y eu une rébellion et ils nous on contrattaqué. De sorte qu'aucun peuple ni aucune langue de peut gagner face aux cinq fils de Matityah : ils sont plus forts que les lions, plus rapides que les aigles et plus féroces que les ours !

עַתָּה הַמֶּֽלֶךְ עֲצָתִי תִּיטַב עָלֶֽיךָ וְלֹא תִּלָּחֵם בָּאֲנָשִׁים מְעָט כִּי אִם־תִּלָּחֵם בָּהֶם וְתֵבוֺשׁ בְּעֵינֵי כָל־הַמְּלָכִים׃

Maintenant, ô roi, si j'ai reçu tes faveurs, va les combattre avec des hommes afin qu'ils soient humiliés aux yeux des royaumes.

לָכֵן כְּתוֺב וּשְׁלַח סְפָרִים בְּכָל־מְדִינוֺת מַלְכוּתֶֽךָ וְיָבֹֽאוּ שָׂרֵי הַחֲיָלוֺת וְלֹא־יִשָּׁאֵר מֵהֶם אֶחָד וְגַם פִּילִים מְלֻבָּשִׁים שִׁרְיוֺנִים יִהְיוּ עִמָּהֶם׃

Ainsi, écrit et envoie des lettres dans toutes les contrées de ton royaume, que des commandants viennent avec leurs armées sans laisser personne à l'arrière, ainsi que des éléphants recouverts d'armure.

וָיִּיטַב הַדָּבָר בְּעֵינֵי אַנְטְיוּכַס הָמֶּֽלֶךְ וַיִּשְׁלַח סְפָרִים לְכָל־מְדִינוֺת מַלְכוּתוֺ וַיָבֹֽאוּ שָׂרֵי כָל־הָעַמִּים וְהַמַּמְלָכוֺת וְגַם פִּילִים מְלֻבָּשִׁים שִׁרְיוֺנִים עִמָּהֶם בָּֽאוּ׃

Ces paroles furent plaisantes aux yeux du roi Antiochus, il envoya des courriers dans toutes les contrées de son royaume, que viennent des commandants avec leurs armées et des éléphants recouverts d'armure.

שֵׁנִית קָם בַּגְרִיס הָרָשָׁע וָיָּבוֺא לִירוּשָׁלַיִם בָּקַע הַחוֺמָה וַיְנַתֵּק הַמָּבוֺא וַיְשַׁבֵּר בַּמִּקְדָּשׁ שְׁלֹש־עֶשְׂרֵה פְרָצוֺת וְגַם מִן־הָאֲבָנִים שִׁבֵּר עַד־אֲשֶׁר הַיוּ כֶּעָפָר

Pour la seconde fois, Bagris le rasha se leva et vint contre Yéroushalayim. Il fit une brèche dans la muraille et se fit une entrée. Puis il fit treize brèches dans le Temple ce qui fit ébouler les pierres qui tombèrent comme de la poussière.

וַיַּחֲשׁוֺב בְּלִבּוֺ וַיֹּֽאמֶר הַפַּעַם הַזֹּאת לֹא יוּכְלוּ לִי כִּי רַב חֵילִי וְעֹז יָדִי. וֵאלֹהֵי הַשָּׁמַֽיִם לֹא חָשַׁב כֵּן׃‏

Il pensa dans son cœur et se dit : "Cette fois ci, ils ne me vaincront pas car mon armée est nombreuse et la force est dans ma main." Mais l'E.lohé des cieux avait prévu autre chose.

וְכִשְׁמֽוֺעַ חֲמִשָּׁה בְנֵי מַתִּתְיָה קָֽמוּ וַיָּבֹֽאוּ לְמִצְפֵּה גִלְעָד אֲשֶׁר הָיָה־שָׁם פְּלֵיטָה לְבֵית יִשְׂרָאֵל בִּימֵי שְׁמוּאֵל הַנָּבִיא׃

Quand les cinq fils de Matityah entendirent cela, ils se levèrent et allèrent à Mitspéh Gil'ad, la ou la maison d'Israël avait gagné une victoire du temps de Shémouel le navi.

צוֺם גָּזָרוּ וַיֵּשְׁבוּ עַל־הָאֵֽפֶר לְבַקֵּשׁ רַחֲמִים מִלִּפְנֵי אֱלֹהֵי הַשָׁמָיִם׃

Ils décrétèrent de jeûner, de s'assoir sur de la cendre et prièrent la miséricorde de l'E.lohé des cieux.

אָז נָפַל בְּלִבָּם עֵצָה טוֺבָה יְהוּדָה הַבְּכוֺר שִׁמְעוֺן הַשֵּׁנִי הַשְּׁלִישִׁי יוֺחָנָן הָרְבִיעִי יוֺנָתָן הַחֲמִישִׁי אֶלְעָזָר׃

Alors, vient dans leurs esprits un plan judicieux, à Yéhoudah l'ainé, Shim'ôn le second, le troisième Yo'hanân, le quatrième Yonatân, le cinquième El'azar.

וַיְבָֽרֶךְ אוֺתָם אֲבִיהֶם וְכֵן אָמָר יְהוּדָה בְּנִי אֲדַמֶּה אוֺתְךָ לִיהוּדָה בֶּן־יַעֲקֺב אֲשֶׁר־הָיָה נִמְשָׁל לְאַרְיֵה׃

Leur père les bénit et dit : "Yehoudah, mon fils, tu es comme Yehoudah, fils de Ya'aqov qui a été comparé à un lion.

שִׁמְעוֺן בְּנִי אֲדַמֶּה אוֺתְךָ לְשִׁמְעוֺן בֶּן־יַעֲקֹּב אֲשֶׁר הָרַג יוֺשְבֵי שְׁכֶם׃

Shim'ôn, mon fils, tu es comme Shim'ôn fils de Ya'aqov, qui a tué les habitants de la ville de Shékhèm.

יוֺחָנָן בְּנִי אֲדַמֶּה אוֺתְךָ לְאַבְנֵר בֶּן־נֵר שַׂר צְבָא יִשְׂרַאֵל.‏

Yo'hanân, mon fils, tu es comme Avner fils de Ner, qui était le grand général des armées d'Israël.

יוֺנָתָן בְּנִי אֲדַמֶּה אוֺתְךָ לְיוֺנָתָן בֶּן־שָׁאוּל אֲשֶׁר הָרַג עַם פְּלִשְׁתִּים׃

Yonatân mon fils, tu es comme Yonatân fils de Shaoul, qui tua le peuple des philistins.

אֶלְעָזָר בְּנִי אַדַמֶּה אוֺתְךָ לִפִינְחָס בֶּן־אֶלְעָזָר אֲשֶׁר קִנֵּא לֵאלֹהָיו וְהִצִּיל אֶת־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל׃

El'azar, mon fils, tu es comme Pin'has fils d'El'azar qui eu du zèle pour son E.lohim et qui délivra les bnéi Israël."

עַל־זֶה יָצְאוּ חֲמִשָּׁה בְנֵי־מַתִּתְיָה בַּיּוֺם הַזֶּה וַיִּלָּחֲמוּ בָּעַמִּים וַיַּהַרְגוּ בָהֶם הֶרֶג רָב וַיֵּהָרֵג מֵהֶם יְהוּדָה׃

Sur ce, les cinq fils de Matityah sortirent ce jour et combattirent ce peuple, en en tuant beaucoup ; tandis qu'eux tuèrent Yehoudah.

בְּאוֺתָהּ שָׁעָה כַּאֲשֶׁר רָאוּ בְּנֵי מַתִּתְיָה כִּי נֶהֱרַג יְהוּדָה שָֽׁבוּ וַיָּבֹֽאוּ אֵל־אֲבִיהֶם׃

Lorsque les fils de Matityah virent que Yehoudah avait été tué, ils retournèrent vers leur père.

וַיֹּאמֶר לָהֶם לָֽמָּה שַׁבְתֶּם וַיַּעֲנוּ וַיֹּֽאמְרוּ עַל־אֲשֶׁר נֶֽהָרַג אָחִֽינוּ אֲשֶׁר־הָיָה חָשׁוּב כְּכֻלָֽנוּ׃

Il leurs dit : "Pourquoi êtes vous revenu ?" Ils répondirent : "Car notre frère a été tué et nous le considérons comme nous."

וַיַּֽעַן מַתִּתְיָה אֲבִיהֶם וַיֹּֽאמֶר אֲלֵיהֶם אֲנִי אֵצֵא עִמָּכֶם וְאֶלָּחֵם בָּעַמִּים פֶּן־יֹאבְדוּ בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאַתֶּם נִבְהַלְתֶּם עַל־אֲחִיכֶם׃

Matityah leur père leur dit : "Je vais sortir avec vous et combattre ce peuple, de peur que la maison d'Israël ne tombe car vous êtes trop touché par la mort de votre frère".

וַיֵּצֵא מַתִּתְיָה בַּיּוֺם הַהוּא עִם־בָּנָיו וַיִּלָּחֲמוּ בָּעָמִּים׃

Matityah sortit ce jour avec ses fils et combattit ce peuple.

וֵאלֹהֵי הַשָׁמַֽיִם נָתַן כָּל־גִּיבּוֺרֵי הָעַמִּים בְּיָדָם וַיַּהַרְגוּ בָהֶם הֶֽרֶג רַב כָּל־אֲחֽוּזֵי חֶֽרֶב וְכָל־מֽוֺשְׁכֵי קֶֽשֶׁת שָׂרֵי הַחַֽיִל וְהַסְגָנִים לֹא־נוֺתַר בָּהֶם שָׂרִיד וַיָּנֽוּסוּ שְׁאָר הָעַמִּים לִמְדִינוֺת הַיָּם׃

Et l'E.lohé des cieux lui donna toute la force des peuples dans sa main, il en tua un grand nombre, que ce sois les fantassins ou les archers, les commandants comme les officiers, il n'en resta plus ; les autres s'enfuirent dans leurs pays par la mer.

וְאֶלְעָזָר הָיָה מִתְעַשֶׂק לְהָמִית הַפִּילִים וַיִּטְבַּע בְּפֶֽרֶשׁ הַפִּילִים

Et El'azar, qui avait cherché à tuer un des éléphants, fut piétiné par l'un d'eux et s'enfonça dans des excréments.

וְכַאֲשֶׁר שָֽׁבוּ בִּקְשֽוּהוּ בֵּין הַחַיִּים וּבֵין הַמֵּתִים וְלֹא מְצָאֽוּהוּ וְאַחַר כֵּן מְצָאֽוּהוּ אֲשֶׁר טֻבַּע בְּפֶֽרֶשׁ הַפִּילִים׃

Lorsqu'ils cherchèrent parmi les survivants et parmi les morts ils ne le trouvèrent pas jusqu'à qu'ils le trouvent dans des excréments d'éléphant.

וַיִּשְׂמְחוּ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל כִּי־נִתְּנוּ בִידֵהֶם שׂוֺנְאֵיהֶם מֵהֶם שָׂרְפוּ בָאֵשׁ וּמֵהֶם דָּקְרוּ בַחֶֽרֶב וּמֵהֶם תָּלוּ עַל־הָעֵץ׃

Les bnéi Israël célébrèrent le fait que leurs ennemis avaient fini entre leurs mains ; ils tuèrent certains par le feu, d'autres par l'épée et d'autres par la potence.

וּבַגְרִיס הָרָשָׁע הַמַּטְעֶה אֶת־עַמּוֺ שָׂרְפוּ אוֺתוֺ בֵּית יִשְׂרָאֵל בָּאֵשׁ׃

Et Bagris le rasha qui avait perverti son peuple, la maison d'Israël le brula.

וְאָז אַנְטְיוּכַס הַמֶּֽלֶךְ כַּאֲשֶׁר שָׁמַע אֲשֶׁר נֶהֶרְגוּ בַּגְרִיס הָרָשָׁע וְכָל־שַׂרֵי הַחַֽיִל אֲשֶׁר עִמּוֺ נִכְנַס בִּסְפִינָה וַיָּֽנָס לִמְדִינוֺת הַיָּם וַיְהִי כָּל־מָקוֺם אֲשֶׁר הָיָה בָא שָֽׁמָּה מוֺרְדִים בּוֺ וְקוֺרְאִים אוֺתוֺ הַבּוֺרֵֽחַ׃

Alors, lorsque le roi Antiochus entendit que Bagris le rasha ainsi que toute son armée avait été tué, il s'enfuya en bateau jusqu'une province, et il arriva que partout ou il allait on se révoltait contre lui et on l'appelait "le lâche".

אַחֲרֵי כֵן בָּֽאוּ בְנֵי חַשְׁמוֺנַי לְבֵית הַמִּקְדָּשׁ וַיִּבְנוּ הַשְּׁעָרִים הַנִּשְׁבָּרִים וַיִּסְגְּרוּ הַפְּרָצוֺת וַיְטַהֲרוּ אֶת־הָעֲזָרָה מִן הַהֲרוּגִים וּמִן הַטֻּמְאוֺת׃

Apres cela, les bnéi 'hashmonaï vinrent au Sanctuaire ; ils rebâtirent les portes, restaurèrent les brèches et nettoyèrent et purifièrent la cour de tous les morts et de toutes impuretés.

וַיְבַקְשׁוּ שֶֽׁמֶן זַיִת זָךְ לְהַדְלִיק הַמְּנוֺרָה וְלֺא מָצְאוּ כִּי־אִם צְלוֺחִית אַחַת אֲשֶׁר הַיְתָה חֲתוּמָה בְּטַבַּֽעַת הַכֹּהֵן הַגָּדוֺל וַיֵּדְעוּ כִּי הָיְתָה טָהוֺר וְהָיָה בָהּ כְּשִׁיעוּר הַדְלָקַת יוֺם אֶחָד׃

Ils cherchèrent de l'huile d'olive concassé pure pour allumer la ménorah mais n'en trouvèrent pas si ce n'est une fiole qui était scellée par le sceau du cohen gadol, ils surent alors qu'elle était pure. Cependant elle ne contenait que la valeur d'un jour d'allumage.

וֵאלֹהֵי הַשָּׁמַֽיִם אֲשֶׁר שִׁכֵּן שְׁמוֺ שָׁם נָתַן בְּרָכָה וְהִדְלִֽיקוּ מִמֶּֽנָּה שְׁמוֺנָה יָמִים׃

Mais l'E.lohé des cieux qui fait que Son Nom y réside donna une bénédiction et ils purent allumer pendant huit jours !

עַל־כֵּן קִיְּמוּ בְּנֵי חַשְׁמוֺנַי קִיּוּם וְחִזְּקוּ אִסָּר וּבְנֵי יִשְׂרָאֵל עִמָּהֶם כְּאֶחָד

Suite a cela, les bnéi 'hashmonaï se décidèrent et les bnéi Israël avec eux, ne faisant plus qu'un,

לַעֲשׂוֺת שְׁמוֺנָה יָמִים הָאֵֽלֶּה יְמֵי מִשְׁתֶּה וְשִׂמְחָה כִּימֵי מוֺעֲדִים הַכְּתוּבִים בַּתּוֺרָה וּלְהַדְלִיק בָּהֶם נֵרוֺת לְהוֺדִֽיעַ אֲשֶׁר עָשָׂה לָהֶם אֱלֹהֵי הַשָּׁמַֽיִם נִצּוּחִים׃

De faire pendant ces huit jours, des jours de festin et joie tels les jours de célébrations qui sont écrits dans la Torah et d'allumer des bougies afin de se rappeler ce qu'a fait pour eux l'E.lohé des cieux.

וּבָהֶם אֵין לִסְפּוֺד וְלֹא לִגְזוֺר צוֺם וְתַעֲנִית זוּלָתִי אֲשֶׁר מְקֻבָּל עָלָיו מִלִּפְנֵי זֶה וְיִתְפַּלֵל לִפְנֵי אֶלֹהָיו׃‏

Ils ne pouvaient faire d'oraison funèbres ni décréter de jeûner sauf si un jeûne avait déjà été promulguée et de prier vers leur E.lohim.

(אַךְ חַשְׁמוֺנַאי וּבָנָיו וְאֲחֵיהֶם לֹא־גָזְרוּ בָהֶם לְבַטֵּל עֲבוֺדַת מְלָאכָה.)

Seuls les 'hashmonaï et leurs fils après eux n'étaient pas sous le décret de ne pas travailler.

(וּמִן־הָעֵת הַהִיא לֺא־הָיָה שֵׁם לְמַלְכוּת יָוָן׃

Et ainsi ils ne furent plus sous la domination grecque.

וַיְקַבְּלוּ הַמַּלְכוּת בְּנֵי חַשְׁמוֺנַאי וּבְנֵי בְנֵיהֶם מֵהָעֵת הַזֹּאת עַד־חָרְבַּן בֵּית הָאֶלֹהִים מָאתַיִם וְשֵׁשׁ שָׁנִים׃)

Les hashmonaï et leurs descendances reçurent la royauté depuis ce jour jusqu'à la destruction de la Maison d'E.lohim, sois deux cents six ans.

(עַל־כֵּן בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מֵהַיּוֺם הַהוּא בְּכָל־גָּלוּתָם שׁוֺמְרִים הַיָּמִים הָאֵֽלֶה וְקוֺרְאִים לָהֶם יְמֵי מִשְׁתֶּה וְשִׂמְחָה מֵחֲמִשָׁה וְעֶשְׂרִים לַחֹֽדֶשׁ כִּסְלֵו שְׁמוֺנָה יָמִים׃

Ainsi depuis ce jours, les bnéi Israël, même dans leur exil, gardèrent ces jours et les appelèrent jours de festin et de joie pendant huit jours à partir du vingt-cinq du mois de kislev.

מִן־הָעֵת הַהִיא וְעַד־הָעוֺלָם לֺא יָסוּרוּ מֵהֶם אֲשֶׁר הָיוּ בְּבֵית מִקְדָּשָׁם הַכֹּהֲנִים וְהַלְוִיִּם וְחַכְמֵיהֶם אֲשֶׁר קִיְּמוּ עֲלֵיהֶם וְעַל־בְּנֵי בְנֵיהֶם עַד־עוֺלָם׃‏)

Depuis ce jour et à jamais, cette fête ne doit pas les quitter pour ce qu'il y eu dans le Temple, car les cohanim, les léviim et les Sages l’ont ordonné pour eux-mêmes et leurs descendants pour toujours.

(האל אשר עשה עמהם נס ופלא, הוא יעשה לנו נסים ונפלאות, ויקוים בנו מקרא שכתוב “כימי צאתך מארץ מצרים אראנו נפלאות”.‏)

Puisse E.l qui accomplis des miracles en notre faveur, fasse des merveilles pour nous afin que les paroles de la Torah soient accomplis comme il est dit : " Je leurs montrerais des merveilles comme au temps où vous êtes sortis du pays d'Égypte". Amèn !

Références

Hanoukkah n'est pas une fête donnée dans la Torah de Moshé par HaShem, mais une célébration dont l'origine remonte aux temps des 'Hashmonayim (Maccabées, dans les temps d'Antiochus), dont l'histoire peut se trouver dans des livres apocryphes du même nom. Il en existe quatre :

Alef 'Hashmonayim (1 Maccabées) : l'histoire de la famille des 'Hashmonayim face aux ennemis grecs, qui veulent détruire la Torah en Israël.

Bet 'Hashmonayim (2 Maccabées) : après avoir parlé de l'état spirituel catastrophique d'une partie des Juifs et des diverses persécutions et martyrs, le récit s'attarde sur les exploits de Yéhoudah Maccabi et de ses frères, face aux armées ennemies.

Guimel 'Hashmonayim (3 Maccabées) : le Saint Béni Soit-il frappe le rasha Ptolémée IV Philopator, au moment où il cherche à pénétrer dans le Sanctuaire de Yéroushalayim, à la suite de la demande du cohen gadol. Il rentre alors furieux à Alexandrie en Égypte, où il cherche par divers moyens à massacrer des Juifs (en voulant notamment les faire piétiner par des éléphants). Mais les interventions Divines mettront fin à ses projets.

Dalet 'Hashmonayim (4 Maccabées) : il s'agit d'un traité philosophique qui enseigne la maîtrise des passions par la raison et parle des martyrs comme El'azar et 'Hannah avec ses sept fils, morts en qiddoush HaShem (sanctification du Nom Divin).

Quant à l'histoire de Yéhoudit (Judith), celle-ci peut se lire dans le livre apocryphe du même nom, ou encore dans le Méâm Loez, volume Bamidbar/Nombres, section Béha'alotékha. Il existe différentes versions de ce récit : parfois Yéhoudit est présentée comme étant une fille de la tribu de Shim'ôn (ainsi que son homme, Ménashé), parfois comme étant de la tribu de Lévy, fille du cohen gadol Yo'hanân. Ou encore, une version place le récit aux abords de la ville de Betoulia, un autre à Yéroushalayim. Malgré néanmoins une tradition orale lacunaire, nos Maîtres considèrent que les évènements principaux sont véridiques et que Yéhoudit a véritablement existé.

Une autre des plus anciennes sources est la Méguilat Ta'anit (le rouleau des jeûnes), datant de l'époque du second Temple. Celle-ci contient la liste des jours où il est interdit de jeûner, car il s'agit de célébrations de fêtes mineures pour commémorer des délivrances. Écrite par 'Hananyah bèn 'Hizqiyah et ses collègues, puis complétée par la suite par d'autres Sages, elle rapporte notamment le miracle de la fiole d'huile.

Citons également la Méguilat Ha'Hashmonayim (également appelée méguilat 'Hanoukkah ou méguilat Antiochus), court résumé de cette période, datant également de l'époque du second Temple, qui, durant le moyen-âge, était lue dans les synagogues italiennes lors du shabbat de 'Hanoukkah.

Nous trouvons une allusion à cette célébration dans Torat Yeshou'a :

"Puis il y eu Hanoukkah à Yéroushalayim, c'était l'hiver. Et Yéshou'a se promenait dans l'enceinte du Temple, sous les colonnades de Shélomoh. Les Juifs l'entourèrent et lui dirent : "Combien de temps encore vas-tu nous tenir en haleine ? Si tu es le Messie, dis-le publiquement !" (Yohanân/Jean 10:22-24)

De même qu'à Hanoukkah, les Maccabées ont délivré leur peuple d'Israël de l'emprise de la civilisation grecque, de même les péroushim attendaient ici que Yéshou'a se révèle publiquement comme Roi Messie afin qu'ils puissent se débarrasser de l'emprise de la civilisation romaine. Néanmoins, le temps n'était pas encore venu, le peuple devant traverser ce dernier et long exil avant que Yéshou'a ne puisse les délivrer.

Au niveau de la Torah orale, le Talmud parle de Hanoukkah dans le traité Shabbat :

"Le 25 du mois de Kislev, les jours de Hanoukkah commencent. Il y a huit jours en tout, durant lesquels il n'est pas permis de prononcer une oraison funèbre ni de jeûner, car lorsque les grecs entrèrent dans le Sanctuaire, ils rendirent impures toutes les fioles d'huile se trouvant là-bas, et lorsque la maison royale des Hasmonéens prit le dessus et les vainquit, ils ne retrouvèrent qu'une seule fiole d'huile restée pure, qui était posée à l'abri, avec le sceau du cohen gadol. Elle ne contenait qu'une quantité suffisante pour allumer la Ménorah du Temple pendant un jour. Mais un miracle fut accompli et ils purent allumer avec cette huile durant huit jours. L'année d'après, on instaura une célébration et on fit des ces huit jours des jours de fête" (Shabbat 21b)

Dans le Mishné Torah du Rambam, ce sujet est ramené dans le séfer Zémanim, chapitre "Méguila va'Hanoukkah".

Dans le Shoulkhân 'Aroukh, le code des lois d'Israël, les lois sont traitées dans la section 'Orah Hayim', chapitres 670 à 685.

Dans le "Kitsour Shoulkhân 'Aroukh", l'abrégé du code des lois d'Israël (du rav Shlomo Ganzfried), les lois sont traitées dans le Volume II, chapitres 139 et 140.